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samedi, 25 août 2007

Moi, Nicolas Boytier (8)

Pour Irène et tous mes lecteurs assidus, voici un épisode inédit :

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En ce Vendredi 11 Octobre, j’accueille en mon étude Charles Louis Delannoy et Marie Elisabeth Vernier son épouse, armurier à Paris faubourg Saint Antoine, de présent en sa maison de campagne de Montreuil et Marie Françoise Pequene, fille majeure cy devant servante desdit Delannoy et Vernier qui se désistent de la plainte par eux rendue dans laquelle ils accusaient ladite Pequene de leur avoir volé 15 louis d’or. C’est mal à propos qu’ils ont faussement et témérairement et calomnieusement accusé Marie Françoise, lui demande excuse et pardon. Le dit Delannoy est un homme peu affable qui parle d’un ton cassant et son épouse a le visage austère et les cheveux grisonnants. De son côté, la dite Pequenne regrette de les avoir traité méchamment de canailles et d’avoir, dans la chaleur de cette dispute, repoussé ladite Vernier, le malheur ayant voulu qu’elle ait ressentie des douleurs au point de se mettre au lit et de se faire saigner. Elle reconnaît que les dits Delannoy et Vernier lui ont remis toutes ses hardes et qu’elle a emporté de chez eux les gages qu’ils lui ont payé. Elle les reconnaît pour gens d’honneur et de probité et les supplie de vouloir bien oublier ses insultes. Mon regard s’attarde sur cette pauvre Marie Françoise que le travail a ridé et déformé bien avant l’âge, au point qu’elle a déjà perdu toute la grâce de son sexe. Elle n’a que 28 ans mais en paraît bien 40 car sa taille est courbée et son visage durci par le labeur.

Commentaires

Nous suivons toujours ce cher Nicolas...c'est une agréable lecture.

Je fouille ma mémoire depuis un bon bout de temps pour trouver de qui est cette toile...pfff je ne retrouve pas. Tu peux venir à mon secours.

Bon WE

Stéphanie

Écrit par : stéphanie | samedi, 25 août 2007

J'admire toujours autant le travail de précision et recherche que tu fais dans l'écriture de cette nouvelle ; on se rend compte à quel point le travail et l'injustice était dur à cette époque...
@BientÔt

Écrit par : cassandrali | mercredi, 29 août 2007

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