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lundi, 03 janvier 2011

Le manifeste de Franscesca

"Depuis qu'existe la littérature, la souffrance, la joie, l'horreur, la grâce, tout ce qu'il y a de grand en l'homme a produit de grands romans (...) Or ces romans magistraux sont bienfaisants. Ils enchantent. Ils aident à vivre. Ils instruisent. (...) Nous voulons des livres nécessaires, des livres qu'on puisse lire le lendemain d'un enterrement, quand on n'a plus de larmes tant on a pleuré, qu'on ne tient plus debout, calciné que l'on est par la souffrance, des livres qui sont là comme des proches (...) des livres pour les nuits où malgré l'épuisement, on ne peut pas dormir et où l'on voudrait simplement s'arracher à des visions obsessionnelles (...). Nous n'avons que faire des livres insignifiants, des livres creux, des livres faits pour plaire.  Nous ne voulons pas de ces livres bâclés, écrits à la va-vite, allez finissez-moi ça pour juillet, en septembre je vous lance comme il faut et on en vend cent mille, c'est plié. Nous voulons des livres qui aient coûté beaucoup à leur auteur, des livres où se soient déposés des années de travail, son mal au dos, ses pannes, son affolement quelquefois à l'idée de se perdre, son découragement, son courage, son angoisse, son opiniätreté, le risque qu'il a pris de rater. Nous voulons des livres splendides qui nous plongent dans la splendeur du réel et qui nous y tiennent; des livres qui nous prouvent que l'amour est à l'oeuvre dans le monde à côté du mal, tout contre, parfois indistinctement, et le sera toujours comme toujours la souffrance déchirera les coeurs. Nous voulons des livres qui n'éludent rien du tragique humain, rien des merveilles quotidiennes, des livres qui nous fassent revenir l'air dans les poumons. (...)"

Laurence Cossé "Au bon roman"

Commentaires

J'adhère à ce manifeste.

Écrit par : Brunô | lundi, 03 janvier 2011

Moi aussi je veux ça ! J'ai d'ailleurs passé beaucoup de temps à écrire mon dernier livre, je viens de le terminer hier. Je le relis avant d'envoyer mon manuscrit pour ceux qui vont l'acheter, par respect pour le lecteur. C'est un travail qu'on doit faire lentement, toute la pensée doit murir jour après jour. Dans la précipitation on fait des faux pas. Et cela se voit. On risque de décourager le lecteur qui n'achètera plus les livres suivants qu'on aura écrit. Donc aucun avantage à bacler le travail. Le lecteur doit avoir eu du bonheur à lire le livre et avoir ressenti l'émotion de l'auteur. BONNE ANNEE ENRIQUETA.

Écrit par : elisabeth | lundi, 03 janvier 2011

happy new year et à toi aussi 2011 année de la muse qui nous font jouer avec les mots!

Écrit par : lomi lomi | lundi, 03 janvier 2011

Je suis tout à fait d'accord !On voit tout de suite lorsqu'un livre est bâclé et on n'a pas envie de le terminer .Bonne soirée

Écrit par : fanfan | lundi, 03 janvier 2011

très beau texte..
bonne soirée
clem

Écrit par : clementine | lundi, 03 janvier 2011

très beau texte.
merci pour tes bon voeux, je te souhaite aussi une belle et bonne année 2011
gros bisous

Écrit par : Reinette | mardi, 04 janvier 2011

Oui pour à haute couture, non à la confection... Comme dans tout je pense, mais voilà bizness bizness, l'éditeur aussi aime faire du chiffre... Bonne semaine à toi... Jill

Écrit par : jill bill | mardi, 04 janvier 2011

Oui c'est ce que nous voulons!

Écrit par : Solange | mardi, 04 janvier 2011

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