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dimanche, 28 novembre 2010

Houellebecq et moi (3)

« Son intérêt pour l’enseignement, lui aussi, avait beaucoup décru. Dans l’ensemble les jeunes ne l’intéressaient plus tellement, ses étudiants étaient d’un niveau intellectuel effroyablement bas, on pouvait même se demander, parfois, ce qui les avait poussés à entreprendre des études. La seule réponse, au fond d’elle-même elle le savait, était qu’ils voulaient gagner de l’argent, le plus d’argent possible; malgré quelques engouements humanitaires de courte durée, c’était la seule chose qui les animait réellement. Sa vie professionnelle pouvait en somme se résumer au fait d’enseigner des absurdités contradictoires à des crétins arrivistes (…) »

 

« Oui, le pays avait changé, changé en profondeur. (…) De nouveaux arrivants, venus des zones urbaines, les ( les habitants traditionnels des zones rurales) avait remplacés, animés d’un vif appétit d’entreprise et parfois de convictions écologiques modérées, commercialisables. (…) La France, pour la première fois depuis les années 1900 ou 1910, était redevenue une destination privilégiée du tourisme sexuel. De nouvelles professions, aussi, avaient fait leur apparition - ou plutôt, d’anciennes professions avaient été remises au goût du jour, telles que la ferronnerie d’art, la dinanderie; on avait vu reparaître les hortillonnages. (…) Plus généralement, la France, sur le plan économique se portait bien. Devenue un pays surtout agricole et touristique. (…) N’ayant guère à vendre que des hôtels de charme, des parfums et des rillettes - ce qu’on appelle un art de vivre -, la France avait résisté sans difficultés à ces aléas. D’une année sur l’autre la nationalité des clients changeait, et voilà tout. »

 "La carte et le territoire" Flammarion

 

10:35 Publié dans Ethique | Lien permanent | Commentaires (5)

mercredi, 24 novembre 2010

Faustine

Faustine ne manque pas de copines

Qui sont belles comme Agrippine

à la peau douce comme Alphonsine

Et qui aiment rire comme Caroline

Ses yeux sont verts comme Jacqueline

Elle chante aussi bien que Lucine

A des cheveux roux comme Mathurine

Mais sa meilleure amie c'est Eglantine

Faustine, elle aime les bottines

Et les dessous de mousseline

Qui mettent en valeur sa poitrine

Comme ses copines elle est câline

Elle est lutine et très coquine

Et ce sont toutes des gourgandines! Oh!

lundi, 22 novembre 2010

Zut

Feuille de chou, je ne peux te laisser de com sur ton blog car ton truc de commentaire a décrété que c'était des spams. Je n'ai pas ton adresse email. Je ne peux donc te répondre. 

dimanche, 21 novembre 2010

A jeter!

 

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21:55 Publié dans AntiSarko | Lien permanent | Commentaires (5)

Houellebecq et moi (2)

A qui pensez-vous en lisant ces lignes?

« Ecoutez ça quand il (Tocqueville) parle de Lamartine! Ouh là là, qu’est-ce qu’il lui met, à

Lamartine! Il lut, d’une voix agréable et scandée :

« Je ne sais si j’ai rencontré, dans ce monde d’ambitions égoïstes, au milieu duquel j’ai vécu, un esprit plus vide de la pensée du bien public que le sien. J’y ai vu une foule d’hommes troubler le pays pour se grandir : c’est la perversité courante; mais il est le seul, je crois, qui m’ait semblé toujours prêt à bouleverser le monde pour se distraire. »

(…)

L’ambition, la convoitise, il peut comprendre; mais un tel tempérament de comédien, un tel mélange d’irresponsabilité et de dillettantisme, il en reste pantois. Ecoutez aussi juste après :

« Je n’ai jamais connu non plus d’esprit moins sincère, ni qui eût un mépris plus complet pour la vérité. Quand je dis qu’il la méprisait, je me trompe; il ne l’honorait point assez pour s’occuper d’elle d’aucune manière. En parlant ou en écrivant, il sort du vrai et y rentre sans y prendre garde; uniquement préoccupé d’un certain effet qu’il veut produire à ce moment là… ».

 "La carte et le territoire" Flammarion

10:32 Publié dans AntiSarko | Lien permanent | Commentaires (4)

samedi, 20 novembre 2010

Souvenirs de cirque

Te souviens-tu, ma belle
Des jeux qui ensorcellent
L'écuyère et ses ailes
En un ballet sensuel

Te souviens-tu, fillette
Des tambours, des trompettes
Pour ces beaux jours de fête
Comme la vie était chouette!

Te souviens-tu, mignonne
Des douces amazones
Des chevaux et des faunes
Des éléphants, des lionnes

Te souviens-tu, petite
Des clowns et de leurs rites
Qui courent et qui s'agitent
Pour que les gradins palpitent

Ma fille te souviens-tu
De ton enfance passée
Aux rythmes enjoués
De mon amour pour toi?

mercredi, 17 novembre 2010

Topaze

 

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Topaze, il a un beau blaze

Il est instit dans une "case"

Avec des gosses qui crient, qui jasent

Et qui ne savent pas écrire des phrases


 

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"L'argent ne fait pas le bonheur"

Fait-il réciter la main sur le coeur

La fille du dirlo n'est pas son âme soeur

Il sert de bouc émissaire aux voleurs


 

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Topaze n'est pas un kamikaze

Mais il "cause" avec emphase

Il n'aime ni les politiques, ni les paraphrases

Il n'apprécie ni les banquiers, ni les périphrases


 

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"Bien mal acquis ne profitte jamais"

Anonaient  ses jeunes élèves qu'il aimait

Beaucoup le prenaient pour un niais

Alors que ce n'était qu'un être vrai

 

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Mais Topaze, c'est pas un naze

Il sait dénicher les occases

De mouton il devient loup qui écrase

Les méchants uniquement, les "métastases".

 

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dimanche, 14 novembre 2010

Houellebecq et moi (1)

Je viens de lire "La carte et le territoire" de Michel Houellebecq et j'ai adoré, le fond comme la forme. J'ai appris avec surprise que ce livre venait d'avoir le prix Goncourt, ayant emprunté ce livre à la médiathèque de ma ville je ne pensais pas qu'il était aussi récent. Je crois que c'est la pemière fois que je lis un prix littéraire, en tout cas un prix de l'année en cours, car les concours quels qu'ils soient me donnent des boutons.

Extraits :

« Mes produits favoris, au bout de quelques années, ont disparu des rayonnages, leur fabrication a purement et simplement été stoppée (…) C’est brutal vous savez, c’est terriblement brutal. Alors que les espèces animales les plus insignifiantes mettent des milliers, parfois des millions d’années à disparaître, les produits manufacturés sont rayés de la surface du globe en quelques jours, il ne leur est jamais accordé de seconde chance, ils ne peuvent que subir, impuissants, le diktat irresponsable et fasciste des responsables des lignes de produit qui savent naturellement mieux que tout autre ce que veut le consommateur, qui prétendent capter une attente de nouveauté chez le consommateur, qui ne font en réalité que transformer sa vie en une quête épuisante et désespérée, une errance sans fin entre les linéaires éternellement modifiés. »

« C’est vrai, je n’éprouve qu’un faible sentiment de solidarité à l’égard de l’espèce humaine…dit Houellebecq comme s’il avait deviné ses pensées. Je dirai que mon sentiment d’appartenance diminue un peu tous les jours.  »

10:27 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (8)

samedi, 13 novembre 2010

Solitude

Dans les villes de grande solitude

Ils sont humains par habitude

Leurs sentiments en désuétude

Perdus dans une foultitude

De faux besoins et d'inquiétudes

 

Se suivent les journées d'hébétude

Boulot, métro et lassitude

C'est le lot de la servitude

Au dieu euro et ses préludes

L'ambition et les certitudes

 

Ils se plongent dans les turpitudes

Pour oublier, en interlude

Ils se botoxent, ils se dénudent

Ils disent aimer la multitude

Pour ignorer leur solitude.

 

 

jeudi, 11 novembre 2010

3 ans

 

Champ2.jpg

 

Je fête aujourd'hui mes trois ans d'amour et de bière fraîche avec mon compagnon que j'ai rencontré comme je le raconte dans ma nouvelle "Philibert et Ernestine" :

 

 "Et encore, c’est parce que Philibert s’arrangeât pour que la souris de l’ordinateur de Paulin cliqua maladroitement sur la publicité de ce site pour que la choses puisse se faire. Comme par magie, Paulin tomba sur la page où figurait la fiche d’Emma et cela lui donna envie de s’inscrire afin de lui laisser un message."

" Il fallut toute la persuasion d’Ernestine pour qu’Emma accepte de répondre au premier message de Paulin. Emma n’allait même plus sur le site " les zamoureux " tellement elle était découragée mais le message de Paulin lui arriva par mail " comme par magie " et lorsqu’elle lu sa fiche, Ernestine l’empêcha de voir les éléments qui auraient pu lui déplaire : le fait qu’il fume ou qu’il ne soit pas encore divorcé, elle s’arrangea pour qu’elle ne lise que les éléments motivants comme son âge 40 ans, le même que le sien, et le fait qu’il habitait aussi au Touquet."

"Il s’engagea alors, entre Emma et Paulin une correspondance amicale ponctuelle puis de plus en plus assidue. Il était évident que le courant passait entre ces deux là qui parlaient de tout et de rien, des petites choses du quotidien et des grandes idées essentielles, des joies et des peines, du passé et du présent."

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Merci à nos anges gardiens.

 

 

 

 

 

 

05:59 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (8)