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samedi, 09 avril 2011

Le penseur

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Penser...la belle affaire!

Dans une société qui déraisonne, où l'on parle avant de réfléchir, je suis bien le seul à méditer ainsi, tandis que les autres courrent après le profit. Je cogite, je songe, je pèse le pour et le contre. On me dit d'arrêter de me prendre la tête, on me dit de cesser de me perdre dans les nuages. J'estime pourtant qu'avant d'avoir un avis il faut prendre le temps de la réflexion. A contre-courant des opinions faciles et consensuelles, je ne cherche ni fortune, ni gloire. D'un idéal humain, je suis la représentation, un modèle rare et en voie de disparition.

(Pour le jeu de Lylyjane, merci Jill Bill d'avoir rafraîchi ma mémoire)

samedi, 26 mars 2011

Bleu

Bleu le ciel qui regarde nos destinées, bleu intense des étés sans nuages, bleu-nuit aux étoiles qui veillent.


                                               Bleubleu.jpg

Bleu l'océan où naquit la vie, bleu marine des nefs chagrines, bleu outremer des navires solitaires.

 

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    Bleus, les bleuets et les fleurs de Queneau, muse des poètes, berceaux de nos tourments.

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            Bleus, les mots qu'on dit avec les yeux, au nouvel amoureux qui règne sur nos cieux.

 

                                          Pour le jeu d'Auryne, autour de la couleur.

 


 

jeudi, 10 mars 2011

Dans les villes

Nouveau jeu (20/10) sans limite de temps et ouvert à tous.

Publiez votre participation sur votre blog et prévenez-moi en commentaire.

Ecrivez un poème ou une prose, ou faites un visuel sur le thème de la ville.

 En vous inspirant ou non de la chanson de Michel Sardou "Dans les villes".

Les 14 participations : Jill Bill... Fransua... ABC...Laura...Moi...Laura2...Mairym...

Zip de Zoup...Béa Kimcat...Amtealty...Coockers...Moi2...Jakline...Eglantine...


Michel sardou - Dans Les Villes
envoyé par val6210. - Regardez plus de clips, en HD !

Pour rigoler, la même en espagnol :

http://www.dailymotion.com/video/xbh6qy_michel-sardou-ciudad-de-soledad-les_creation

Un texte cher à mon coeur de professeur d'éducation civique :

 

Dans les villes de grande solitude, 

Moi, le passant bien protégé 
Par deux mille ans de servitude 
Et quelques clous sur la chaussée, 

Dans les villes de grande solitude, 
De nouvel an en nouveaux nés, 
Quand j'ai bu plus que d'habitude, 
Me vient la faim d'un carnassier, 

L'envie d'éclater une banque, 
De me crucifier le caissier, 
D'emporter tout for qui me manque 

Et de disparaître en fumée

Mais dans les villes de grande solitude, 
Tous les héros se sont pollués 
Aux cheminées du crépuscule 
Et leurs torrents se sont calmés. 

Alors je fonce comme une bête 
Sur le premier sens interdit. 
Aucun feu rouge ne m'arrête. 
Je me sens bien dans ma folie. 

J'ai envie de violer des femmes, 
De les forcer à m'admirer, 
Envie de boire toutes leurs larmes 
Et de disparaître en fumée 

Mais dans les villes de grande solitude, 
Quand l'alcool s'est évaporé, 
Je replonge dans la multitude 
Qui défile au pas cadencé. 

J'ai peur d'avoir brisé des vitres, 
D'avoir réveillé les voisins 
Mais je suis rassuré très vite : 
C'est vrai que je ne casse rien. 

mardi, 14 décembre 2010

Demande moi...

Jeu (29/08) sans limite de temps et ouvert à tous.

Publiez votre participation sur votre blog et prévenez-moi en commentaire.

Ecrivez un poème ou une prose, ou faites un visuel en vous inspirant de la chanson de Marc Lavoine "Demande-moi".

 

"(...)Demande-moi la lune, demande-moi les clefs
Demande-moi de te suivre, je te suivrai
Demande-moi le ciel, demande-moi l'impossible
Demande-moi ton chemin, je t'aiderai
Demande-moi ce que tu veux, demande et je passe aux aveux
Demande-moi de me jeter dans tes bras, je le ferai"

 

Les 8 participations : Jill Bill...Coockers...Moi...Reinette...Laura...Amtealty...

 

Les mots d'Amtealty m'ont beaucoup touché :

"Demande-moi Enriqueta d'écrire pour toi

Demande le moi une fois par mois

Je le ferai par amour des mots au moins une fois

(...)

Demande le moi, relance-moi

(...)

Demande moi pourquoi je ne le fais pas

..."

 

 Autre participante : Jakline...Auryne...



vendredi, 05 novembre 2010

Véronique

Véronique vagabonde virtuellement, visitant verbes voltigeurs, vers voluptueux, verves volontaires, vies vulnérables, volutes virtuoses, vagues virevoltantes...vive voyageuse victorieuse.

(ma participation pour le jeu d'Amtealty)

mercredi, 25 août 2010

Alors on danse

Nouveau jeu (18/05) sans limite de temps et ouvert à tous.

Publiez votre participation sur votre blog et prévenez-moi en commentaire.

Ecrivez un poème ou une prose, ou faites un visuel sur le thème de la routine.

* en vous inspirant (ou pas) de la chanson de Stromae "Alors on danse".

* en glissant si possible les expressions suivantes : "Qui dit..." , "Alors on ..." en les répétant x fois.
* vous pouvez répéter "Alors on danse" ou "Alors on chante" par exemple.
 

Version de Viviane, laissée en commentaire :
Petit jour? Sera-t-il pire ou pas pire?
Do
Petit jour? Sera-t-il pire ou pas pire?

Douleurs et re-douleurs de chaque jour...
Une forme blanche avec un grand sourire ...

Alors on fait semblant ... on se souhaite un bon dimanche

Nouvelle poche de cocktail chimique!
Perfusion laide et d'un trouble écoeurant,
Goutte à goutte lent, si lent qu'il me panique.
Alors on patiente, on patiente et on attend.

Matinée déjà vécue et tristounette...
Enfin débranchée et autonome ...
Sans force... une toute petite toilette ...
Alors on se prépare et on se pomponne.

Midi sans joie, routine et routine,
Repas aseptisé, fade et sans saveur
Pas faim et toujours mauvaise mine!
Alors on fait semblant en y mettant du coeur.

Sieste bienvenue et non-reposante..
Des voix et du bruit dans le couloir.
Une larme inattendue et lente.
Alors on rêve, invente, juste pour voir.

On rêve de fleurs et d'air pur.
Personne n'est dupe ... tout est noir ...
Le coeur n'y est pas, c'est trop dur!
Alors on ne dit rien, on ne veut pas savoir.

Visite attendue d'amis prévenants.
Solitude de l'âme et douleur du corps.
La journée finit lentement.
Alors on craint le verdict des docteurs, encore, encore.

Le sommeil naît de la perfusion.
Un sommeil jamais réparateur.
Un sommeil peuplé de sueurs et de visions.
Alors on patiente, on patiente, on se laisse aller.

Alors on s'endort croyant que c'est pour toujours.
Alors on se réveille avec le cauchemar de tous les jours.
Alors on revoit le défilé des docteurs tous sourds.
Alors nos vies palpitent avec des mélanges lourds.
Alors on se met à imaginer le jour ....

Le jour où ... le grand jour, le jour de la délivrance!
Alors on se sent léger devant l'immense ...
L'immense jour, celui où les étoiles dansent ...
Alors on ferme les yeux imaginant notre chance...

 

samedi, 07 août 2010

Que sont devenus toutes nos idoles?

Nouveau jeu (17/05) sans limite de temps et ouvert à tous.

Publiez votre participation sur votre blog et prévenez-moi en commentaire.

Ecrivez un texte, un poème, ou faites un visuel sur le thème "Que sont devenues toutes nos idoles?".

Les 13 participations :

Laura...Jill Bill...Sandrasbz...Lylyjane...Hélène...ABC...Abeilles 50...Coockers...Moi...Ecureuil bleu...Eglantine...Fransua...Moi (2)...

Que vous soyez poète, nouvelliste ou chroniqueur, votre témoignage peut prendre n'importe quelle forme, reportage photos,  portraits, croquis...

Vos idoles peuvent être des chanteurs, des acteurs...voir même ne pas être des artistes...peu importe.

Thème inspiré par la chanson de Jane Birkin-Serge Gainsbourg : "ex fan des sixties, petite baby doll, que sont devenues toutes tes idoles?" et par une émission de TV vue sur TMC le 12/05/10 "Quand la musique est bonne".

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(Michel Berger, Daniel Balavoine et France Gall)

 

mardi, 20 juillet 2010

J'ai perdu...

Ma réponse à Sandrin qui vous propose de faire la liste de ce que vous avez perdu :

J'ai perdu...
quelques battements de coeur avant de LE rencontrer
quelques confidences glissées dans des oreilles traitresses
quelques mots injurieux en pluie inefficace
quelques sourires timides à qui ne savait voir
quelques mots poétiques à qui ne peut entendre
quelques heures à attendre qui ne reviendrait pas
quelques mots et phrasés à qui ne sait que compter
quelques prières intimes à celui qui n'existe pas (?)
quelques souhaits très naïfs qui sont morts au matin
et quelques clefs des champs que je retrouverai.

mercredi, 23 juin 2010

Animaux

Les singes sont des monte-en-l'air

Les araignées des as de la varappe

Maîtres des profondeurs sont les rats

Et les luciolles brillent comme des étoiles

 

La race humaine? Inexistante!

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Les cochonnes ne sont pas des bourgeoises

Les fourmies ne manquent pas de compagnie

Les éléphants ne boivent pas de xérès

Et les lions ne vont pas au bar

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Les petits ours nagent mieux que des mousses

La reine des océans est la baleine

Je crois à la suprématie des bêtes

Même de la taupe et de celles qui sont borgnes

 

L'humain est loin d'être le plus vaillant!

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Je préfère la nature aux donzelles et aux gars

Que la faune, de la Terre, reste la seule maîtresse

Tandis que les humains, la vie, assassine

A tous les animaux je déclare mon amour

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(Ma participation au jeu de Jill Bill sur le blog d'Hélène : il s'agit de placer 18 mots dans l'ordre en les plaçant en fin de phrase, de monte-en-l'air à amour)

vendredi, 04 juin 2010

Une minute de silence

"Une minute de silence pour vous deux"

Texte écris en me servant des paroles des chansons de Daniel Balavoine et de deux chansons de Michel Berger pour France Gall "Evidemment" et "Plus haut".

 

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Depuis cette époque là*, il y a comme un goût amer en moi, un goût de poussière dans tout et la colère qui me suit partout. Evidemment, je danse encore sur les accords que j'aime tant mais pas comme avant. Tu m'as laissé plus orpheline qu'une orpheline** depuis que tu as joué les filles de l'air à cause d'un conard qui t'as forcé à prendre un hélicoptère. Pourquoi je vis? Pourquoi je meurs? Pourquoi je crie? Pourquoi je pleure? Moi aussi je lance le S.O.S d'une terrienne en détresse. Tous les cris, les S.O.S, partent dans les airs, dans l'eau laissent une trace dont les écumes font la beauté, pris dans leur vaisseau de verre les messages luttent mais les vagues les ramènent en pierres d'étoiles sur les rochers.

 La vie n'attend rien, que la mort au bout du chemin. Contre le passé il n'y a rien à faire, c'est comme une fatigue, un dégoût. A quoi ça sert de courir partout? Je garde cette blessure en moi, qui ne change rien, qui change tout. Et je cours, je me raccroche à la vie, je me saoule avec le bruit des corps qui m'entourent, comme des lianes nouées de tresses, sans comprendre la détresse des mots que j'envoi.

 


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Je n'ai pas choisi le début, je ne choisirai pas la fin de ma vie. Je ne suis pas une héroïne, mes faux pas me collent à la peau mais aujourd'hui la vie que je mène a guéri ma fragilité. L'amour me porte dans mes efforts, l'amour de tout délie du secret et face à tous ceux qui me dévorent, aimer est plus fort que d'être aimée.

 Moi aussi j'ai souvent souhaité partir avant les miens pour ne pas hériter de leur flamme qui s'éteind et m'en aller en gardant le sentiment qu'ils vivront éternellement. Il y a des silences qui disent beaucoup, plus que tous les mots que j' avoue et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout.

 

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Evidemment, je rie encore pour des bêtises comme une enfant, mais pas comme avant. Je voudrais voir le monde à l'envers, j'aimerais mieux être un oiseau. La Terre tourne, oh! Dieu que c'est beau! Tu m'as appris que l'amour ne s'arrête pas avec la mort.

 Plus haut, celui que j'aime vit dans un monde plus haut, plus haut que le vol des oiseaux, celui que j'aime vit dans un monde plus beau, bien au dessus du niveau des mots, dans un univers au repos et si je lui dis oui, il m'emmène avec lui. Moi aussi, je veux vivre, ou survivre, sans blesser tous ceux que j'aime, être heureuse, malheureuse, seule ou même à deux, mais vivre!


* Cette époque là : fin 1985, début 1986.

** Mon père est décédé deux mois avant Daniel Balavoine.