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mardi, 31 juillet 2007

Vous et moi...

A propos des commentaires que mes gentils lecteurs laissent sur mon dernier poème...N'essayez pas de relier chacun de mes poèmes à ma vie. Je ne nie pas m'inspirer parfois de ma vie pour écrire mais mon inspiration est multiple, j'écris aussi ce que d'autres vivent en partant des témoignages lus sur des blogs, lus dans des livres, vus au cinéma, écoutés dans des chansons et sortis de mon imagination qui s'alimente à mon passé, mon présent et à mes rêves d'avenir. En tant qu'écrivain-poète je fais oeuvre de création sur ce blog, je n'y raconte pas ma vie (je ne suis pas une chroniqueuse). Le poète est par définition quelqu'un qui est capable d'écrire un merveilleux poème romantique sur l'amour heureux alors que sa vie est solitaire ou, à l'inverse, un fabuleux poème d'amour triste, perdu alors qu'il plane de bonheur dans sa vie personnelle. D'autre part, j'ai toujours un stoc de poèmes d'avance et je publie parfois un poème une semaine ou deux, voir plus, après l'avoir écrit. Or en deux semaines il peut se passer une montagne de choses...Il y a la création et il y a la créatrice. La créatrice n'est pas toujours celle que vous croyez et d'ailleurs vous avez tendance à la croire bien meilleure qu'elle n'est. Merci de m'avoir lu.

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Trésor fabuleux

(poème écrit avec les mots de Jacques Salomé "Dis, papa, l'amour, c'est quoi?")

Mon cœur est semblable à un feu

 

Qui danse en spirale enthousiaste

 

Un élan vital nous porte l’un vers l’autre

 

Ton regard est mon horizon

 

Ton sourire est mon univers

 

Mon corps en en révolution

 

Mon désir porte ta couleur

 

Une force créatrice me renouvelle

 

Et je ne peux ignorer davantage

 

Cette émotion précieuse qui me touche du bout du cœur,

 

Qui me visite et m’envahit

 

Ce remue-ménage me rend vulnérable,

 

Fragile, épuisée, éperdue

 

Dans tes bras je m’abandonne.

 

lundi, 30 juillet 2007

Coeur d'artichaut

Ma participation (sous forme de poème) au petit jeu d'Ambroise est là :

http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/07/30/petit-j...

Venez lire ou venez jouer...

samedi, 28 juillet 2007

Demain

http://enriqueta.blogs.psychologies.com/ecrire/2007/07/la...

Moi, Nicolas Boytier (3)

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L’église St Pierre et St Paul de Montreuil est située Grande Rue, le presbytère et le cimetière sont attenants. Elle date de 1220, le nef est divisée en trois travées séparées par des piliers circulaires. C’est sur ses fonds baptismaux  que l’on m’a baptisé le 30 Août 1748, de même que feu le roi Charles V et j’aimerais beaucoup y voir baptiser mes enfants si Dieu m’accorde la joie d’en avoir un jour. J’aime beaucoup la façade de cette église dont la partie centrale se compose d’un mur pignon et d’un tympan orné d‘une rosace mais ce qui me plaît le plus est le décor des chapiteaux de la nef et du chœur ornés de motifs végétaux : arum, fougère, nénuphar, plantin, branche de chêne, sarment de vigne, raisin. Les artisans qui les ont sculpté, en représentant tous ces végétaux  qui vivent dans notre pays montreuillois ont certainement voulu nous dire que la présence divine peut se voir partout.  Dieu n’est pas seulement là dans son église mais il fait partie de nos vies quotidiennes. C’est en tout cas ce que nous disait le curé pendant le catéchisme lorsque j’étais enfant . Le curé de la paroisse est toujours celui de mon enfance, Pierre Dupin. C’est un brave homme pour lequel mon père a beaucoup de considération et qu’il reconnaît comme un parfait homme de Dieu qui pardonne volontiers à ses paroissiens leurs « moments d’égarement » même quand ils ont lieu dans l’église.

vendredi, 27 juillet 2007

Citation

"Je continue à être sûre que je dois chercher à vivre à l'extérieur comme je suis à l'intérieur"

Françoise Dolto

La citation complète sur le blog "La morsure de l'inconscience est indécente"

http://lamorsurede.hautetfort.com/archive/2007/07/27/suit...

Attention! Chat philosophe...

http://enriqueta.blogs.psychologies.com/ecrire/2007/07/at...

Désir

D e mon corps ne plus être la maîtresse et me placer

 

E  n attente de tes mains, de tes lèvres qui

 

S’ aventurent en mes contrées

 

I  ntimes et qui me font vibrer dans ce

 

R êve de toi, de nos voyages, il me tarde tant…

 

09:59 Publié dans Acrostiche | Lien permanent | Commentaires (7)

jeudi, 26 juillet 2007

La lutte continue

"Il faut que Nicolas Sarkozy arrête de faire croire que c'est lui qui met l'eau dans les robinets..."

Je vous recommande  la lecture complète de cette note "Ariane Mnouchkine refuse le collège de France" sur le blog de l'Enervé de service:

http://enerve-de-service.hautetfort.com/archive/2007/07/2...

Moi, Nicolas Boytier (2)

« Le goût de l’archive passe par ce geste artisan, lent et peu rentable, où l’on recopie les textes, morceaux après morceaux, sans en transformer ni la forme, ni l’orthographe, ni même la ponctuation. L’archive recopiée à la main, sur une page blanche, est un morceau de temps apprivoisé ». Arlette Farge.

 

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"Le paiement de la dîme"  P. Brueghel

(Pour illustrer l'étude du notaire)

En ce samedi 31 Août 1775 j’enregistre en mon étude un désistement de plainte au bénéfice d’André Ancellet, meunier du moulin de la tour Saint Antoine, sur la ferme Saint Antoine à Montreuil et Marie Jeanne Mozineau son épouse qui reconnaissent avoir battu et excédé Charlotte Senson, veuve d’Etienne Villot, marchand-négociant, en la traitant de gueuse d’hommes , de bougresse, de pourrie, de vilaine et de vérolée. Le dit Ancellet lui a donné un soufflet considérable qui lui fit saigner la bouche et le nez tandis que la dite Senson les traitaient de chien, hurlant qu’ils essayaient d’attenter à sa vie. Le dit Ancellet répliqua alors qu’il allait devoir se laver les mains avec du vinaigre de crainte d’être empoisonné. Cette scène scandaleuse eût lieu dans l’église, juste avant l’office divin du dimanche 17 Août en présence de nombreuses personnes et pour un motif ridicule : leurs places respectives dans l’église! C’est tout d’abord la veuve Senson qui témoigne d’une voix très haut perché qui contraste avec ses lèvres charnues. C’est un petit bout de femme, si petite qu’on doit baisser les yeux pour la regarder. Puis c’est au tour de Marie Jeanne Mozineau et D’André Ancellet, il y a une grande ressemblance entre ces deux époux qui ont tous deux un visage ovale à la face bouffie et couperosée. Le dit André déclare que son épouse et lui ne supportaient plus d’être  derrière la famille Chevet. Et il ajoute, en échangeant un regard avec son épouse qui acquiesce en opinant du chef pendant que son mari témoigne, qu’ils avaient ôté le banc à dos de la dite Charlotte qui se trouvait devant celui des Chevet pour y mettre le leur. Les voilà revenus à la raison et un peu honteux sans doute de s’être battu dans une église, ils demandent pardon et reconnaissent Charlotte Senson pour une femme d’honneur. C’est à tort qu’ils se sont emporté contre la dame Senson et ont débité quelques injures qui pouvaient tendre à affaiblir sa réputation, déclare encore le mari et la femme ajoute que ce n’a été que dans un excès de véhémence agité par cette idée de banc. André Ancellet est meunier et le soucis de sa bonne réputation, nécessaire à son commerce est sans doute pour beaucoup dans ce repentir qui me semble peu sincère. Mais tout en écoutant les modalités de cette transaction que mon greffier recopie scrupuleusement, je m’esclaffe intérieurement en imaginant cet éclat de sottises et ce remue-ménage en plein milieu de l’église!