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vendredi, 16 mars 2007

Le train de 16h16

« Le Jeudi 15 mars vous découvrez une lettre, sans indication particulière qui contient un billet de train pour le lendemain le Vendredi 16 mars, pour le train de 16h16. Le trajet est Paris/ Ce que vous voulez ou Ce que vous voulez/ Paris. Vous avez environ 24 heures pour vous décider. »

Ecrivez votre version de l’histoire et publiez-là sur votre blog le Vendredi 16 mars 2007 (à 16h16 si possible). Voici ma version :

« En triant mon courrier j’aperçu cette enveloppe beige qui attira mon attention parmi les factures et publicités habituelles. Mon nom Francesca Groult y était inscrit à l’encre violette et elle ne portait aucun cachet d’oblitération. Je la retournais, il n’y avait aucune indication au dos. Je m’installais dans mon vieux fauteuil de cuir bordeaux, dans le salon, pour la lire  car mon intuition me disait que ce n’était pas une enveloppe comme une autre. Ce que je découvris à l’intérieur me jetta dans la plus grande perplexité, un billet de train Paris–Le Mans daté du lendemain, le Vendredi 16 Mars pour le TGV de 16h16 avec réservation en 1ère classe, voiture 2, place 61. Mais qui pouvait m’avoir envoyé ce billet ? Aucune lettre ne l’accompagnait.

Je me perdais en conjonctures…mais pour quelle raison m’avait-on envoyé ce billet ? Et surtout qui ? Cette personne devait savoir que je ne travaille pas le Vendredi et que ce week end je n’ai pas mon fils Daniel, qui est parti tout à l’heure avec son père, mon ex-mari à un mariage à Carcassonne. Ne trouvant aucun élément de réponse sur cette enveloppe et me rendant compte qu’il était déjà 19h00 je décidais de poser ce billet et de prendre une bonne douche pour me détendre. Après un  repas réconfortant je passais la soirée à joindre les personnes de ma connaissance susceptibles de m’avoir envoyé ce billet. Mais ce n’était aucune d’entre elles. J’en parlais plus d’une heure avec mon amie Katarina échafaudant les scénaris les plus farfelus dont certains nous firent pouffer de rire comme deux adolescentes.

Elle me conseilla d’y aller, me disant que dans un train je ne risquais pas grand chose mais elle me conseilla de m’acheter un billet pour le retour et me fit promettre de ne suivre aucun inconnu. Son argument principal était : la vie est courte ; amuses-toi, on ne sait jamais, c’est peut-être ton « prince charmant » qui sera au rendez-vous. Je passais le reste de la soirée sur internet et me couchais très tard vers une heure du matin. Ma nuit fut agitée et peuplée de cauchemars plus terribles les uns que les autres, dans l’un d’entre eux je me faisais assassiner comme dans un Agatha Christie, dans un autre le train déraillait…Je me levais vers 9h00 avec la ferme intention de ne pas y aller et de passer le week end « cocooning » dont je rêvais depuis longtemps. Mais au cours de la journée la voix intérieure de la Francesca folle se réveilla et arriva à couvrir celle de la Francesca sage me convainquant qu’un peu d’aventure ne ferait pas de mal à ma petite vie « métro-boulot-dodo ». Comme me le répétait en boucle Katarina « ce n’est pas en restant chez toi que tu vas rencontrer l’homme de ta vie ». je me préparais donc en vitesse car il était déjà 15h00, j’enfilais quelques affaires dans un sac à dos en pensant à l’éventualité de ne pas dormir chez moi et courait prendre le métro. Je failli rater le train car le métro s’arrêta 15 minutes entre deux stations, le métro précédent ayant un voyageur malade. Pendant ce temps là je m’angoissais, j’avais peur de rater le train mais je me demandais également si ce n’était pas un signe du destin pour me dissuader d’y aller ; Je pris quand même la décision de poursuivre et arrivais dans la gare en face des quais à 16h12 ! un coup d’oeil sur le panneau des trains au départ et je montais dans le premier wagon du  train. Il me fallut traverser de nombreux wagons avant d’arriver dans la voiture 2. Pendant que je reprenais mon souffle le train démarra, je regardais ma montre, il était 16h22. Ce train avait « fait un effort pour m’attendre »…signe du destin ? Et c’est le cœur battant à tout rompre que je me dirigeais vers la place 61 qui était à l’autre extrémité du wagon qui n’était qu’à moitié rempli…

Je m’y installais non sans avoir remarqué, à ma plus grande déception, que le siège voisin était occupé, non pas par le bel homme de mes rêves mais par une femme brune

 d’une cinquantaine d’année que je ne connaissais pas. J’étais très déçue ! Personne de ma connaissance…personne non plus ne m’avait interpellé ou ne semblait m‘attendre…Prise d’une impulsion soudaine j’engageais la conversation avec ma voisine et me mis à leur raconter mon histoire (d’habitude je suis assez réservée mais là, j’avais vraiment besoin de parler à quelqu’un). Mon histoire la passionna et elle essaya de m’aider à trouver des explications possibles. Elle pensait que quelqu’un allait peut-être m’attendre sur le quai à destination et me demanda où j’allais. Quand je lui dis que le billet était pour Le Mans elle m’apprit, à mon grand désarroi, que je n’étais pas dans le bon train et que ce train là allait à Tours. Je fus alors à la fois soulagée et déçue, soulagée de comprendre pourquoi personne ne m’attendait et déçue de m’être trompé. Je ne saurais probablement jamais qui m’attendait dans l’autre train. En poursuivant la discussion elle me suggéra que le but était peut-être simplement de m’éloigner de mon domicile pour « libérer » mon appartement et me conseilla de téléphoner à la gardienne, ce que je fîs.  J’appelais Madame Krosky et lui demandais d’entrer chez moi, sous prétexte d’avoir oublié mon fer à repasser allumé, lui promettant de la dédommager. Ma voisine m’appris qu’elle s’appelait  Aimée Fortuna et qu’elle dirigeait un collège privé dans les environs de Tours. Le hasard ne pouvait pas mieux tomber puisque je suis enseignante. Je lui racontais que j’avais  demandé ma mutation car je voulais quitter Paris que je trouvais trop bruyant, stressant et pollué. J’enseigne l’espagnol et elle cherchait justement un nouveau professeur d’espagnol pour remplacer un professeur partant en retraite. Elle me proposa alors de me faire visiter son collège et entrepris de me convaincre de venir travailler chez elle. Je ne fus pas longue à convaincre, Aimée Fortuna  étant vraiment très sympathique , de plus nous avions de nombreux points communs. Ce petit collège, dont le bâtiment central était un ancien château me séduisit tout de suite, il était situé dans un parc à 30 minutes en voiture du centre de Tours. Ce fut un véritable coup de foudre. Elle enregistra ma candidature en me disant que je serais prioritaire dans sa liste. Et elle me raccompagna  à la gare pour que je puisse rentrer chez moi par le train de 19h59.

Vers 22h00 j’étais chez moi, constatant de visu l’absence de tout cambriolage. Je n’en revenais pas ! J’appelais tout de suite Katarina pour lui raconter la suite de l’histoire puis j’allais me coucher…épuisée mais heureuse. Les jours suivants je repensais à la personne qui  m’avait peut-être attendu dans ce train sans me voir venir, j’aurais bien aimé savoir qui c’était…Ce mystère m’intriguait. Aussi, mon cœur sembla battre plus fort quand, le Mardi suivant je trouvais une enveloppe beige oblitérée portant le cachet du Mans. J’allais la lire dans ma chambre pour que mon fils Daniel  ne puisse pas gêner ma lecture mais il semblait lui même très absorbé par ses conversations MSN. Cette fois-ci il s’agissait d’une lettre qui disait ceci :

« Chère ex-voisine, Je m’appelle Louis, nous avons été voisin pendant 5 ans et pendant ces cinq années nous nous sommes salué presque tous les jours sans jamais vraiment engager la conversation. Ce qui ne m’a pas empêché, au fil du temps, de beaucoup m’intéresser à vous au point de me sentir amoureux. Ayant déménagé il y a 15 jours pour la ville du Mans, j’ai « tenté le tout pour le tout » en vous invitant pour vous déclarer mon amour. Mais je voulais être sûr que vous étiez celle que le destin m’envoyait, voilà pourquoi j’ai eu recours à ce subterfuge. Malheureusement vous n’êtes pas une aventurière et vous ne croyez pas au destin. Ce n’est donc pas avec vous que je parcourrais le globe à la recherche du bonheur. Je vous souhaite d’être heureuse,                                                                                                 Louis Chalan »

Au fur et à mesure de ma lecture je me souvenais de ce voisin discret, un bel homme brun au regard bleu et doux, avec lequel je n’avais pas échangé trois mots en dehors des habituels : « bonjour, bonsoir, il fait frais pour la saison, c’est agréable le retour du soleil » et autres conversations d’ascenseur. Je souhaitais vivement lui répondre mais il n’avait pas laissé d’adresse. J’eus alors l’idée de demander sa nouvelle adresse à la gardienne qui me la donna volontiers (cela me coûta à nouveau 20 euros comme lorsqu’elle s’était déplacé chez moi).

Je pus donc lui répondre la lettre suivante :

« Cher ex-voisin, Sachez que j’ai voulu prendre votre train mais je me suis trompée de quai, me retrouvant dans un autre train. J’étais déçue et triste de ne pas savoir qui m’attendais dans ce train là. Aussi, je vous remercie pour cette lettre qui m’éclaire et qui m’a rendue une joie sans nuage. En effet grâce à mon erreur j’ai trouvé le travail de mes rêves et grâce à votre lettre j’ai compris que nous n’aurions pas pu nous entendre car vous êtes trop timide, trop rêveur et vous faites trop confiance au destin. Quand on aime ou que l’on croit aimer quelqu’un, on fonce, on ne laisse pas les autres, le hasard ou le destin décider à sa place. Moi aussi je crois au destin (cette histoire en est la preuve) mais j’ai aussi les pieds sur terre et je pense que le destin a souvent besoin qu’on lui donne un petit coup de pouce. Je vous souhaite également d’être heureux,                                                                                     Francesca Groult Je n’eus plus jamais de nouvelles de Louis mais quatre mois plus tard j’enménageais dans ma nouvelle vie à Tours et je ne l’ai jamais regretté.

dimanche, 04 mars 2007

Précision

J'ai trouvé ce petit jeu sur :

http://apcameleon.blogs.psychologies.com/cmlon/

Juste de passage

Exercice de style

Voici un petit jeu d’écriture que j’ai trouvé sur un blog dont j’ai malheureusement oublié de noter la référence :

Il s’agit d’écrire un texte dont le premier mot commence par un a, le second un b, le troisième un c…jusqu’à z. Voici mon texte :

 

Adam babillait croyant deviner Eve

Fantasmant grivoiseries harassantes…

Innocemment j’aimais Kafka

Le magnifique néant

Orfèvre paresseux qui réveille

Songe terrifique, ultime, véniel, wagnérien, xérophile, yahvesque, zizanique…