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dimanche, 23 septembre 2007

La vie et la mort

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Tableau d'Astrig
Tes mains sur ma peau remodèlent mon corps

 

En ces caresses qui mêlent la douceur et l’audace

 

Quand ton corps me contraint

 

Quand le mien se soumet

 

Influence de tes mains plus fermes que tes mots

 

Tu libères la source intacte de l’envie

 

Sous les strates fossiles de mes amours perdus

 

La vie pénètre à flot dans mon corps sclérosé

 

Au risque de le tuer de ce « trop » qui déborde

 

Il me faudra tenter l’épreuve de cette mort

 

Pour qu’enfin je renonce à toutes ces habitudes

 

Qui bloquent mes désirs et qui me paralysent

 

Tu les arraches à moi comme peau d’une mue

 

Et tu me rends ainsi  à ma propre existence

 

Dont la belle amplitude exauce tous mes rêves

 

Manœuvre dangereuse qui perturbe mon âme

 

Mais qui seule promet une vie plus intense

 

Je ne peux me soustraire à cet inévitable

 

La pression de tes mains sur ma peau de chagrin

 

Tu me détournes ainsi de ma voix coutumière

 

Tu me forces à ouvrir une nouvelle voix

 

Tu m’arraches au passé, à ses doutes stériles

 

Tu contrecarres l’errance de mes pensées secrètes

 

Dans cet élan de vie et son risque mortel.

 

D’après la théorie de F. Roustang « La fin de la plainte ».

 

Commentaires

Très beau poème.

Écrit par : morganlafey | lundi, 24 septembre 2007

J'aime ce que tu as mêlé dans ce poème et le lien avec ce tableau...

Écrit par : captaine lili | lundi, 24 septembre 2007

"Tu me détournes ainsi de ma voix coutumière"
Qui c'est celui là? :):)
Et bien tant mieux chez moi un proverbe dis que changer de selle repose.
Courage :)

Écrit par : khanouff | lundi, 24 septembre 2007

Ton poème est splendide Enriqueta et ce que tu rends comme hommage au corps élève l'esprit.

Je t'embrasse fort

Plus tu écris, plus je trouve tes textes profonds mais tu ne le dois qu'à toi même et à eux qui te sculptent et te forgent.

Écrit par : claude | lundi, 24 septembre 2007

Astrig ton tableau est superbe

Écrit par : claude | lundi, 24 septembre 2007

Très beau texte.

"Et tu me rends ainsi à ma propre existence"..j'emporte avec moi.

Merci
Stéphanie

Écrit par : stéphanie | lundi, 24 septembre 2007

Ma propre existence est mienne, mais elle est forgée par des rencontres, des émotions, des étapes. Et je la prends telle qu'elle est : beau poème !
bises
vie secrete

Écrit par : viesecrete | mardi, 25 septembre 2007

Ce tableau est rouge, comme la colère... Très beau cependant. J'aime ton poème au-delà des polémiques. Continue ta voie Enriqueta.

Écrit par : elisabeth | mercredi, 26 septembre 2007

Influence de tes mains plus fermes que tes mots

Un vers parmi tous les autres qui m'ont beaucoup plu

Écrit par : Laura | jeudi, 27 septembre 2007

Les commentaires sont fermés.