Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 23 août 2007

Moi, Nicolas Boytier (7)

ceef38ee9a8d1a0391dd889ee6650e62.gif

En Octobre, les vendanges occupent activement les paysans, il faut cueillir, fouler et mettre le vin en cave. Le monde des vignerons est très dur, c‘est le groupe social le plus représenté à Montreuil avec les jardiniers. Levés à cinq heures le matin, par tous les temps et en toutes saisons et travailler jusqu’à huit heure le soir avec une pause pour manger quelque soupe voilà leur triste sort, ils n’ont que peu de possessions immobilières et sont fortement endettés. Les artisans et commerçants de Montreuil sont aussi peu fortunés. La majorité des fortunes que j’ai rencontré dans les inventaires après décès que j’ai rédigé avec mon père étant de cent à cinq cents livres à part celle d’Etienne Malot vigneron, de Louis Chevreau officier du duc d’Orléans, de François Savart vitrier et de Joseph Thevenard marchand de draps dont les fortunes dépassaient les deux mille livres. Avec cinq cents livres on peut, de nos jours, acheter à Montreuil 11 septiers de blé, 10 septiers d’orge, deux génisses et trois vaches, ce qui représente une grande fortune, qui contraste avec la misère des domestiques et des journaliers dont les fortunes sont très inférieures à cent livres.

Les commentaires sont fermés.