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dimanche, 14 octobre 2007

Moi, Nicolas Boytier (16)

En ce dimanche 1er Mars  j’enregistre un désistement de plainte dans une tragique affaire. Anne Catherine Le Roy, veuve de Louis Durand, commis pour la garde et culture des arbres, plantes et avenues du château de Tillemont à Montreuil, en sa nouvelle demeure, une baraque sur le chemin de l’Epine à Montreuil, se désiste de sa plainte du 13 Décembre, de sa déposition et de l’addition d’information en laquelle son dit mari a reçu une blessure et en est mort. L’accident était arrivé dans la rue Saint Séverin à Paris par la voiture de Barthélémy Vallet, charretier à Paris, rue La Barrière de Reuilly, faubourg Saint Antoine, duquel accident il résulta plusieurs fractures et de nombreuses plaies à la tête et sur tout le corps. La veuve Durand est une grande femme brune et sèche, aux ongles usés et salis par le travail. La pauvre femme s’est fortement endettée auprès du chirurgien à cause des soins nécessaires à son défunt mari. Il y eut aussi les frais de l’inhumation, du curé pour les messes dites pour le repos du défunt, pour payer le luminaire (cierges, huile pour la veillée), de la carillonneuse pour avoir fait retentir les cloches, des fossoyeurs pour l’enterrement e tla mise en bière et du repas d’enterrement. Elle a du hypothéquer tous ses biens meubles pour payer.

« Paris, mes enfants, ou notre village ; mais plutôt Paris que notre village »

Nicolas Rétif de la Bretonne « La vie de mon père »

 
La proximité entre Montreuil et le faubourg Saint Antoine a entraîné le développement de liens économiques très étroits entre les habitants de Montreuil et ceux du faubourg. C’est dans ce faubourg que les montreuillois vont vendre leurs produits, la plupart des bourgeois de Paris et des rentiers avec lesquels ils traitent (pour un bail ou pour une rente) résident dans le même faubourg. Aussi, lorsqu’un Montreuillois va vivre à Paris, c’est logiquement dans ce faubourg qu’on l’y retrouve. Ce quartier ressemble d’ailleurs un peu à notre village grâce aux vignes, aux marais à légumes et aux arbres fruitiers qui jalonnent les chemins tels que le cours de Vincennes, surtout dans sa partie sud qui est peu construite. On y voit des cabanes et des cahutes qui longent des jardiniers. C’est un faubourg actif et assez riche qui propose de nombreuses activités aux marchands et aussi aux ouvriers qui peuvent être employés dans trois manufactures (dont la manufacture royale des glaces).

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