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dimanche, 30 septembre 2007

Le souffle

Je me fonds dans les échos diffus qui se répondent

 

En accord avec les battements si lents de mon cœur

 

De ce rien  naissent beauté, unité et harmonie

 

Qu’il me faudra délaisser puis retrouver encore

 

Pour partager le mouvement des êtres et des choses

 

Dans cette danse unique, silencieuse et essentielle

 

Dans cette attente dépouillée qui ressemble au renoncement

 

C’est dans mes actes que je m’incarne

 

Et c’est le vide temporaire de mon existence

 

Qui appelle le souffle qui me rendra au monde.

 

Le quizz de mon blog

http://enriqueta.blogs.psychologies.com/ecrire/2007/09/le...

Venez participer à mon petit jeu!

Au revoir Pixel

Pixel bleu s'en va, pour lire ou relire son blog :

http://pixel2.blogs.psychologies.com/

Ma participation au jeu d'Angéline

http://www.ephemere-angeline.com/article-902808-6.html#an...

samedi, 29 septembre 2007

Bientôt les camps de concentration

Pour tout savoir sur la méthode Sarkozy :

http://bienvenuechezmoi.hautetfort.com/archive/2007/09/29...

Sur le blog de Laurence, la note "Je n'aime pas cette France qui se dessine".

Chat

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« J’aime les chats parce que ce sont des fauves miniatures assez faciles à vivre, élégants, silencieux et décoratifs, qui se baladent en liberté dans la maison.

(…) Les chats offrent aux écrivains quelque chose que les êtres humains ne savent pas offrir : une compagnie qui n’est ni revendicative, ni dérangeante et qui est aussi apaisante et changeante qu’une mer très calme.

(…) Mais la littérature n’est pas la vraie vie, et je crois que les écrivains ont l’esprit assez actif ou perturbé pour avoir plutôt besoin de la présence apaisante d’un chat.

Un chat fait qu’une maison soit un foyer, et un écrivain n’est jamais seul avec un chat, tout en l’étant suffisamment pour pouvoir écrire. Qui plus est, qu’il déambule ou qu’il dorme, un chat est une œuvre d’art vivante, en perpétuelle métamorphose. »

Patricia Highsmith « Des chats et des hommes »

jeudi, 27 septembre 2007

Adieu

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Nous avons dis adieu à nos rêves d’enfant

A nos espoirs brisés et à tous nos tourments

Et nous avons fermé la porte du jardin

Sur nos mots échangés et sur tous nos chagrins

La terrasse esseulée se souvient de nos rêves

De nos nuits agitées sans oublier le pire

Nous aimions tous les deux les roses trémières

Pour leur douce majesté et pour leurs tiges altières

Nous aimions regarder les arbustes grandir

Nous nous laissions bercer par le chant des oiseaux

Nous voulions regarder dans la même direction

Nous nous moquions des pièges mis sur notre route

Les fantômes du passé nous ont vite rattrapé

Ils ont multiplié nos silences et nos doutes

Tu n’as pas su me dire, je n’ai su t’écouter

Et j’ai lâché ta main au détour du chemin

Je voulais oublier, j’étais lasse d’espérer

L’été s’est détraqué nos rêves n’ont rien donné

Nous nous sommes éloigné chacun de son côté

Notre jardin s’endors à l’approche de l’hiver

Il renaîtra un jour au printemps de l’amour.

mercredi, 26 septembre 2007

A propos de...

... "Moi, Nicolas Boytier, notaire royal au châtelet de Paris" : la première version de cette nouvelle a été écrite en Juin-Juillet-Août 2006 et publiée sur mon premier blog en Août-Septembre 2006. Voici la seconde version de cette nouvelle, corrigée, enrichie de deux histoires inédites, améliorée. Une troisième et dernière version papier verra le jour prochainement.

Pour lire le début :

http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/moi_nic...

Je vous laisse aprécier la touche d'originalité de Haut et Fort qui m'a imposé une mise en page très "fun"...Sacré Haut et Fort!!!Quel déconneur cet hébergeur... ;-))

Moi, Nicolas Boytier (13)

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De nombreuses personnes sont dans mon étude en ce mardi 18 Décembre pour un désistement de plainte, il s’agit d’une huée de charivari qui a mal tourné. Lors du mariage de Claude Floau, vigneron et de Marie Geneviève Giron, fille de Jean Henri Louis Giron journalier, une huée de charivari a été faite par les enfants et les habitants de Rosny, c’était le jour des morts de cette année. Marie Geneviève est une grande et belle jeune fille, elle a des yeux bleus un peu lourds mais plein d’expression. Claude est un homme de taille moyenne assez corpulent, il a un visage tanné au regard terne. Je trouve qu’ils forment un couple mal assorti. Et c’est sans doute pour cette raison qu’a été organisé ce charivari, vieille coutume qui consiste à organiser un concert bruyant et tumultueux de poêles, de chaudrons, de sifflets et de huées de cris et de quolibets. Les jeunes gens du village ont ainsi voulu exprimer leur mécontentement de voir leur échapper une prétendante de leur âge. Il y a en effet une grande différence d’âge entre Claude Floau, 45 ans qui en est à ses troisièmes noces et Marie Geneviève Giron tout juste âgée de 20 ans. Les jeunes gens ont cassé plusieurs vitres de leur maison et endommagé le mur qui clos leur jardin et le dit Claude en a gardé une blessure à l’oeil gauche . Les deux  époux se désistent afin que ceux des enfants et habitants qui ont été appréhendés et constitués prisonniers en prison du Grand Châtelet ou ailleurs soient  élargis et mis en liberté. Il s’agit de François Lapié, Etienne Lapié, Jean Nicolas Lapié, Pierre jean La Ruelle, Louis La Ruelle, Pierre Bergeron, Vincent Boisseau, Pierre Charpentier, François Girardin et Jean Baptiste Girard, tous garçons de la dite paroisse de Rosny. Ceux qui les représentent sont Louis et Christophe Portefin, vignerons, Henri Bourdon, maçon, Pierre Boucher, paveur et Nicolas Caillou, aubergiste. Claude et Marie Geneviève déclarent également que c’est à tort et par méprise si dans la dite plainte a été nommé Jacques Fontaine, cressonnier attendu qu’ils ne l’ont point vu dans la dite huée et charivari. Voilà de quoi rétablir la paix au village de Rosny où de nombreuses familles vont pouvoir récupérer leur jeune écervelé. Dans nos campagnes, tous les prétextes sont bons pour faire la fête, pour boire et se laisser aller à milles stupidités que ce soit les récoltes, les foires, le carnaval, les processions, les pèlerinages, les fiançailles, les noces et même les enterrements. La plupart des fêtes commencent par une messe et s’achèvent en bal mais elles sont toutes prétexte à ripaille et à beuverie.

L’hiver s’installe, la terre s’endort, les vendanges ont été faites, le vin est en tonneau, les fruits ont été cueillis, la terre bêchée, mais il reste encore bien des travaux. Lorsque les paysans quittent la charrue ou la vigne à cause de la pluie ou de la gelée, il faut curer les étables, entretenir les outils, c’est l’époque des travaux de vannerie et du fumage des terres. C’est une période difficile pour les journaliers qui connaissent des différences excessives entre leurs salaires d’été, trouvant sans problème de l’embauche lors des moissons, des récoltes fruitières et des vendanges et leurs salaires d’hiver, saison pendant laquelle ils trouvent difficilement de quoi survivre. Je profitais de la messe de Noël pour revoir Marie Anne Blondeau. Bien sûr je l’avais déjà croisé à plusieurs reprises à l’office du dimanche mais nous n’avions échangé que des regards appuyés. Cette nuit là, je pu enfin échanger quelques mots avec elle, une simple conversation à propos du quotidien, de la joie des fêtes de la Nativité de notre Seigneur. Elle était vêtue d’une jupe grise et d’un juste de couleur gorge de pigeon avec des rubans blancs à fleurs de différentes couleurs, un bonnet blanc en dentelles encadrait son ravissant visage. Elle évoqua le repas festif qu’elle avait préparé avec sa mère et que j’aurai volontiers partagé avec elle car il était beaucoup plus attrayant que celui qui m’attendait dans ma demeure. L’attrait d’un bon repas n’était d’ailleurs pas le seul motif qui me faisait rêver à ce repas de fête. Le cœur battant je m’enhardis à le lui dire et elle me répondit par un éclatant sourire qui fascina mes yeux, tandis qu’elle prenait congé.

Le 22 janvier,  la messe de la Saint Vincent fut pour moi l’occasion de revoir Marie Anne. Je badinais avec elle et lui donnai toutes les marques du plus grand intérêt, ayant remarqué de la sagesse en elle. Je la trouvais de plus en plus charmante et j’avais l’impression de ne pas lui être indifférent.

mardi, 25 septembre 2007

Ecrire, aimer, vivre (2)

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