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mercredi, 28 novembre 2007

Moi, Nicolas Boytier (26)

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En ce mardi 28 Août j’écoute à nouveau une histoire d’amour déçu. C’est l’histoire de Michel Luquet, garçon majeur, domestique du sieur Jaullain, bourgeois à Paris faubourg Saint Antoine qui, en état d’ivresse chez le sieur Lamotte marchand de vin à Montreuil a proféré des paroles contre l’honneur et la conduite de Geneviève Pignot, fille de François Pignot, laboureur à La Pissotte, une petite brune d‘une jolie figure. Ce Michel est un jeune homme bien découplé, grand mais un peu voûté. Il ne se souvient point de ce que rapportent les témoins mais reconnaît avoir eu tort et désavoue ce qu’il a dit contre elle à Louis Landragin son prétendent, cordonnier à La Pissotte, lui assurant qu‘elle aurait été mise deux heures au carcan, il ne l’a dit que dans l’intention d’empêcher qu’elle se marie à tout autre qu’à lui-même et qu’il est absolument faux qu’il l’ait menacé de lui faire aucun mal. Ce mélange de colère, de  confidences et d’omissions le jette dans la confusion et le malaise, il reconnaît que Geneviève peut se marier quand et à qui bon lui semblera puisqu’il n’est pas assez heureux pour pouvoir parvenir à l’épouser ainsi qu’il l’aurait désiré de tout son cœur. Il s’engage à ne plus jamais ni méfaire ni médire contre elle non plus qu’à l’encontre de son mari, son père, sa mère, ses frères et sœurs et toute la famille. Si je désapprouve fortement et l’excès de boisson et la médisance de ce garçon je me sens cependant ému par la sincérité évidente dudit Michel qui semble si malheureux d’avoir perdu celle qu’il aime. Pour une fois, il ne semble pas y avoir une histoire d’argent sous cette histoire d’amour. Je pense qu’il faut bien du courage à un homme pour reconnaître ses sentiments.

 

C’est l’époque des rogations, une procession parcours les champs, les vignes et les jardins tandis que notre curé le père Dupin bénit la terre, les arbres et les pieds de vigne.

 

 

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