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lundi, 18 juin 2007

Le jour se lève sur ma peine

(ou, le rêve de Pénélope, la femme d'Ulysse) 

Le jour se lève sur ma peine

Douleur qui perle à ma paupière

Coeur fatigué fait une pause

L'amour s'éloigne en sa rumeur

L'espoir chancelle devant le doute

Et mon bonheur se fait plus pâle

Je me replie sous ton ombrelle

Toi qui me retiens sur tes ailes

Je vais puiser dans mon silence

Je suis peintre et de mon pinceau

Ravive les couleurs du tableau

Sur la toile de ma vie craquelée

Je restaure en humbles touches discrètes

Les outrages d'un temps malveillant

Les ravages du dédain en mots

Tâche toujours inachevée

Sans cesse je reprends mon ouvrage

Toi, qui te tiens juste derrière moi

A quelques pas en ta distance

Ta vision est plus générale

Tu ne vois pas ce qui va mal

Cette progression t'éblouis...

Moi, les yeux sur mon travail

Je n'arrive plus à distinguer

Le faux du vrai, le bien du mal

Le jour se lève sur ma peine

Dans mon labeur j'ai trop veillé

Mais l'aurore vient me rappeler

Que ta présence n'est pas un rêve...

http://www.dailymotion.com/video/x26jko_esther-galil-le-j...

J'ai écrit ce poème après avoir entendu cette chanson : Esther Galil "le jour se lève"

Commentaires

Puis-je me permettre une laideur Enriqueta ?

L'amour quand il se fait attente n'est que l'ombre du désir...

Tu le sais et sans doute que mes mots sont mal venus. Mais c'est ceux qui me sont inspirés de tes mots

Bien à toi et au plaisir de te lyre

Écrit par : oanor | lundi, 18 juin 2007

Bonjour,
Je me souviens très bien de cette chanson car je la trouvais émouvante. Merci de m'avoir rappelé ce souvenir...
Tu as fait ce poème à ta façon et il est réussi, je trouve.

Écrit par : elisabeth | lundi, 18 juin 2007

Oanor,
j'avoue que j'ai du mal à comprendre ton commentaire et je n'y vois que peu de lien avec mon poème...On écrit des poèmes et nos lecteurs les "réécrivent" en les lisant, c'est ça la magie de l'écriture et de la lecture, j'écris un poème et chacun de mes lecteurs en lit un autre...Chacun dans sa lecture y met un peu de soi...

Écrit par : enriqueta | lundi, 18 juin 2007

j'aime beaucoup. (et si tu enlevais le "de" dans "je suis peintre et (de) mon pinceau" ?)
Je connaissais cette chanson par les Enfoirés, mais il faut que je cherche pour retrouver cette version...

Écrit par : captaine lili | lundi, 18 juin 2007

Si je ne m'abuse, Pénélope attend bien en tissant qu'Ulysse revienne ?

Mais, ce n'est pas grave... Mon intervention était des plus maladroites.

Bien à toi et au plaisir de te lyre

Écrit par : Oanor | lundi, 18 juin 2007

Oui, pénélope attend Ulysse. Mais je pense que l'attente de quelque chose ou de quelqu'un est le désir, pas son ombre.
(Et ce que je ne comprends pas c'est ce lien avec la laideur et avec la maladresse).
Merci pour ta lecture.

Écrit par : enriqueta | lundi, 18 juin 2007

Je n'arrive plus à distinguer le faux du vrai, le bien du mal : j'ai tellement rêvé et idéalisé moi aussi que je ne sais plus qu'en penser ! Comme ce peintre, j'ai transformé ce qui me dérangeait et embelli le scène. Effectivement ton poème meparle !!! J'adore !
A bientôt.
Vie secrete

Écrit par : viesecrete | mardi, 19 juin 2007

Superbe, et tellement vrai au quotidien...

Écrit par : euqinorev | mardi, 19 juin 2007

Les commentaires sont fermés.