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lundi, 30 novembre 2015

Défi n°155 Une belle rencontre

Ce matin, j'ai consulté, comme chaque matin, la grande "Madame Lenaïg", voyante extralucide et astrologue de grand renom (joignable au 09.01.02.03.00, appel surtaxé 10 euros la minute). Mme Lenaïg ayant, comme à son habitude, croisé mon signe astrologique avec le lieu, jour et heure de ma naissance et avec les caractéristiques de mon Pékinois (comme elle l'explique dans son fameux bestseller :"Tel chien, tel maître"), avait déclaré de façon péremptoire :"aujourd'hui vous ferez une belle rencontre". Une belle rencontre, mais qu'est-ce que ça veut dire? Une rencontre pittoresque? Etonnante? Décisive? Et pour rencontrer qui? Le Grand Amour? Une amie exceptionnelle? Un employeur généreux? Un banquier honnête? Un chien obéissant? Alors c'est pourquoi me voilà "à l'affût", toute la journée, scrutant tous les visages avec insistance, souriant à tout va, prête à toutes les "conversations d'ascenseur"...au cas où. En promenant mon chien ce matin mon coeur palpite en voyant un bel homme m'aborder mais non, ce n'est qu'un faux éboueur qui essaie de m'arnaquer en me vendant un calendrier pourri. Dans le RER je crois reconnaître une amie d'enfance mais non c'est une inconnue qui en profite pour essayer de me taxer deux euros. A mon travail je lis avec beaucoup d'intérêt tous mes mails ils ne me proposent que des trucs et astuces pour "agrandir mon pénis" (?) ou pour perdre mes "bourrelets disgracieux au ventre". Tout au long de la journée, chaque appel téléphonique réduit un peu plus mon espoir. En attendant ma fille à la sortie de l'école, j'espère encore croiser le regard d'un père célibataire, mais je n'ai droit qu'à un petit laïus de l'institutrice de ma fille qui m'informe que ma fille restera en retenue car, avec des amies, elle a écrit "merde" à la craie sur le mur de la cantine. En patientant dans une file d'attente pour acheter du pain, j'y crois encore mais je n'ai droit qu'aux jérémiades d'une voisine qui se plaint, pour la n ième fois du bruit que font les jeunes en bas de notre immeuble. Madame Lenaïg se serait-elle trompée? Non, je ne peux y croire. Si Madame Lenaïg m'a prédit une belle rencontre, c'est qu'elle va avoir lieu. Je vais aller me promener sur internet jusqu'à minuit. Nul doute que je vais la faire, cette belle rencontre.

(Pour Lenaïg et les Croqueurs de mots, et pour tous mes lecteurs qui sont chacun une "belle rencontre")

mercredi, 25 novembre 2015

Prudence

P rudence est en latence et

R ien ne la concerne plus

U ltime effort pour résister au pire

D e l'aube jusqu'à la nuit noire

E sseulée dans la multitude

N on intéressée par ce vacarme

C ette cacophonie ultra médiatisée

E t cette folie hyper connectée.

vendredi, 20 novembre 2015

Coeur de ville

Profitant du chemin qu'il reste à parcourir

J'arpente toutes les rues, cherchant un avenir

Je dévale les marches, j'avance dans le noir

Sur les murs je cherche quelques traces d'espoir

Les jours et les saisons, hier ou bien demain

J'effleure de la main le mobilier urbain

Dans ma quête sans fin je n'ai qu'un seul désir

J'écoute le silence et je m'attends au pire

Défilent les images, un voyage dans la nuit

Les sons de la cité dansent comme une pluie

En quête d'un meilleur, je bouscule le hasard

La ville et ses secrets devient mon étendard.

 

(Inspiré de la chanson "Le chrome et le coton")

(Texte écrit avant les attentats)

lundi, 16 novembre 2015

Défi n° 154 Pourquoi chercher midi à quatorze heures

"Depuis toujours"

 

D e temps à autre je tue le temps

E n écrivant le temps qui passe

P roust en son temps faisait de même

U tilisant son exceptionnelle aptitude

I déaliser sa jeunesse, à l'ombre de ses souvenirs

S ans avoir le talent du maître, c'est un exercice qui m'inspire.

 

T el est le choix de mes loisirs

O ublier serait la pire punition

U n mot unique me fait rêver : autrefois...

J'écris jour après jour le temps jadis

O bstinément je bâti ma mémoire, mot par mot

U ne nostalgie du temps perdu se brode ainsi

R ecueillie et mélancolique est ma plume

S acrifiant mon présent, je recherche mon passé depuis toujours.

 

(Pour Jeanne Fadosi et les Croqueurs de mots)

samedi, 14 novembre 2015

"Je ne veux pas avoir peur"

Ma fille qui a 22 ans va souvent à Paris pour ses études d'art dramatique ou pour ses loisirs mais heureusement hier soir elle était dans notre ville de banlieue sud. Voici ce qu'elle a écrit sur Facebook :

 

" J'avais peur hier, hier j'avais peur de louper la Séance de 21h pour voir "Spectre" avec mes meilleurs amis, puis je suis arrivée à l'heure, j'ai rigolé, boudé, rigolé, encore et encore, et passé un super moment, puis un sms étrange reçu "40 morts", "mais non ?!" me dis-je, on n'y croit pas, on sort de la salle, on rallume tous nos portables, des dizaines et des dizaines de sms, d'appels, le cauchemar, la peur.
C'est l'hécatombe.
Je reste collée jusqu'à 3h devant ma télé en me disant "peut-être que demain je me réveillerai et que ce ne sera qu'un cauchemar ?".
Je me réveille tôt ce matin, j'ai rêvée que j'étais un otage, des enfants mouraient devant moi, c'était bientôt mon tour, j'essayais de fuir, j'ai fuis en me réveillant.
Je me connecte et au lieu de statuts drôles, je tombe sur des dizaines et des dizaines de messages de peur.
Mais je ne veux pas avoir peur, ni fuir, ni pleurer au lieu de rire. Je les emmerde. Je vais voir mes amis aujourd'hui, marcher lentement dans les rues, rire mais rire et si je n'y arrive pas, car le chagrin l'emportera, les autres jours et cela jusqu'à la fin, je rirais, toujours aussi fort, toujours aussi bruyamment et en le partageant le plus possible.

J'espère que le monde changera, et que tout s’arrangera. Et ce que j’espère plus que tout, c’est que vous me comprendrez quand je vous dit que même si je ne vous connaîs pas, même si je n’ai jamais eu l’occasion de vous rencontrer, de rire avec vous, de pleurer avec vous ou de vous embrasser, je vous aime. De tout mon cœur. Je vous aime."

07:42 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (9)

vendredi, 13 novembre 2015

OVNI

 

OVNI.jpg

Aujourd'hui 13 novembre, qui tombe un vendredi, un Ovni va s'écraser sur Terre. Son nom de code: WT1190F. L'Agence spatiale européenne a indiqué qu'il va entrer dans l'atmosphère et s'échouer au milieu de l'océan indien à une centaine de kilomètres des côtes du Sri Lanka.

http://www.charentelibre.fr/2015/10/30/l-asteroide-grande-citrouille-va-froler-la-terre-demain-jour-d-halloween,2024608.php

Sa densité prouve que ce n'est pas un objet rocheux. Les astronomes estiment qu'il s'agit d'un étage de fusée ou d'un de ces déchets spatiaux qui encombrent l'espace proche de la Terre.

http://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/20151029.OBS8562/13-novembre-2015-cet-ovni-va-tomber-sur-terre.html

06:12 Publié dans Vous dire | Lien permanent | Commentaires (3)

mercredi, 11 novembre 2015

Estelle (et Samson)

Toi tu te fou d'Estelle et de ses demoiselles

Je me moque de Samson et de tous les garçons

Moi, je suis la plus belle dans tes jolies prunelles

Toi, tu es si mignon et doux comme un bonbon

Malgré le temps qui passe nous sommes amoureux

Que jamais l'on se lasse d'être yeux dans les yeux

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Je fête aujourd'hui mes huit ans d'amour et de bière fraîche avec mon compagnon.

Je vous invite à lire ou relire ma nouvelle "Philibert et Ernestine" qui est inspirée très librement de notre rencontre. Cette nouvelle raconte l'histoire de deux anges gardiens.

 

 

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Merci à nos anges gardiens.

 

vendredi, 06 novembre 2015

Dans le cartable du temps qui passe

 

DSCN8725.JPG

 

Dans le cartable du temps qui passe

 

Retrouver la rentrée des classes*

 

Mes deux premières meilleures amies

 

Le porte-plume et les copies

 

Les petits cahiers à carreaux

 

Et le début de tous mes mots

 

Peurs et angoisses par milliers

 

L’encre noire et les encriers

 

Ma blouse neuve et colorée

 

Les billes et les jeux effrénés

 

Naissance de ma timidité

 

La cour de récré ombragée

 

Et ma première maîtresse d’école 

 

Que j’admirai comme une folle.

 

 

DSCN8727.JPG

 

 

(* J'ai fait ma première rentrée des classes en CP, je n'ai pas fait de maternelle avant, c'était en septembre 1970 à l'école Grusse Dagneau à Saint-Gratien, l'année suivante j'entrai à l'école Jean Moulin une école toute neuve construite dans ma cité. Ma première école était ancienne et on nous faisait écrire au porte-plumes, plumes sergent major et encre noire à verser dans les encriers, pas de tâches sinon punition! En entrant dans ma nouvelle école je suis passée au porte-plumes à cartouches. En entrant à l'école, je me suis découverte timide et complexée, ce que je n'étais pas avant mes 6 ans, bien à l'abri dans mon cocon familial. Cela a été un grand choc pour moi.)

 

(Pour Ecureuil bleu)

lundi, 02 novembre 2015

Défi n° 153 Naissance

On ne choisit pas ses parents , on ne choisit pas sa famille. Je suis de l'océan, toi tu es du soleil, lui, il est des bois, elle, elle est de la brousse ou encore du vent, nous sommes tous semblables. On ne choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher. Etre né quelque part... Que tu sois né sur une dune ou dans la rue, que tu sois né sur une plage ou sur l'asphalte, ou bien encore dans une montgolfière, tu peux en être fier. Que tu sois né du hasard, un peu par accident ou bien d'une volonté, que tu sois né en vitesse, en vol ou en apnée...peu importe. Que tu sois né d'un prince ou encore d'un mendiant...c'est égal. Quand tu es né tu n'étais qu'un petit être fragile qu'il fallait protéger ; j'étais chevelue, tu étais fripée, il était bleu ou rouge, elle était muette...Quelle importance? Je suis née quelque part, laissez-moi ce repère ou je perds la mémoire. Le hasard ou encore le destin a fait de nous ce que nous sommes : je suis combative, tu es sage ou acariâtre, il est innocent, elle est généreuse...Etre né quelque part... Mes parents voulaient un garçon car ils avaient déjà trois filles, ton grand-père a dit : "Il ressemble fort à sa mère" car il n'aimait pas son gendre, sa mère a crié : "Oh! My God!" tandis que le meilleur ami de son père pensait : "On a eu chaud!" en constatant que la petite ressemblait à sa mère (et non pas à son vrai géniteur, ce qui aurait éveillé les soupçons du "père"); un autre père a déclamé cérémonieusement :"Tu seras un homme mon fils", c'était un fan de Kipling mais il ne savait pas que ce père autoritaire s'était un jour métamorphosé en père affligé. Etre né quelque part...Nous sommes nés quelque part, c'est le fruit du hasard, nous sommes tous humains, nés du même levain.

 

(Merci à Maxime Le Forestier pour l'inspiration)

 

(Pour notre amiral Dim Dam Dom et tous les croqueurs de mots)