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lundi, 30 mai 2011

Le pilleur de frigo

Un soir d'orage ,où le bruit du tonnerre se mêlait à un plastiquage  ,près  de la maison de Dumè , j'entendis mon frigo étrangement ronronner. J'entrais alors dans la cuisine pour y découvrir que la porte du réfrigérateur était restée ouverte. Je trouvais cela étrange car j'étais seule dans la maison et j'étais sûre de l'avoir refermé à ma dernière visite. J'allais pousser la porte quand je vis qu'il y avait une chaussure à l'intérieur, une chaussure d'homme, marron de taille 44, alors que mon compagnon fait une taille 39 et qu'il ne porte jamais de chaussure de ville, uniquement des baskets. Je n'eus pas le temps d'éclaircir ce mystère car le téléphone se mit à sonner. L'appel provenait de la voisine de mes grands-parents qui m'informait qu'elle avait trouvé mon grand-père couché dans l'entrée mais en bonne santé (en tout cas physique) et que ma grand-mère avait quitté définitivement la maison avec le jardinier, de 20 ans son cadet (sacrée mamie !). Le grand-père allait bien mais il avait décidé de faire tout ce que sa femme l'empêchait de faire d'habitude et en revenant d'une virée-beuverie avec ses amis, il s'était couché dans l'entrée. Après avoir raccroché je montais dans ma chambre ranger la chaussure et découvris alors un parapluie dans mon lit, un grand parapluie vert avec un pommeau en tête de canard, il ressemblait étrangement au parapluie que j'avais dans ma jeunesse. Je redescendis dans la cuisine pour me servir un verre de vin mais la bouteille avait été renversée sur la table, je cherchais une casserole pour essuyer mais je n'en trouvais aucune, puis je finis par réaliser que c'était impossible d'essuyer avec une casserole et qu'une éponge ou un sopalin ferait davantage l'affaire. Il me fallu alors reconnaître que mon rendez-vous avec Blanchard, Lundi prochain me perturbait beaucoup. J'en perdais la boule à cause de ce "petit caporal" de bazarre qui venait de prendre la direction de mon lycée.

C'est pour cela que je n'arrêtais pas de trouver des objets insolites dans des lieux où ils n'avaient rien à faire, que je confondais tout et que je ne comprenais même plus une simple conversation téléphonique. Le téléphone sonna de nouveau, c'était les voisins qui me rapellaient car ils craignaient que je n'ai pas bien compris leur précédent message à cause de la ligne qui était mauvaise en ce jour d'orage. Ils voulaient simplement m'informer que mon chat s'était réfugié chez eux. "Ah! Le saligot!" m'écriais-je, c'est donc lui qui a encore ouvert le frigo!

 

Ma participation au jeu de fanfan (défi n°56).





samedi, 28 mai 2011

Désert

A u bord de mon abîme

B ien au delà de mes chagrins

C' est le vent qui m'emporte

D ans ces méandres où je me perds

E n immertion dans mes rêves.

Femme oiseau, dans cette

G eôle de sang et de pulsions

H éroïne élue au voyage

I l souffle à mon âme des mots.

J 'écris dans le vertige de ce vide, une

K yrielle de sentiments à inventer

L e bonheur est dans ma main.

M a muse déploie ses ailes

N ostalgique et silencieuse

O rpailleuse infatigable et

P oétesse de l'instant éphémère.

Q uand il fait grand vent mon coeur tangue

R éveillant mes folles envies

S ous des frisons vertigineux.

T andis que je murmure

U n regret glisse le long de ma joue.

V olutes enflammées, Temps dérobé

W agnérienne musique d'un amour

X xl qui s'exprime dans la joie des

Y ouyous des jours de fête, transportés par le

Z éphyr pour traverser le désert de ma vie.

 

Pour le jeu d'Auryne.

mercredi, 25 mai 2011

Mon coeur a emporté par mégarde

"Je ferai de ton lit un jardin de poèmes

Et au creux de tes bras tu me diras je t'aime"

Elisabeth

Augusta

Augusta a bien des tracas

Auxquels elle songe en buvant son arabica

Car ele n'est pas du genre à boire un déca

Elle est assise devant sa table en formica

Augusta a bien des tracas

Il faudrait qu'elle contacte son avocat

Et qu'elle renouvelle son adhesion à son syndicat

Augusta a bien des tracas

Elle entend un air d'harmonica

Elle se revoit danser la carioca

Au pays des pyramides et de la coca

Augusta a bien des tracas

Une pile de livres tombe avec fracas

Elle répare ses bobos avec de l'arnica

Augusta a bien des tracas

Elle pense à Macchu Picchu et au grand Inca

Puis elle change de radio et chante avec Mika

Ce soir elle fera de la soupe au tapioca

Augusta a bien des tracas

Elle se dit qu'elle devrait arroser son yucca

Et puis il faut qu'elle fasse des courses, elle n'a plus de muscat.

samedi, 21 mai 2011

PLUME

P ensée qui se pose sur une feuille

L égère brise de l'inspiration

U ltime étincelle, lucide et essentielle

M agie d'une grâce intime et éphémère

E n volutes discrètes et fugaces arabesques.

 

(Pour le jeu d'Evy)

07:13 Publié dans Acrostiche | Lien permanent | Commentaires (9)

mercredi, 18 mai 2011

Nestor

C'était par un beau soir, Nestor regardait la Loire, quand il lui poussa des nageoires!

De la berge il sauta dans l'onde illusoire, sous les applaudissements de tout son auditoire, que son sens de l'à propos avait su émouvoir.

L'eau était bien plus fraîche que dans sa baignoire mais c'est avec beaucoup de grâce que Nestor su se mouvoir, croisant quelques brochets et autres accessoires.

Les mots, comme par magie, jaillissent de son écritoire, mais ne comptez pas sur Nestor, sur son talent déclamatoire, pour vous donner des détails sur cette folle histoire.

N'y voyez pas mensonge pour attiser sa gloire, Nestor n'est pas chargé de vous pousser à croire, poisson a mémoire courte et cela est notoire!

 

(Pour le jeu des prénoms de Jill Bill bien sûr!)

samedi, 14 mai 2011

Chronique de profundis

 

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Jeune aussi dans sa mémoire

Elle fut ainsi face au miroir

A contempler sur son reflet

Les cernes d'un amour discret

 

La demoiselle d'autrefois

Se remémore tous ses émois

Sur son visage quelques sillons

D'antan évoquent les cupidons

 

Intimité de la toilette

A l'époque des amourettes

Ou à celle des désillusions

Corps lourd et chargé d'émotions

 

Jeune aussi dans sa mémoire

Elle fut ainsi face au miroir

La belle demoiselle de jadis

Signe une chronique de profundis

 

(Pour le jeu de Lylyjane) 

 

 

Mon coeur a emporté par mégarde

"A l'horloge de la vie

Les heures passent plus lentement

Suivant l'âge de celui

Qui en suit le mouvement"

Claudie B.

mercredi, 11 mai 2011

Nostalgie

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Agnès

Agnès n'est pas Wonder Woman, elle n'est pas la femme des magazines, sexy, glamour et glacée.

Agnès n'est pas cette travailleuse infatigable, efficace et productive.

Agnès n'est pas la mère idéale, la patience et le calme personnifié.

Elle revendique le droit à la faiblesse, à la maladie, à la paresse, à la fatigue, à la tristesse, à l'erreur et à la colère.

 

(Pour le jeu de Jill Bill)