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dimanche, 14 novembre 2010

Houellebecq et moi (1)

Je viens de lire "La carte et le territoire" de Michel Houellebecq et j'ai adoré, le fond comme la forme. J'ai appris avec surprise que ce livre venait d'avoir le prix Goncourt, ayant emprunté ce livre à la médiathèque de ma ville je ne pensais pas qu'il était aussi récent. Je crois que c'est la pemière fois que je lis un prix littéraire, en tout cas un prix de l'année en cours, car les concours quels qu'ils soient me donnent des boutons.

Extraits :

« Mes produits favoris, au bout de quelques années, ont disparu des rayonnages, leur fabrication a purement et simplement été stoppée (…) C’est brutal vous savez, c’est terriblement brutal. Alors que les espèces animales les plus insignifiantes mettent des milliers, parfois des millions d’années à disparaître, les produits manufacturés sont rayés de la surface du globe en quelques jours, il ne leur est jamais accordé de seconde chance, ils ne peuvent que subir, impuissants, le diktat irresponsable et fasciste des responsables des lignes de produit qui savent naturellement mieux que tout autre ce que veut le consommateur, qui prétendent capter une attente de nouveauté chez le consommateur, qui ne font en réalité que transformer sa vie en une quête épuisante et désespérée, une errance sans fin entre les linéaires éternellement modifiés. »

« C’est vrai, je n’éprouve qu’un faible sentiment de solidarité à l’égard de l’espèce humaine…dit Houellebecq comme s’il avait deviné ses pensées. Je dirai que mon sentiment d’appartenance diminue un peu tous les jours.  »

10:27 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (8)

Commentaires

C'est vrai que le développement des grandes surfaces qui ont détruit les commerçants de proximité y sont pour beaucoup. Le petit boucher, par exemple, te fournissait une variété d'abats que les grandes surfaces ne font pas, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

Bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | lundi, 15 novembre 2010

C'est vrai que le développement des grandes surfaces qui ont détruit les commerçants de proximité y sont pour beaucoup. Le petit boucher, par exemple, te fournissait une variété d'abats que les grandes surfaces ne font pas, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

Bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | lundi, 15 novembre 2010

C'est vrai que le développement des grandes surfaces qui ont détruit les commerçants de proximité y sont pour beaucoup. Le petit boucher, par exemple, te fournissait une variété d'abats que les grandes surfaces ne font pas, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

Bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | lundi, 15 novembre 2010

C'est vrai que le développement des grandes surfaces qui ont détruit les commerçants de proximité y sont pour beaucoup. Le petit boucher, par exemple, te fournissait une variété d'abats que les grandes surfaces ne font pas, comme beaucoup d'autres choses d'ailleurs.

Bises de nous deux.

Écrit par : patriarch | lundi, 15 novembre 2010

Bonjour Enriqueta, merci pour cet extrait qui donne envie... Tout passe tout casse tout lasse... au suivant !!! En gros c'est cela, il a bons dos le soit disant conso mateur !!! Bises de jill

Écrit par : jill bill | lundi, 15 novembre 2010

le propos est juste, mais je n'adhère pas à ses postures amères, catégoriques et violemment hostiles qui s'illusionnent et se rengorgent d'une fière et systématique opposition de principe, d'une distance excessive qui flirte trop souvent avec le mépris ou le dégoût...
alors oui, ya de la belle écriture, mais l'homme est d'une approche plus que farouche... voire très misanthrope...
je ne lis jamais les goncourt d'ordinaire, mais je pioche toujours quelques pages pour appréhender l'écriture...
les attributions de prix relevant plus de la stratégie de vente que d'autre chose...
doux bisous de la nuit
que je te souhaite belle

Écrit par : mamalilou | mardi, 16 novembre 2010

Cet extrait me plait, je ne sais pas si la suite du livre est de la même trempe mais cela promet. Merci Enriqueta. Tu vois que rien n'est perdu, le hasard quoi. Bonne soirée.

Écrit par : elisabeth | mardi, 16 novembre 2010

Jusqu'à présent je n'ai pas été emballée par cet auteur, mais peut-être faut-il que je persiste. Bisous

Écrit par : écureuil bleu | vendredi, 19 novembre 2010

Les commentaires sont fermés.