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dimanche, 04 novembre 2007

Christian Oster

« Trois mois après qu’on eut cessé de se voir, avec Clémence, je lui donnais encore des rendez-vous. Mais je ne l’en informais pas, ça me paraissait plus sûr. Avertie d’un lieu, d’une date et d’une heure, elle ne serait probablement pas venue, et j’en eusse davantage souffert, sans doute, que dans le cadre de mon petit arrangement, où je ne pouvais guère lui en vouloir de ne pas me retrouver. »

 

« Je pris les clefs. Peut-être celles d’Audrey, peut-être un troisième jeu. Ne t’inquiètes pas, lui dis-je sur le pas de la porte, ça va aller, tout ira très bien.

Qu’est-ce qui ira très bien?

Tout, dis-je. La vie. Ça va aller.

Je le laissai sur cette assertion qui m’était à moi-même obscure. Il en penserait ce qu’il voudrait, et quand à moi je m’interrogeai sur les mots qui me venaient, comme sur mes gestes, avec un certain recul. Toujours est-il que si ma remarque lui était destinée, il n’était pas certain qu’elle me concernât au même titre. Je crois que j’avais eu besoin d’encourager quelque un , ou même simplement la marche des choses. Personnellement, j’étais au-delà ou en deçà du courage, dans une zone trouble où je devais mécaniquement agir si je voulais avancer . »

Christian Oster «  Les rendez-vous »

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