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jeudi, 31 mai 2007

Mémoire de désamour

Mémoire de désamour me livrait à l'errance

Mon coeur, doux volatile à l'espoir en partance

Se noyait dans tes mots

S'habillait de sanglots

Je me suis réveillée dans une aube nouvelle

Me défiant de tout ce qui mon âme n'ensorcelle

Car c'est dans ton absence

Que je sens ma présence...

 

(voici un petit cocktail avec les mots de Gaïa, de Rémy et de moi)

mercredi, 30 mai 2007

Princesse aux mots dormants

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Princesse aux mots dormants je me suis réveillée

Sans un prince charmant sans baiser à la clef

Princesse aux maux latents je me suis évadée

De ce tendre jardin où j'étais enfermée

Prisonnière volontaire d'une histoire d'amitié

Pendant ces quatre siècles où je t'avais rêvé

Evadée solitaire je me suis retrouvée

Au delà des barrières de tes bras repliés

La porte était ouverte je me suis envolée

Vers la forêt d'espoir que je me suis créé

Avec pour seul bagage le parfum des pivoines

Et des roses trémières qui bordaient ton allée...

mardi, 29 mai 2007

La légende du lac d'Enghien (4)

Un grand merci à Cassandrali, Irène, Lili, Rémy, Rosa et Sacados.

 

Mon voyage initiatique au pays des mirages se poursuivait dans les méandres de ce passé qui semblait être le mien et qui pourtant me paraissait différent, comme réécris d’une plume plus spirituelle, plus exigeante et en quête de sagesse.

Nous étions un Lundi de Mai, j’aurais du rejoindre mes amies en cours d’Histoire mais je séchais discrètement pour aller rejoindre Léandre qui m’avait donné rendez-vous sur le banc de pierre, près du lion. Mon cœur battait la chamade pour de multiples raisons : la peur de me faire prendre, l’excitation et l’attrait du « fruit défendu » car Léandre était le petit ami d’Angèle et Angèle était une de mes amies. A mon arrivée, il se leva, il m’enlaça et m’embrassa passionnément… Oui, voilà ce que je fis cette année 1982, je trahi et je couvris cette trahison par de multiples mensonges, chaque mensonge en entraînant un autre. Je me mis à mentire à mes amies, à mon petit ami et à mes professeurs, je mentis bientôt à tout le monde pour vivre intensément cette double vie.

Nous étions toutes réunies une dernière fois au « Balto » ce café proche de notre lycée pour fêter les résultats du bac. Fanny et Rosa étaient tristes car elles avaient échoué et allaient devoir repiquer, nous avions pour objectif de leur remonter le moral. Nous n’avions pas convié les garçons, nos petits amis, afin de pouvoir parler d’eux librement et puis parce que Cassandra ne savait pas lequel choisir parmi ses sept prétendants. Et surtout nous voulions être seules, conscientes que c’était la dernière fois que nous étions toutes réunies. Nous faisions des plans sur la comète lumineuse de notre avenir en sirotant notre Cuba libre et en fumant, pour jouer à être des femmes indépendantes . A une table voisine un groupe d’amis du patron fêtait un anniversaire celui d’un femme prénommée Irène et, pour leur faire plaisir il avait programmé les vieilles chanson de leur jeunesse. Nous pouffions de rire en écoutant ces chansons ringardes qui n’avaient rien à voir avec la musique d’ ACDC et pourtant, certaines nous touchaient malgré tout, comme celle que nous nous mîmes à chanter : « La Bohême » de Charles Aznavour. Je sentis alors une main se glisser dans la mienne, c’était celle d’Angèle qui me regardait intensément de ses yeux noirs et qui me dit en un murmure : « tu sais, je t’aime toujours ! ». Je frissonnai soudain de froid mais n’osai pas lui répondre car son attitude me faisait culpabiliser. Je préférai faire comme s’il ne s’était rien passé…

Le lac était rouge comme le sang et je voyais mes amies une à une s’y jeter puis je voyais leurs fantômes tournoyer dans les eaux troubles du lac dans lesquelles j’étais également. A travers l’eau je distinguais la surface, je devinais qu’il m’y attendait mais je n’arrivais pas à m’en extraire retenue par le poids de leur désespérance, je voyais sa main, mais je n’arrivais pas à l’attraper …

« Tu voulais l’exclusivité de mes sentiments alors que toi tu continuais à en aimer d’autres » dis-je  à Léandre. « C’est faux ! » hurla-t-il alors « C’est toi que j’aimais mais j’avais mis du temps à m’en rendre compte et ce n’était pas facile pour moi de résister à toutes les autres qui m’admiraient, qui me prenaient  pour un Dieu à cause de ma poésie, mais il n’y avait que toi qui avait vraiment de pouvoir sur moi  ». « Du pouvoir ? » m’écriais-je étonnée. « Oui, Lili, rappelle toi ce jour là, le jour où tu m’avais maudit et où tu avais fait de moi un poète sans inspiration et sans âme , par pitié rappelle-toi ! ». Le chat noir et blanc, surgit de nulle part, m’arracha à cette révélation, en faisant apparaître sur mes genoux le livre : « Les mensonges de la mémoire » , je le lis et tout s’éclaira, j’étais Lili, j’avais trahis Angèle et Rémy comme envoûtée par le désir d’absolu de Léandre, puis j’avais fini par le maudire en enfermant son souvenir dans un mensonge dans lequel je m’étais perdue et étais devenue Angèle, m’empêchant ainsi d’assumer mes actes et  de rejoindre Rémy qui m’attendait toujours même après ses longues années. Je savais que je devais retrouver Rémy qui seul, pouvait me sauver. Je savais que c’était Rémy qui détenait la clef de l’ultime révélation  me concernant et que cette révélation concernait aussi Angèle. Lui seul pouvait définitivement lever le voile de l’amnésie…

   

Voici la quatrième partie de cette nouvelle interactive. Merci de m’aider à écrire la fin : idée, mots, images, noms propres…Tout peut m’aider…Que va-t-il se passer après ? Comment l’héroïne va-t-elle se sortir du lac ? Comment va-t-elle retrouver le reste de sa mémoire ? Quels autres épisodes de son passé voulez-vous voir évoquer ? Dans quels autres lieux voulez-vous aller ? Y a-t-il des liens entre Rémy et les autres filles ? Je compte sur vous. Il reste quelques éléments, suggérés par mes muses, non utilisés (le départ précipité du lycée, la voix perdue, le lien entre Rémy et le lac, l’écharpe du professeur de Français) que je vais incorporer dans le prochain et dernier épisode.

lundi, 28 mai 2007

Vivez!

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"Vivez et le bonheur viendra en plus" Christophe André
("Vivre heureux, psychologie du bonheur")

dimanche, 27 mai 2007

Métamorphose

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J'écris

Ainsi se prolonge mon rêve

Monde intime du songe originel

Mettant au monde la sagesse et la foi

J'écris

Dans le vertige de ce vide

Où l'énergie de mon espoir

Fait naître une oeuvre du néant

J'écris

En conscience douloureuse d'une perte

Quand de l'alchimie de mes mots

Surgit cette beauté d'un or si pur

J'écris

Les privations, le manque

De l'amour la magie charmante

Qui s'émerveille de cris de joie

J'écris

Bienheureuse contrainte perpétuelle

En création née dans un feu sensuel

De joie, de beauté, de sagesse et de foi.

 

(d'après la pensée de Boris Cyrulnik dans "Les vilains petits canards" sur la résilience et la création)

samedi, 26 mai 2007

Le jeu d'Irène

http://www.mamirene.com/article-6672459-6.html#anchorComm...

Crystalle :

J'ai rencontré un tigre blanc

Sur les îles de mon imaginaire

Ce noble animal solitaire

En cette survie éphémère

A transformé mon âme altière

La nuit

La lune éclaire mon espoir

Sur le papyrus de ma vie

Mon devoir de mémoire j'accomplie

Ainsi est mon destin de cygne noir

Sur le lac de l'intègre néant.

vendredi, 25 mai 2007

Le jeu de Cassandrali

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Les mots bleus de tes yeux

Réveillent mon désir

En l'île du silence

Où j'étais emmurée

A l'ombre de l'amour

Je m'étais retirée

Comme peau de blancheur

Dans la peur du soleil

Des larmes du passé

Sont né cet océan

Que tu traverseras

Pour revenir au port

Féline je t'attends

Au portail de mon âme

En robe couleur de nuit

Comme ces instants de doute

En robe couleur d'espoir

Comme blancheur de nacre

Les bleuets de mes rêves

Bouquet mélancolique

Mon coeur sonne discret

Dans l'église d'albâtre

La pureté de cette aube

Est promesse sensuelle...

http://devantmoi.canalblog.com/archives/2007/05/14/494733...

jeudi, 24 mai 2007

Les mêmes forces sculptent les vagues, modèlent les dunes...et font s'effondrer les blockhaus.

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Déclaration des droits de l'homme du 10 décembre 1948

Article 1  Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Article 5   Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Article 9   Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ni exilé.

Article 14 Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays.

 

 

mercredi, 23 mai 2007

La légende du lac d'Enghien (3)

Un grand merci à  Cassandrali, Lili,  Rémy et Rosa .

 Pour lire le début :

http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/archive/2007/05/16/la-legende-du-lac-d-enghein-2.html#comments

Le pêcheur recula un instant comme pour mieux me regarder et je l’entendis me dire : « Lili, est-ce bien toi ? » avant que tout ne se trouble à nouveau…

J'étais revenue sur le banc de pierre et quelqu’un d’autre tenait ma main, c’etait Léandre Fabados le poète qui me fascinait tant. Ses yeux d’un vert profond semblaient percer mon âme, on  aurait dit le regard d’un chat. Il me déclara : « Pourquoi as-tu refusé de me donner ton cœur ? ». Je tremblais, j'étais soudain glacée, les souvenirs faisant frissonner mon âme : « Je te l’avais donné mon cœur mais tu voulais autre chose, tu voulais mon âme pour me damner, tu voulais mon corps pour m’asservir ». « Je voulais ce que tu avais donné à mon rival ! » s’écria-t-il avec rage. « Rival ? Et si on parlait de mes rivales ? Angèle, Lili, Fanny, Carola, Cassandra, nous étions toutes amoureuses de toi, tu nous avais séduites par tes mots et tu avais détruit notre amitié, nous qui étions si proche, que parfois je ne sais plus laquelle des cinq je fûs » répondis-je en affrontant ce regard maléfique…Autour de nous les arbres semblaient se rapprocher pour mieux nous écouter et j’entendis le lion murmurer : « souviens-toi de Rémy… ».

J'étais dans une cour d’école pour la première fois de ma vie, ma maman avait lâché ma main, je me sentais perdue, j’avais envie de pleurer mais je me retenais pour ne pas faire de peine à maman qui m’avait demandé d’être courageuse, autour de moi plusieurs enfants sanglotaient déjà et je sentais venir la première larme quand tout à coup une main se glissa dans la mienne, je me retournai et découvris un petit garçon aux cheveux d’ébène et aux yeux sombres et brillants. Il me dit : « Bonjour, je m’appelle Rémy, et toi ? » mais je n’eu pas le temps de répondre, la maîtresse sonna la cloche et il m’entraîna dans le rang. Puis nous rentrâmes en classe et il lâcha ma main…

« Pour toi, j’avais abandonné mon ami d’enfance » dis-je dans un souffle au poète. « Tu n’avais rien abandonné » répondit-il, « votre amour n’était qu’amitié, c’est avec moi que tu  découvris le désir ». « Mais l’amour que tu me fîs découvrir était maudit, maudit comme toi, oui, nous étions devenus des amants et notre union a attiré le malheur sur tous ceux que j’aimais…Tu les a éloigné de moi, tu les as tous fait disparaître, mon amour et mes amies, qu’en as-tu fait maudit mage ? » m’écriais-je tandis que le lion devenu homme me prenait par la main pour me détourner de ce regard de glace.

« Qui êtes-vous ?  » demandais-je à cet homme dont je n’arrivais pas à distinguer les traits à cause de la luminosité devenue trop intense. Nous étions sur une berge du lac dont l’eau scintillait. « Je suis ton ange gardien, je suis l’autre poète » répondit-il. « Le poète de Lumière et le prince de ton avenir » me souffla un chat noir et blanc qui sauta sur mes genoux et me fit basculer…

J'étais en classe, les tables étaient disposées en U, à ma droite se tennaient les inséparables Fanny et Carola, qui me souriaient . Fanny etait aussi blonde que Carola était brune et leur contraste n’était qu’un signe de complémentarité absolue. Fanny avait les yeux noirs tandis que ceux de Carola étaient bleus et on y lisait l’amour de la vie. A ma gauche ma tendre Cassandra rêvait à ses prétendants qui étaient aussi nombreux que les jours de la semaine, en mâchonnant un crayon entre ses lèvres parfumées à la fraise. C’était un cours de Français, celui du très passionnant M. Lartichoux. M. Lartichoux était un grand homme maigre et très laid mais dés qu’il se métait à parler littérature il devenait le plus séduisant des hommes. Quelque soit le temps et la saison il portait toujours autour du cou une écharpe de laine multicolore qui ne cessait de glisser et qu’il ramènait sur son épaule gauche d’un geste machinal. Chacune d’entre nous rêvait en secret de lui voler son écharpe et de la garder comme un joli secret. Nous étudions un recueil de poèmes qui s’intitulait : « Les mensonges de la mémoire », je cherchais le nom de son auteur quand le livre glissa de mes mains…

Nous étions dans un garage, la fête battait son plein, tout était décoré « années 60  » , toutes les filles de mon groupe (nous sommes 7 si je compte aussi Rosa et Pénélope qui se sont retiré dans un coin pour fumer) étaient habillées de jupes plissées bleu marine et de chemisiers blancs ou roses. Puis je dansai un slow avec un garçon beaucoup plus grand que moi. J’avais le visage dans le creux de son épaule et je sentais ses mains descendre doucement dans mon dos, de mes épaules à mes reins…Chacune de mes amies dansait avec un cavalier plus ou moins entreprenant. Je fermais les yeux et me concentrais sur les paroles de la chanson de Françoise Hardy « tous les garçons et les filles de mon âge… »…

Et me voilà à nouveau sur le banc de pierre, Léandre me donnait un livre en me disant de lire la poésie intitulée « Magie noire » : je commencai à la lire et  les mots, comme sortis du livre se mirent à tournoyer … Et il se mit à rire, d’un sombre rire terrifiant. J'étais face au mage, au mage maudit, le jour devint nuit et le soleil, lune... lune rouge dont le reflet ensanglantait les eaux du lac…

 

Voici la troisième partie de cette nouvelle interactive. Merci de m’aider à écrire la suite : idée, mots, images, noms propres…Tout peut m’aider…Que va-t-il se passer après ? Comment l’héroïne va-t-elle se sortir de cette histoire ? Comment va-t-elle retrouver l’ensemble de sa mémoire ? Quels autres épisodes de son passé voulez-vous voir évoquer ? Quels personnages voulez-vous que j’étoffe ? Dans quels autres lieux voulez-vous aller ? Je compte sur vous. Il reste quelques éléments, suggérés par mes muses, non utilisés (comme la chanson de ch. Aznavour, les disparitions et la poésie pour perdre la mémoire) que je vais incorporer dans le prochain épisode.

Ibn Arabi

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