Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 17 juillet 2014

Jeudi en poésie

 

Homme qui lit.jpg

Pastel de François-Xavier Vispré,

Portrait de John Farr lisant les Odes d'Horace

[inscription "VISPRE PINX" sur la tranche du livre posé à droite ]

University of Oxford, Ashmolean Museum.

 

Homme qui lit 2.jpg

http://www.addoc.asso.u-psud.fr/nos-actions/ 

Du lecteur bien installé à l'abri dans son jardin, un célèbre Petit Journal illustré entre des mains oisives, à celui qui lit dans un TGV, un article d'un journal sur son ordinateur portable connecté, entre des mains actives, quelques siècles de lecture attentive ou distraite... 

 

Homme qui lit 3.jpg

 

http://www.sncf.com/fr/services/confort-a-bord

------------------------------------------------------------------

Dans ma demeure ou à mon travail et partout ailleurs, je lis 

Dans mon lit, dans ma baignoire, sur un banc dans un parc public, je lis

Dans la rue, sur le quai d'une gare, dans le RER, je lis

Pour moi, le monde entier est une vaste bibliothèque

Je lis en marchant, en mangeant, en rêvant

Je lis le jour, la nuit, la semaine, le week end

Et quand je ne lis pas je parle des livres que j'ai lu

Car la lecture est ma meilleure amie.

 

Lecture.jpg

 Vous avez été nombreux à réagir à mon précédent texte pour le 1er Jeudi en Poésie du 10 Juillet, pour dire que votre préférence va au livre papier. Moi aussi mais malheureusement j'ai été obligée de passer à la liseuse car ma mauvaise vue ne me permet plus de lire si les lettres ne sont pas agrandies. En effet je suis myope, astigmate et prebyte. De plus j'épuise mes yeux à longueur d'année pour déchiffrer les âneries qu'écrivent mes élèves sur leur copies. D'autre part, un livre peut être lourd dans un sac. Avec ma liseuse je peux partir en vacances avec ma bibliothèque entière si ça me chante.

lundi, 14 juillet 2014

Défi n° 127

Dans ma bibliothèque, j'ai retrouvé un livre de Théodore Monod que tu m'avais dédicacé : "Méharées, explorations au vrai Sahara"...Notre rencontre en plein désert m'est ainsi revenue en mémoire...

 

C’était dans le grand erg oriental tunisien . Le soleil imprimait nos ombres sur le sable. Le matin, nous étions nombreux à marcher, escalader les dunes de sable puis les redescendre… les dunes s’enchaînaient, parfois interrompues par des plateaux couverts de buissons.

medium_Desert2.JPG

La steppe, maigre pâturage pour de petits troupeaux de chèvres était surtout signe de bivouac temporaire pour une collation (thé à la menthe très sombre et très sucré, pain sans levain cuit sous la cendre et le sable) ou pour la nuit.

L’après midi nous préférions tanguer sur nos dromadaires…Le mien s’appelait Rajak et son chamelier Mabrouk.

medium_Desert_1.JPG

 Et nous partions ainsi pour une lente méditation qui rythmait le pas muet des dromadaires à travers les paysages sahariens.

 

« Homme, bois de l’eau pour te rendre beau, gave-toi de soleil pour te rendre fort, et regarde le ciel pour devenir grand » Proverbe Touareg

 

Nous somnolions, mon dromadaire fermait la marche et j’avais peur de véritablement m’endormir et de tomber; je te disais que si je tombais, ma chute serait silencieuse car amortie par le sable et que personne ne s’en rendrait compte avant le bivouac du soir et nous pouffions de rire comme des collégiennes. C'est pour que je ne m'endorme pas que toi, dont le dromadaire précédait le mien, tu me racontais les livres qui t’avaient le plus marqué,  et tu me fis découvrir « L’alchimiste » de Paulo Coelho.

C’est ainsi que s’égrénaient les jours…

Cette monotonie apaisante libérait nos esprits tout en ramenant nos corps à des besoins élémentaires : boire, manger, dormir, trouver un buisson…

Elle fut une fois interrompue par une tempête de sable. Les lèvres entrouvertes je respirais à travers l’épaisseur du voile de mon chech, je m’habituais à cette chaleur et à ce vent qui desséchaient ma bouche et ma peau esseyant d’oublier ma soif et la peau de mes cuisses irritées à force d'être assise sur un dromadaire.

 

« Et dans le désert de mon cœur, qui agrandit le désert de sable, le silence ajoute un voile sur mon voile, avec ses mains d’air et de sable » (Mano Dayak)

 

Nous trouvâmes refuge dans une maison abandonnée envahie par le sable pour y partager les restes du couscous de la veille. Le soir précédent nous avions participé à la tambouille pour éplucher, découper les légumes et apprendre quelques mots d’arabe (malheureusement oubliés), sous la surveillance de Belgacem le cuisinier. Ce jour là nous apprîmes à faire la vaisselle avec du sable.

Le soleil se couchait rapidement car nous étions en Février. En soirée, à l’heure du bivouac, nous ne disposions que d’une demi-heure/trois quart d’heure pour trouver un buisson, nous changer, installer notre lit de fortune ou chahuter sur les dunes. Nous nous rassemblions autour du feu pour prendre le repas, chanter, sous la direction d’Amor le chamelier-chanteur, et danser. Il faisait froid et nous nous réchauffions en buvant un peu de wisky, en nous serrant les uns contre les autres sous des couvertures qui sentaient le dromadaire et en dansant autour du feu.

 

« Ne te lasse pas de crier de joie, d’être en vie et tu n’entendras plus d’autres cris » Proverbe touareg

 

Nos rires et nos chants, portés par le vent, s’envolaient à travers le désert pour aller réchauffer les âmes solitaires…

medium_Desert_3.JPG

La lumière bienveillante de la lune nous permettait de regagner notre duvet, placé sous la tente berbère dressée pour nous abriter, ou plus à l’écart, au pied d’un buisson, selon notre humeur…Nous nous endormions en nous racontant des histoires que nous avions lu, en pouffant de rire et en regardant les étoiles…

Au matin, nous renaissions de nos duvets couverts de givre nocturne pour constater que des gerboises et des oiseaux étaient venus nous rendre visite, la nuit ou à l’aube, et avaient laissé leurs empreintes tout autour de nos sacs de couchage.

medium_Desert_4.JPG

Nous étions vingt-deux…Nous avons cheminé ensemble pendant quelques jours, quelques mois pour certains, quelques années pour d’autres mais je me souviens de vous tous, bien que vingt années aient passé. De cette belle aventure humaine il ne me reste que des souvenirs, des photos et les roses des sables que le Sahara m’avait offert…C'est tout cela que j'ai retrouvé pèle-mêle dans ma bibliothèque...Elle est très mal rangée ma bibliothèque... Que voulez-vous, je ne suis pas bibliothécaire.

 

(Pour les croqueurs de mots)

 

 

jeudi, 10 juillet 2014

Jeudi en poésie

 

 

lectrice.jpg

 

(La lectrice de Fragonard)

De la lectrice assise au coin du feu, dans un confortable fauteuil, un précieux livre de papier entre des mains oisives à celle qui lit debout, dans un hall de gare, une liseuse branchée entre des mains actives, quelques siècles de lecture passionnée ou laborieuse...

 

lectrice_quai.jpg

(Lectrice sur le quai - CC par moriza, 2006, blog de la BNF)

femme-lectrice1.jpg

 

        ------------------------------------------------------------------

Je lis sur une liseuse, tu lis sur un i-phone, il lit des journaux papier, elle lit des livres, nous lisons sur un ordinateur, vous lisez votre courrier, vos lettres, ils lisent les sous-titres au cinéma, elles lisent les étiquettes de tous les emballages...

 

(Pour les Croqueurs de mots)

-----------------------------------------------------------------------

La liste des participants est sur le blog des croqueurs

lundi, 07 juillet 2014

Défi n° 127 Bibliothèque and co

Défi.jpg

Racontez une histoire en prose (de préférence) qui commence par :"j'ai trouvé dans ma bibliothèque" ou qui finisse par "je ne suis pas bibliothécaire" (ou les deux).

Publiez-la sur votre blog le Lundi 14 Juillet.

Et pour les jeudis en poésie : pour le Jeudi 10 Juillet = écrivez ou trouvez un poème qui parle d'un objet (ou des objets) qui nous servent à lire : livres, journaux, magazines, liseuses, ordinateurs...Pour le jeudi 17 Juillet = écrivez ou trouvez un poème qui parle des lieux où on lit : bibliothèque, médiathèque, librairie, école, monastère, église...

Evidemment tous les panachages et métissages sont autorisés à condition de coller de près ou de loin au thème "bibliothèque".

Signalez-moi votre participation ici ou sur le blog des croqueurs pour que je puisse vous lister, vous lire et vous commenter. Que l'inspiration soit avec vous!

(Pour les Croqueurs de mots)

 

lundi, 30 juin 2014

Défi n° 126 Les chaises abandonnnées

 

Croqueurs.jpg

 

Trois chaises dans une clairière

Evoquent tous les derrières

Qu'elles ont eu en plénière

 

Elles se souviennent des fiers

Des culs de roturières

Et des fesses tracassières

 

Trois chaises très altières

Recouvertes de lierre

Se rappellent leur carrière

 

Elles n'oublient pas hier

Les miches buissonnières

Et les culs durs comme pierre

 

Trois chaises dans un pré

Aux mots exagérés

Et discours acérés

 

Dénigrent les sacrés

Les joufflus modérés

Et les séants lettrés

 

Trois chaises désoeuvrées

De rouille empourprées

Vitupèrent et maugréent

 

Elles fustigent les timbrés

Les fesses désespérées

Et les culs honorés.

 

(Pour Jeanne Fadosi et les croqueurs de mots)

 

lundi, 16 juin 2014

Défi n° 125 La Joconde

 

Croqueurs.jpg

 

Au Louvre, soudain la Joconde

Interpelle une maussade burgonde

Qui jette un coup d'oeuil à la ronde

Avant de dire :"Oui? Madame Mona Lisa?"

Alors commence dans le brouhaha

Un drôle de dialogue à deux voix

Mona rêvait d'être blonde

Et de parcourir le monde

Rosemonde, la burgonde, lui donna du moka

Et lui raconta le Kamtchatka

Mona songe devant la mappemonde

En projets fous elle abonde

Rosemonde, du monde, en est revenue, ah!là!là!

Métro, boulot, dodo, vraiment que pouah!

Mona Lisa veut faire une véritable fronde

Pour plus jamais qu'au Louvre elle se morfonde

Rosemonde entend alors :"abracadabra!"

Dit par un magicien qui passait par là

Mona est heureuse dans la peau de Rosemonde

En 2014 elle se sent futée et gironde

Rosemonde, dans son tableau, se prend pour Marie Leczinska

L'amour des visiteurs fait d'elle une vraie diva.

 

(Pour Eglantine Lilas et les Croqueurs de mots)

 

lundi, 02 juin 2014

Défi n° 124 Crémaillère

 

 

Défi.jpg

 

crémaillère d.jpeg

J'ai préparé ma crémaillère

J'ai préparé de belles chansons

De gros poulets et des bières

De bons mets et des boissons

Une semaine de vraie fourmilière

Le ménage plus que de raison

Pour pas qu'ce soit une pétaudière

Que mes invités soient marrons

J'suis crevée comme une cantinière

Je n'ai plus le goût des flonflons

Derrière l'allée des roses trémières

Je m'endors sur l'qu'en dira-t-on

Qu'une autre fasse sa crémaillère

Pour que j'en profite à foison

 

crémaillère 3.jpeg

 

 

(Pour Domi et les Croqueurs de mots)

 

 

Diplome1 B.jpg

 

 

 

 

lundi, 21 avril 2014

Défi n°121 Trouver la grosse bête

 

Défi.jpg

 

Le chaseau

Un chaseau, c'est quoi?

Un chaseau ce n'est pas un chat qui se prend pour un oiseau, ça c'est une maladie pour psychiatre

- prononcé ch et pas k, un psy pour chat, quoi! (réplique de Kad Méra dans je ne sais plus quel film) -

- Je vous ai déjà raconté que mon chat Nono se prenait pour un oiseau, ICI -

[Quand il était jeune, il a voulu voler avec les oiseaux et est tombé de la loggia (5e étage), je l'ai cherché avec angoisse pendant deux heures dans tout mon quartier, pour finir il était tombé dans la loggia de ma voisine du dessous, sans aucune égratignure]

Mais un chaseau ce n'est pas ça, non, c'est un chat qui vole

Mais pas dans le frigo comme Nono, non, un chat qui vole avec ses ailes.

A ne pas confondre avec un oichat,

pas un oiseau qui se prend pour un chat, non,

ça c'est une maladie pour psychollogue, avec deux ailes, un psy pour oiseau, quoi!

Mais un oiseau qui marche et qui miaule.

Tous ces animaux existent, oui,

Ce sont des mutants

Je crois que c'est à cause de la pollution ou du changement climatique, ou du gouvernement, je ne sais plus.

 

chat qui vole.jpg

Image trouvée sur

http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://p9.storage.canalblog.com/93/84/547992/42783428.jpg&imgrefurl=http://lechatquivole.canalblog.com/

 

 

(Pour Lilou soleil et les Croqueurs)

mercredi, 12 mars 2014

Défi n°118

Je publie mon défi très en retard, mieux vaut tard que jamais.

 

Chats oiseaux.jpg

 

 Mimi Joli :"Qu'est-ce qu'on fou là? Bon sang qu'est-ce qu'on fou là?"

Odilon : "Pour la 77e fois Mimi Joli je te rappelle qu'on est là pour tenir compagnie à Noël"

Mimi Joli: "ça, j'ai bien compris mais pourquoi?"

Quick : " Tu fais exprès ou quoi? On t'a dit que Noël avait toujours rêvé d'être un oiseau."

Jules : "Mais comment peut-on rêver d'être un oiseau quand on a la chance d'appartenir à la race supérieure?"

Odilon : "Là n'est pas la question. On est ici par solidarité et on y restera aussi longtemps qu'il le faudra!"

Olympe :"Solidarité, solidarité...mais moi je commence à avoir faim!"

Isidore : "Et moi j'ai envie de faire pipi!"

Arthur : "ça suffit! L'amitié et la fraternité sont des valeurs sûres chez les chats. Nous ne sommes pas des humains, que diable! Nous resterons ici tant que Noël y sera."

Odilon :"Nono...Tu te sens bien ici?"

Noël : " Ouais, les mecs, c'est extra! Very good trip!"

Bandit : "Il faut dire qu'elle était bonne cette herbe!"

Adyn : "Du premier choix!"

Olympe : "On aurait du empêcher Noël d'en manger autant!"

...

Mimi Joli : "Mais qu'est-ce qu'on fou là? Bon sang, qu'est-ce qu'on fou là?"

 

(Pour Lénaïg et les croqueurs de mots)

 

Défi.jpg

(Texte réalisés avec les noms de tous les chats que j'ai bien connu dans ma vie. )

 

lundi, 24 février 2014

Défi n°117 Duos

Défi.jpg

J'arrive en retard  et essoufflée, comme d'habitude, à ma séance chez le psy. Je lui dis à peine bonjour et je m'installe dans un fauteuil, toute excitée à l'idée de lui raconter mon dernier rêve.

 

Psy.jpeg

 

"J'étais au pied de la tour Eiffel avec Alain Delon qui me faisait des avances tandis que Louis XIV nous prenait en phot en disant :"la photographie, c'est moi!". L'instant d'après je faisais une croisière sur la Seine en bateau mouche. Amélie Nothomb venait me saluer et me demandait des nouvelles de mon chat tandis que Picasso me félicitait d'avoir commencé ma "période rouge". En passant près du jardin des plantes, Charles de Gaulle me hélait et me disait :"je vous ai compris!" tandis que Muriel Robin essayait de lui voler son képi de général. Je me promenais ensuite au bois de Boulogne et j'y voyais Simone de Beauvoir qui faisait le tapin alors qu'il pleuvait des livres; j'en attrapai un, c'était "Jacques le Fataliste" de Diderot. Puis je dégustai un vin de Bourgogne dont la bouteille coûtait 621 euros aux hospices de Beaune et Kipling me présentait son fils qui allait bientôt partir sur le front de la Somme. Mon téléphone sonnait, c'était Brigitte Bardot, ma meilleure amie, qui voulait avoir des nouvelles de mon chat. Je me promenais dans la forêt des Dhuis avec Florence Foresti à qui je faisais réciter son rôle dans "Les fâcheux" de Molière. Puis je me retrouvais à défiler sur les champs Elysées, le 14 Juillet, avec la légion étrangère française. Napoléon nous saluait en soulevant son chapeau tandis que Mystinguette chantait : "J'ai deux amours..."

"Alors, docteur, qu'en pensez-vous?" dis-je. "Quelle est la signification de ce rêve mystérieux?"

"Je ne sais pas" répond-il d'un air dubitatif.

"Comment ça, vous ne savez pas? C'est vous le psy, non?" dis-je d'un ton courroucé.

"Non" dit-il alors."Je ne suis pas psy mais dentiste...Je vais vous changer votre antibiotique. Je pense que vous faites une allergie au Birodogil".

 

dentiste.gif

 

 

                                    (Pour Mam'zelle Jeanne et les Croqueurs de mots)