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lundi, 12 mai 2008

La lettre noire

Pauline,

Le monde ne s'arrêtera pas de tourner parce que tu n'as plus envie de continuer sur le chemin de la vie avec moi... Qui a fait tous les efforts ? J'ai fait ma part du marché et je ne me suis plaint à personne...Les heures passées à faire du bricolage chez toi, idem...Oui, je suis venue te chercher, je t’ai choisie pour un projet de vie commune qui me tenait à cœur. Je voulais réaliser tous mes rêves. Tu peux partir, qui t'en empêche, qu'as-tu à me prouver ?
Tu parles de flatter mon égo de macho,  mais tu te trompes de cible, ma belle. Mon égo n'est pas au même endroit que le tien, et surtout pas pour nourrir le tien Pauline, puisqu'il faut bien que les choses soient dites. Garde tes plaintes à répétition pour noyer la liberté des autres, garde tes passions tape à l'œil et tes larmes qui coulent dès que l'on se permet de dire ce que l'on pense...
Pauline tu t'es servi de ton blog  pour me diffamer tout en révélant notre vie privée et c'est moi le méchant, celui qui te fait fuir... Tu te sens attaquée, tu te défends et moi je dois cautionner, tu vas même jusqu'à menacer de porter plainte pour une simple critique... Oui je t’efface de ma vie, non pas pour protéger mon égo mais pour me protéger de tes magouilles avec seulement l'envie de te remettre à ta place. J'ai aussi effacé tous nos souvenirs.
Mais ça n'a pas servi, ce matin tu remets ça... Il faut faire le bilan, on reparle du passé alors que  les problèmes étaient réglés... Encore des sous-entendus... Bien sûr tu es la victime, tu n'es là que comme une « mère Térésa »... Alors voila, j'ai vidé mon sac... Fait ce que tu veux, pense ce que tu veux de moi, mais désormais tu sais aussi ce que je pense.
Si tu veux recommencer tes menaces de porter plainte, Pauline, fais le, je viens d'apporter plein d'eau à ton moulin, mais dépêche-toi, j'ai un cancer généralisé et moins de trois mois à vivre...
Ne me réponds pas, je n'ouvrirai plus tes mails, oublie mon téléphone, oublie moi, je n'ai pas envie de perdre du temps avec toi.

 


Isidore

Isidore,

Je me rends compte en lisant ton mail à quel point tu m’as aimé. Je me rends compte aussi à quel point j’ai du te décevoir et te faire souffrir. Je le regrette mais n’attends pas de moi que je m’excuse pour avoir été moi-même.

Oui, tu es venu me chercher alors que je ne demandais rien et oui, j’ai fait beaucoup d’efforts pour m’intégrer à ta vie. Je ne dis pas que tu n’as pas également fait quelques efforts, mais toi, tu n’as jamais essayé d’intégrer mon monde. Tu t’es moqué de mes passions et de mes luttes, allant même jusqu’à me surnommer Don Quichotte. Tu as méprisé ma sensibilité.

Je ne t’ai pas invité à venir planer comme un vampire sur mon blog, comme si tu y étais chez toi. Je ne t’ai pas invité à venir y déposer tous les jours des commentaires longs et glauques. Peu à peu tu y es devenu omniprésent et tu as commencé à rendre visite à tous mes contacts et à leur laisser des commentaires bizaroïdes et agressifs, surtout quand il s’agissait du blog d’un homme. Tu as envahis mon univers et tu a voulu régenter ce que j’écrivais, niant ma liberté et mon travail de créatrice.

Je ne veux pas effacer nos souvenirs : les bons me serviront à me réchauffer le cœur pendant mon hiver, les mauvais me feront savourer ma liberté retrouvée. Je pense de toi que tu dois beaucoup souffrir pour écrire de telles méchancetés. Ton dernier commentaire sur mon blog m’a fait pleurer pendant une heure aussi j’ai abandonné cette idée de rester amie avec toi. Je ne cèderai pas à ton chantage affectif et à ton mensonge concernant ta santé. Dans trois mois tu seras toujours vivant mais moi je ne serai pas là pour le voir car l’homme que j’aimais n’existe plus que dans mon souvenir.

Je te souhaite malgré tout un beau chemin de vie sur lequel tu trouveras j’espère l’amour que chacun mérite. J’espère que cette femme là saura toucher ton cœur au point de te transformer et de te faire abandonner cette haine et cette violence que tu as reçu en héritage. Ne compte plus sur moi pour te faire la guerre, laisse-moi tranquille pour que je puisse garder une belle image de ces années passées à tes côtés.

Pauline

dimanche, 11 mai 2008

La lettre noire

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Un nouveau jeu d'écriture vous est proposé sur le blog des équipières. Il s'agit d'écrire deux lettres : une lettre de haine ou de mépris, une lettre noire et agressive, sombre et violente, désespérée aussi puis la réponse. Comment répondra l'autre? Par la haine aussi? Par le mépris, la violence? Ou bien  par l'humour? Ou encore par l'amour?

Un jeu qui risque fort de vous révéler beaucoup sur votre part d'ombre et votre part de lumière...

Un jeu pour ceux qui n'ont pas peur des émotions fortes! A vos plumes!

Merci de venir signaler votre participation ici : http://equipedechoc.over-blog.com

Et merci de répondre au sondage sur la haine que je vous propose dans ma colonne de droite.

09:47 Publié dans Jeu d'écriture | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : jeu, écriture