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jeudi, 02 octobre 2014

Jeudi en poésie

Moi, je suis...

 

Malheureuse aux jeux

Heureuse en amour

Malheureuse un peu

Heureuse pour toujours

 

On peut rêver, non?

 

chance.jpg

 

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PS : Je n'ai effectivement aucune chance au jeu et  ce, depuis toujours, dans les tirages de tombola, pour gagner un lot il ne faut pas que je mette mon nom mais celui de ma fille, elle, elle gagne souvent. J'ai gagné une seule fois, au casino, une toute petite somme, aux machines à sous, mais je ne jouais pas seule, j'étais avec mon "cher et tendre".

(Pour les Croqueurs de mots et Martine Quai des rimes)

lundi, 29 septembre 2014

Prophétie

 

Babel3.jpg

 

Humains, mortels, fragiles et présomptueux

Nous voici confrontés à nos dernières limites

On nous avait donné la plus belle des planètes

Nous y avons semé le malheur et la ruine

Mais il est temps pour nous de payer l'addition

 

Cette aventure humaine est vouée à l'échec

La nature nous annonce l'heure de notre trépas

Mais notre vanité est sourde à tout appel

Qui donc racontera nos peines, nos sacrifices?

Quand nous succomberont sous les coups du fléau

 

Qui donc témoignera de nos rêves d'absolu?

De nos pieuses pensées, de nos bonnes intentions?

Nous nous sommes épuisé en vaines créations

Ecrasés par l'essence de toute infinitude

Il faut céder la place, humbles et repentants.

 

(Pour Mille et Une)

jeudi, 18 septembre 2014

Jeudi en poésie

N'ayant pas le temps d'écrire...je vous propose un poème déjà publié le 13 Juin 2013 pour les Croqueurs (sur un thème d'Eglantine) et qui répond aussi au thème de Lénaïg "L'herbe et le béton".

Dans mon destin urbain je rêve de campagne

Un coin de Normandie qui, toujours, m'accompagne

Il transforme le béton en charmantes chaumières

En prairies arborées et actives cressonnières

Un verdoyant vallon où serpente une rivière

Prend la place d'une route aux autos tracassières

Les oiseaux de ma ville prennent la clé des champs

Ils sèment des fleurs sauvages sur tous les pauvres gens

Veaux, cochonnets, poussins écrivent les belles lettres

D'un poème bucolique aux intentions champêtres.

lundi, 15 septembre 2014

Les bonheurs du blogueur

Dans le confort de sa demeure

A l'abri derrière son ordinateur

 
Il parcourt le monde entier 
Sans sortir de son quartier
 
C'est un lecteur très baladeur
Un grand bavard bateleur
 
Il reçoit la terre entière
Sans inquiéter sa banquière
 
Le quotidien du blogueur
C'est de l'humaine chaleur
 
Il partage les émotions 
Les mots sont sa religion.
 
(Pour Ecureuil bleu)

lundi, 01 septembre 2014

Les bonheurs de bloguer

Comment dire? Comment expliquer? Ce besoin d'ainsi voyager. Ce besoin de prendre des nouvelles d'inconnus que l'on reconnaît. Ce besoin de créer pour distraire, émouvoir ou étonner ses lecteurs. L'une a une plume très intense, l'autre un style humoristique, l'une a un oeil de poète pour photographier notre monde, l'autre a un pinceau de velours pour métamorphoser nos jours. L'une nous abreuve de gentillesse, l'autre a l'imagination fertile. L'une communique son énergie, l'autre stimule la création. Un petit quizz sympathique, un jeu d'écriture stimulant. Comment dire? Comment expliquer? Ce besoin d'ainsi partager ses bonheurs et ses humeurs, ses soupirs et ses soucis. Ce besoin de donner des nouvelles à des inconnus qui nous reconnaissent.

(Pour Ecureuil bleu)

 

lundi, 25 août 2014

Vacant

 

Cadre.jpg

 

Ma vie est un vaste cadre vide

Et ma tête est un châssis inutile

Je ne sais d'où je viens ni qui je suis

 

Mon existence est un désert abandonné

Et mes souvenirs sont souffrance

Je ne distingue plus personne

 

Mes jours sont un décor dépeuplé

Ma mémoire est une maladie

Seul, dans les ruelles de mon esprit

J'attends que reviennent les couleurs de ma vie.

 

(Pour Mille et Une)

lundi, 17 février 2014

Je vapote

 

chatvapote1.gif

 

Je ne fume plus, je vapote

Elles ne sont plus marron mes quenottes

J'ai retrouvé mon nez ça me botte

Plus de mauvaises odeurs qui flottent

Mon porte-monnaie se ravigote

Et ça me donne un air de fiérote

 

Les médias me vendent cette camelote

Les médecins se perdent en parlottes

Sur ce sujet, mes méninges mijotent

De cela je vie ou je clabotte?

 

(Pour Mille et une)

lundi, 03 février 2014

Trop chelou!

 

Tableau.jpg

 

Elle est trop chelou la prof avec ces mots d’batard, sur le tableau noir ! Elle a ses vapeurs la vieille ! Elle a craqué son slip ! A quoi ça sert d’écrire ? Y’a internet ou quoi ? Même pas l’droit à une tablette ! Elle est ouf ! Faut chercher dans un vieux dico ripou, j’ai pas 8 ans ! ça s’fait pas !

C’est quoi ces mots relou ? y’a qu’pacific que j’sais, parce que j’y va l’été à la mer, en Nord Mendy.

Dente…c’est quoi ça ? …denté…qui a des entayes en forme de dent…qu’est-ce que ça peut m’foutre ? Recouler…ça doit vouloir dire…un bateau qui coule tout l’ temps…restoroute…restau sur une route, pf ! trop con ! cataclisme…merde, c’est trop long, j’écris juste cyclone. Ça m’gave ! J’suis vénère !

Harse ? ça existe même pas dans mon dico ! Pourtant il est bon j’lai eu en CM2, c’est pour les 8 – 12 ans, ça fait rien qu’jen ai 15 ! Comment qu’elle cause la vieille ! Elle s’croit au Moyenage ?

Larynxé ? du lynx ? c’est pas une bête ?... aveulir ? J’aime pas lire, c’est chiant, c’est pour les vieux ! vermillon…peut pas dire rouge ? calumette… ? ? ?…pas trouvé. Fait ièch !

Destryer…cheval. Et toc ! finiche !

J’vais pouvoir regarder la TV…c’est l’heure de Top Model USA. Yes ! C’est d’la balle !

(Pour Mille et Une)

jeudi, 19 décembre 2013

« Un zebra català »

 

zèbre.jpeg

                                         Je suis un zèbre catalan
                                     Oui, je suis un drôle de zèbre
                                         Je vole comme un ballon
                                        Dans le ciel de Barcelone
                                           Un arbre m'a enlacé
                                        Me voilà devenu drapeau
                                S'il vous plaît, un peu d'imagination
                                     Et venez me rejoindre là-haut!

drapeau.jpeg

(Pour Ecureuil bleu)


mercredi, 14 août 2013

Caractère de cochon

Elle s'appelait Cindy, c'était une cochonne d'inde, elle avait du caractère, enfin, elle avait un caractère de cochon, certains jours, ces jours là on l'appelait Mme Chombier, quand elle restait tapie dans sa maion en bois, ne faisant dépasser que sa petite tête renfrognée, genre concierge espionnant les allées et venues d'un immeuble.

Le reste du temps elle nous menait "à la baguette", nous appelant par des cris plus ou moins stridents, du petit "pouit" à la sirène de pompier. Elle n'aimait pas le coulis de fraise mais les salades : la romaine, la feuille de chêne rouge et la sucrine étaient ses préférées. Elle mangeait aussi des endives, des tomates, des carottes, des pommes, des bananes, des brugnons...

Parfois, pour s'amuser, on lui proposait quelque chose de nouveau ("quelque chose de nouveau, de joli et de beau"), qu'elle refusait en nous jetant un oeil noir de reproches, ce qui nous faisait rire; alors elle courait dans sa maison pour y bouder une heure ou deux.

Elle ne grignotait pas des bâtons de pèlerin mais des gâteaux bâtons au topinambour (elle avait du connaître la guerre dans une autre vie) et du foin de Crau, uniquement du foin de Crau ("Ma chère, vous avez des goûts de luxe!") et des "bonbons" à la luzerne. Nous étions bons clients à Animalis, avec un budget Cindy équivalent au PIB du Luxembourg.

Nous ne lui passions pas la brosse à reluire mais nous lui coupions les poils régulièrement car elle était tombée dans la potion magique du druide Panoramix (celle qui fait pousser les cheveux des légionnaires dans une BD d'Astérix). Nous lui faisions prendre des bains quand elle était trop sale (ce n'était pas un serpent de mer mais ça lui faisait du bien) et nous lui coupions, non sans mal, ses griffes.

Pour nous remercier de tous ces soins elle...ne faisait rien...une princesse n'a pas à remercier ses domestiques/esclaves qui lui sont naturellement dévoués corps et âmes.

Pour se faire entendre elle n'avait pas besoin de jouer du coup de poing, un regard suffisait à nous faire comprendre qu'elle voulait des graines, quand elle nous attendait les deux pattes sur le rebord de sa coupelle. Elle ne mangeait pas toutes ses graines, non, elle les triait, façon Cendrillon, sans qu'on n'ait jamais pu savoir lesquelles elle préférait.

Une méchante tumeur a commis un crime de sang et nous a volé notre native des Andes. Elle est partie pour le Paradis des cochons d'inde, un potager céleste, et nous a laissé mille et un souvenirs et une goutte de pluie sur la joue.

(Pour Mille et Une)