Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

vendredi, 17 août 2007

Moi, Nicolas Boytier (6)

Aujourd’hui jeudi 3 Octobre j’écoute le récit d’un accident arrivé le lundi 30 Septembre à 6 heures. Antoine et moi sommes en l‘auberge de Michel Mavret, à l’enseigne de la rose rouge, à Vincennes. C’est Pierre Claude Vitry tonnelier et marchand de vin à Montreuil , un homme de taille moyenne, le cheveu filasse et clairsemé, les yeux marrons, qui raconte d’un ton tranquille son histoire. Revenant de Paris pour s’en retourner à Chelles dans une petite voiture attelée d’un cheval, Pierre Claude fit rencontre dans le parc de Vincennes, sur la grande route qui conduit de Vincennes à Nogent, de plusieurs voitures conduites par des particuliers de Vincennes. Parmi eux se trouvait le nommé Jean Louis Lopin, dit Gros Louis, vigneron et voiturier à la Basse Cour de Vincennes, un homme âgé qui porte une moustache blanche fournie, conduisant une charrette attelée d’un cheval et chargée d’échalas. Le parc de Vincennes est en fait un vaste bois clos dans lequel on entre par six portes percées dans les murs de clôture, ce lieu me rappelle un douloureux souvenir de jeunesse, car j’y eu moi-même un accident de cheval quand j’avais 14 ans, accident dont je garde une cicatrice sur la cuisse gauche. Pierre Claude Vitry était descendu de sa voiture et se retournant pour la rejoindre,  n’avait pas aperçu celle dudit Lopin qui marchait toujours à la suite des autres et un des limons de sa voiture avait attrapé Jean Louis Lopin à l’estomac et l’avait renversé par terre. N’ayant pas été assez prompt pour retirer ledit Lopin du danger où il était exposé, quoiqu’il ait fait tous ses efforts pour arrêter son cheval sur le champ, une des roues de la voiture lui passa sur la jambe gauche et la lui cassa. En sorte que ledit Lopin n’a pas pu continuer son chemin et s’est fait amener au village de Vincennes chez le dit Michel Mavret,  où il s’est fait panser et remettre la jambe. C’est sans y rechigner que ce brave Pierre Claude Vitry accepte de payer les 150 livres de frais de maladie, de logement et de nourriture afin de lui fournir pendant trente jours trois pots aux feu par semaine, de chacun de deux livres de viande et pour l‘indemnité de son travail pour la garde du dit Lopin nommé messier baus des vendanges, pour le remplacer. Jean Louis Lopin quand à lui renonce à toute poursuite reconnaissant que ce n‘est que la fougue du cheval et que le dit Vitry n’a pu l’empêcher ni le retenir ce qui a occasionné sa chute.

Commentaires

Quelle époque !!! Heureusement, de nos jours il y a les assurances pour gérer tout cela - à condition de payer bien sûr !!!
Mais quand est-ce qu'il rencontre sa belle ?

Écrit par : cassandrali | mardi, 21 août 2007

Les commentaires sont fermés.