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mercredi, 24 avril 2013

Bradamante

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J'aurais pu dire que Bradamante est une amante qui boit de la menthe sous une tente...J'aurais pu dire que Bradamante est le prénom d'une vieille tante qui me hante et me fait vivre l'enfer de Dante...J'aurais pu dire que Bradamante est une démente qui vit de ses rentes à Mantes...J'aurais pu dire que Bradamante est vaillante comme une combattante aguerrie avec une lance ensorcelante...J'aurais pu dire que Bradamante, à l'opéra Garnier, je la chante...J'aurais pu dire....Mais on me dit que Bradamante est un garçon...Nom de non! Je suis lente et je décante mes soucis...Ah! je me lamente, sur Bradamante, et sur la vie!

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(Pour Jill Bill)

mercredi, 17 avril 2013

Yanis

 

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Enriqueta : "Pas de Yanis chez moi!"

Jill Bill : "C'est pourtant un joli prénom, Yanis"

E : "Pas de Yanis, le Mercredi, chez moi! Le mercredi, c'est sacré, je ne travaille pas! Je ne vais pas au collège"

JB : "Mais c'est pour s'amuser, aucun rapport avec le travail, tu ne serais pas un peu trop stressée?"

E : "Un peu trop stressée??? Je suis au bord de la rupture! A deux doigts d'étrangler mon directeur et le ministre de l'Education Nationale, à deux doigts d'aller mettre une bombe dans mon établissement, au Rectorat et à la Direction diocésaine. J'n'en peux plus! Et toi tu viens me narguer avec ton Yanis!!!"

JB : "Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te mets dans cet état là."

E : "Mais des Yanis...J'en ai dans mes classes! J'en ai un cette année en 5e et j'en ai déjà eu d'autres avant lui! Les Yanis, ça bavarde, ça rigole, ça chahute, ça fiche rien!!!"

JB : "Ah! Je comprends mieux!"

E : "Désolée, Jill Bill mais pas de Yanis le Mercredi, chez moi, pas de Yanis chez moi!!!"

 

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(Pour Jill Bill)

PS : "rassurez-vous, mes Yanis ne sont pas si terribles que ça et je ne vais pas virer terroriste"

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"Etre Français, c’est vivre dans un beau pays où il n’y a pas de guerres, de volcans, de tremblements de terre ou de cyclones, seulement des manifestations.""

 

"La France compte 60 millions d’habitants dont beaucoup d’animaux."

 

"On dit que l’eau est potable quand on ne meurt pas en la buvant."

 

Perles trouvées sur le site "jsuisprof.fr"

lundi, 15 avril 2013

Défi n°100 Mots de tête

 

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Tu me donnes des mots de tête

Tu joues à la fine bête

Je cherche à faire de l'esprit

J'met ma caboche rififi

 

J'voulais des vers à tourner la tête

Mais la poésie me fait la tête

J'ai beau torturer ma mémoire

Mes figures de style sont à r'voir

 

Les mots font les fortes têtes

En vain, j'casse ma margoulète

J'écris sans rimes ni raisons

Bien que je le presse mon citron

 

Ils n'en font qu'à leur tête, les mots

Il est en grève, mon ciboulot

De la littérature, j'suis pas aux cîmes

Mon stylo pleure et j'ai le spleen

 

J'ai la cafetière en panne à c't'heure

Pour le 100ème défi des Croqueurs


(Pour Tricôtine et les Croquers de mots)

samedi, 13 avril 2013

Défi n°99 La cravate

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Jour de remise des diplômes à l'école Fish and Tie.

Mister Avril prend la parole :" Gentlemen, veuillez vous lever pour accueillir notre bien aimé directeur, le très honorable Mister Rouget de L'île"

clap, clap, clap...

"Merci, merci... Veuillez vous asseoir...

Jeunes gens, l'homme moderne ne possède qu'un seul accessoire qui lui permette de révéler sa propre vision du monde, un seul instrument qui lui permette d'affirmer sa présence dans l'univers : la cravate. La cravate est le révélateur de l'âme, elle est romantique par essence et nous exalte au plus haut degré. La cravate est le signe du bon goût et sait s'adapter à toutes les circonstances de la vie d'un gentleman : au bureau, en soirée, au club, au stade ou au gymnase, à une cérémonie, pendant votre nuit de noce, en promenade ou en voyage...Elle reste votre compagne la plus fidèle.

La cravate est la matérialisation de votre personnalité profonde, aussi vous vous devez de lui accorder le plus grand respect. Pendant les années que vous avez passé ici, nous vous avons appris tout ce qu'il y a à savoir sur la cravate. Vous êtes désormais capables d'apprécier la "main" d'une cravate : son poids, sa matière, son gonflant. Vous êtes apte à faire la différence entre la grenadine et le tricot de soie, entre le reps, l'ottoman, le crêpe et la faille, et vous savez pourquoi nous accordons la préférence aux cravates "sept plis". Vous êtes capable d'accorder parfaitement n'importe quelle cravate à la chemise qui lui correspond et vous savez avec exactitude quelle cravate porter à tout moment : dans la joie et dans la peine, dans la santé et dans la maladie, dans la vie et dans la mort. Vous êtes également apte à faire seul et les yeux fermés n'importe quel type de noeud : noeud simple, noeud double, Windsor, demi Windsor et petit noeud. Vous savez  aussi choisir avec  la plus grande justesse la pince à cravate idéale.

Gentlemen, vous savez désormais tout ce qu'un homme doit savoir, vous êtes fin prêt à affronter le monde et les viscissitudes de la vie. Soyez dignes de la confiance que nous vous accordons et en toutes circonstances, soyez encravatés!

De la cravate, de la cravate et encore de la cravate!"

Clap, clap, clap...(Standing ovation)


(Pour ABC et les Croqueurs de mots)

vendredi, 12 avril 2013

Imagination

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Imagination tu nous emportes au dessus de notre condition

Chimère tu nous transportes dans un monde épuré

Rêve éveillé du poète qui voyage avec les mots

Tu es l'essentiel de la vie comme l'eau, comme l'air, comme la terre, comme l'esprit

Tu fais de nous des dieux, des créateurs, des forgerons du vivant

(Pour Evy)

mercredi, 10 avril 2013

Léonce

Léonce?...

 

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Léonce, elle pionce!

 

Chut!

 

Faut pas la déranger!

 

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mercredi, 03 avril 2013

Ignace et compagnie

Je me souviens encore de la dernière plaidoirie de maître Ignace Bonimenteur au palais de justice de Bruxelles.  "Ma cliente a commis des crimes abominables, néanmoins je vais vous demander de l'acquitter pour les raisons suivantes..." disait le grand Ignace (comme l’avait surnommé les médias) devant un auditoire suspendu  à ses lèvres. Maître Ignace Bonimenteur, était un des plus brillants avocats de sa génération, qui n'avait jamais perdu un seul procès en vingt ans de carrière. Chacune de ses plaidoiries était attendue avec impatience car elles étaient de véritables bijoux où chaque mot était pesé et ciselé avant d'être admis à prendre place dans ce discours, cette épopée, ce récit mythique.

Le grand Ignace était petit et rond mais dés qu'il commençait à parler il séduisait son public qui l'écoutait religieusement, il devenait alors l'être le plus grand et le plus beau qui ait jamais arpenté un tribunal. Comme tout le monde, je m'attendais à un grand moment, à un instant historique et je me réjouissais d'avoir été envoyée pour couvrir cette affaire - l'affaire de la Belle de glace  comme disaient les médias - par mon journal parisien "La vérité alternative". J'étais la spécialiste juridique de mon journal, j'avais l'habitude des tribunaux et ce n'était pas la première fois que je voyais Maître  Ignace Bonimenteur à l'oeuvre mais rien dans ma longue carrière ne m'avait préparée à faire face à ce que j'entendis ce jour là.

Maître Bonimenteur défendait une jeune femme de 21 ans accusée d'avoir assassiné quatre-vingt-dix-neuf personnes dont trente-trois handicapés, trente-trois enfants et trente-trois personnes âgées, elle avait avoué et avait été prise sur le fait alors qu'elle étranglait sa dernière victime. De plus, on avait retrouvé chez elle de nombreux bijoux ayant appartenu à soixante de ses victimes. Elle avait justifié ses actes en disant simplement qu'elle en avait eu envie. Radegonde Clozot, l'accusée, était une belle femme, grande et mince, avec une magnifique et longue chevelure brune qui encadrait un long visage hâlé, dominé par une grande bouche sensuelle et des yeux verts émeraude. Elle n'exprimait aucun regret et regardait l'assemblée comme si elle était la reine d'Angleterre.

 

Rien dans sa vie passée ne pouvait lui servir de circonstance atténuante et nous nous demandions comment le grand Ignace, malgré son génie, allait pouvoir s'en sortir. Quand il se leva pour prendre la parole, le silence était tel qu'on aurait pu entendre respirer un insecte. Sa voix grave et profonde s'éleva jusqu'aux voûtes construites par le fou  et génial Joseph Poelaert :  "Ma cliente a commis des crimes abominables, néanmoins je vais vous demander de l'acquitter pour les raisons suivantes...", il marqua un courte pause avant de déclarer puissament :" je l'aime et je vais m'enfuir avec elle!".

A partir de cet instant, la situation devint véritablement irréelle, chacun réagit à sa façon à cette incroyable déclaration : certains poussèrent des cris rauques ou stridents, d'autres grincèrent des dents ou se mirent à gémir, quelques personnes se levèrent et ouvrirent la bouche mais aucun son n'en sortit. Le juge  Zacharie Alondonc écarquillait démesurément les yeux et se tournait an alternance vers le procureur du Roi, Cébus Gordon, ses assesseurs et le jury qui restaient pétrifiés, comme pour vérifier qu'il n'était pas en train d'halluciner. Mais cela ne fut rien par rapport à ce qui suivit. Le temps semblait s'être arrêté depuis que Maître  Ignace Bonimenteur avait pris la parole, aussi, bien que j’eus l'impression que cela durait une éternité, il ne s'écoula que quelques secondes avant qu'il ne s'empara de la main de Radegonde et qu'ils ne bondissent hors du box des accusés en direction de la barre des témoins qui se mit aussitôt à tourner sur elle même pour dévoiler un escalier colimaçon en pierre dans lequel ils s'engouffrèrent. Cet accès se referma avant que les gendarmes aient pu faire quoi que ce soit. L'émotion fut alors à son comble, quelques femmes s'évanouirent, quelques hommes se mirent à rire frénétiquement, le procureur du Roi, Cébus Gordon, hurlait  "Arrêtez-les! Arrêtez-les" et le pauvre juge Zacharie Alondonc s'écroula victime d'un malaise cardiaque.

Je connaissais ces légendes qui faisaient du palais de justice une des entrées d'un monde parallèle, une cité souterraine appelée "Brüsel" mais je n'aurais jamais imaginé que cela fut vrai. On ne revit jamais ni Ignace Bonimenteur, ni Radegonde Clozot, et on ne trouva jamais le moyen de faire réapparaître l'escalier de pierre. Ce fut un grand scandale dans toute l'Europe pendant plusieurs semaines, avant que les médias ne se lassent et ne trouvent un autre sujet vendeur. Mais moi, je n'ai jamais oublié ce moment unique de ma carrière que je vous conte aujourd'hui alors qu'il a eu lieu il y a trente-deux ans, trois mois et huit jours.


(Pour Jill Bill; Comme vous l'avez remarqué, je continue mon "rattrapage" des prénoms 2013, puisqu'une Radegonde, un Cébus et un Zacharie accompagent mon Igace)

 

lundi, 01 avril 2013

Joyeuses Pâques à tous!

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07:40 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (5)