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jeudi, 07 juin 2007

Diptyques

Eloge du silence intérieur et de la parole vraie, inspirée par la philosophie d’Anselm Grün.

 

  1.      Eloge du silence. 

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Le silence est une entrée consciente dans la solitude. C’est dans le silence que je fais face à mes peurs les plus fortes, à mes désirs exagérés, à mes colères contenues, à mes paroles omises ou maladroites, à mes pulsions inassouvies, à mes aspirations insatisfaites, à mes émotions non maîtrisées. Jusqu’à ce que je renonce à mes pensées, à mon discours, à toutes les occupations qui me détournent de moi même, que je renonce à moi et à ces images idéales de moi que je me suis forgé. J’arrête alors de me prendre au sérieux et je cesse de croire que je dois intervenir partout, comme si je devais tout savoir, tout juger. Le silence apaise mes émotions, l’agitation de mes pensées, combat mes errements intimes, fait disparaître les lamentations du passé, l’amertume. Le silence me guérit et me permet de ne pas exagérer l’importance de mes pensées et de mes sentiments, afin de m’en libérer. Je les chasse loin de moi et je cesse de confondre mes propres aspirations et mes désirs avec la réalité.

Le silence me permet de découvrir ma profondeur, dans l’honnêteté de mon cœur et dans la sérénité de mon âme. Je me découvre moi-même, je me supporte telle que je suis, je me rends indépendante vis à vis de la reconnaissance des autres, je laisse le poids de tout ce qui est sans valeur, des rôles que je joue, des masques que je porte. Je me libère alors de toute tension intérieure afin de parvenir à la paix. Je trouve mon chemin de vie dans une communion silencieuse avec le fond de mon âme. Je me détache du monde, je laisse le monde être le monde, sans le mépriser ni le haïr et j’accepte de cheminer à travers ce monde comme à travers un pays étranger où je ne dois pas m’établir, tout en m’acheminant vers un amour paisible.

Commentaires

"Non d'un autre silence qui lui s'avère des plus nécessaires parfois, pour mieux écouter ce qui est en nous..."

Il est à l'or les mots du dit vent !

Bien à toi et au plaisir de te lyre

Écrit par : oanor | jeudi, 07 juin 2007

Méditation quand tu nous tiens...
Apprendre à chasser ses mauvaises pensées en les écartant peu à peu.
Lasses au bout d'un moment elles finissent par disparaitre tels les nuages cachant le ciel bleu.

Écrit par : sacados | jeudi, 07 juin 2007

Le silence était là, à l'origine. Et la cacophonie des cris des mondes, des cris de peur, des cris de désir, des cris de souffrance, des cris de mental véloce et prompt à ériger l'image, l'ont voilé d'une lasure coriace, protégée d'armures redoutablement efficaces, intellectuelles qu'elles sont. Pouvoir s'en décapé est une sacrée belle épopée.
Merci pour ces mots. J'attends avec impatience de pouvoir lire la suite.

Écrit par : rémy | jeudi, 07 juin 2007

mille merci pour ce texte, il exprime très bien ce que je ressens face au silence et aussi à la solitude, même si ça n'est pas la même chose

biz

Écrit par : gaiia | dimanche, 10 juin 2007

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