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lundi, 10 février 2014

Défi n° 116

 

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Mais que se disent ces trois personnages ?

 

 

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« Ce n’est pas possible ! »

« Renversant ! C’est renversant, quelle nouvelle ! »

« Oh ! Vraiment, je ne peux en croire mes oreilles ! »

« Quelle nouvelle croustillante vous nous contez-là ! »

« Une fois par jour ! Voyez-vous ça ! »

« Et en plus elle ne s’en cache pas ? »

« Urbi et orbi, quelle effrontée ! »

« Rassemblés sur un blog éhonté ! »

« Sans soucis du qu’en dira-t-on ? »

 

« De la part d’une personne si gentille ! »

« Et qui semblait si honnête ! »

 

« Mais où va donc le monde ! »

« On m’a dit qu’ils étaient de plus en plus nombreux… »

« Tout de même… Jill Bill… qui l’eut cru ? »

« Se méfier de l’eau qui dort, je l’ai toujours dit ! »

 

 

 

Mais de quoi parlent-ils ? Ils parlent de Jill Bill…Ils disent… qu’elle écrit tous les jours…Et que ses lecteurs sont de plus en plus nombreux.A quoi d’autre pensiez-vous donc ?

 

(Pour Jill Bill et les Croqueurs de mots)

 

lundi, 27 janvier 2014

Défi n° 115 Amstramgram

Le premier livre qui passe à ma portée est un manuel de géographie de seconde. Mes dix mots sont : durable, Etat, Shenzhen, développé, majorité, planisphère, énergétique, biologique, laitage, agriculture.

 

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Et oui, je suis obnubilée, je n'ai jamais les neurones au repos, je ne pense qu'au développement durable, mes pensées passent d'un Etat à un autre, je connais Curitiba, Tombouctou ou Shenzhen mieux que ma poche, et cela sans jamais y être allée. La mondialisation et la puissance des pays développés et émergeants me hante car la misère est la règle de la majorité.

J'ai dans la tête des planisphères qui dansent et les bilans énergétiques me mettent en transe. Je défends l'écologique et le biologique, je compte les quotas pour le laitage et les ethnies. Le tourisme, le commerce, l'industrie et l'agriculture sont mon fonds de commerce, c'est pas une sinécure.

Je suis obsédée par la géographie, je l'enseigne aux grands et aux petits.

(Pour les Croqueurs de mots)

lundi, 13 janvier 2014

Défi n° 114 Voeux pour l'an nouveau

Prenez-les comme des voeux ou comme des résolutions...

 

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1. Indignez-vous! Ne vous laissez pas exploiter par les riches, ne vous laissez pas priver de vos droits par les patrons et les  hommes politiques. (Et relisez le fabuleux texte de Stéphane Hessel)

"Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux."

Stéphane Hessel

2. 

"Surtout, soyez toujours capables de ressentir au plus profond de votre coeur n'importe quelle injustice commise contre n'importe qui, où que ce soit dans le monde. " Che Guevara.

"Créer, c'est résister.

Résister, c'est créer."

 

Stéphane Hessel

3. Faites de 2014 une révolution de velours!

"Aussi, appelons-nous toujours à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation de masse, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous." Stéphane Hessel


http://www.babelio.com/auteur/Stephane-Hessel/104203/cita...

 

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(Pour Jeanne Fadosi et les Croqueurs de mots)

lundi, 02 décembre 2013

Défi n°112

 

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Quand les poules auront des dents

Mes élèves seront "grands"

Ils ne me répondront plus

Quand les poules seront velues

Et ils sauront bien écrire

Quand les poules sauront rire

 

 

Quand les poules auront des dents

Mes élèves s'ront plus feignants

Ils ne me f'ront plus crier

Quand les poules auront des pieds

Ils apprendront leurs leçons

Quand les poules feront pin-pon

 

 

Quand les poules auront des dents

Mes élèves seront charmants

Ils ne m'front plus répéter

Quand les poules auront "muté"

Je serai un prof zen

Quand les poules joueront sur scène


 

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(image trouvée sur marre-et-remarre.blogspot.com)


 

(Pour les Croqueurs et Lénaïg)

 

lundi, 04 novembre 2013

Défi n°110 Plein les bottes!

 

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J'enfilai mes superbes bottes

Comme une célébrité, une matelotte

Elles sont si belles, mes jolies bottes

Je me sentai si "fiérotte"

Je paradai toute Pierotte

Comme si j'étais Aristote

Je revenai d'une gargote

Vêtue d'une redingote

Mais il y avait une trotte

Et dans mes bottes mes pieds mijotent

Comme dans un four, des papillottes

J'avoue je me sentai sotte

Elles étaient neuves, mes belles bottes

Maintenant je pleure, je sanglote

Et je ne les aime plus, mes bottes.

 

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(Pour les Croqueurs de mots)

lundi, 23 septembre 2013

Défi n° 107 Rien

A la lumière artificielle, penchée sur sa feuille, elle hésite à écrire :"les mots sont l'ancre de ma vie" ou bien "les maux sont l'encre de ma vie". Ah! S'exclame-t-elle en pensant à hier...Son as de coeur, son choeur, sa muse est partie se mettre au vert, plus personne pour lui souffler quelques vers, elle frisonne et finit son verre, quelque absinthe ou vermouth un peu trop vert qui la fait grimacer sans lui apporter un quelconque réconfort. Légèrement ivre, elle fredonne :"je suis saoul, saoul, saoul, sous ton balcon..."mais les paroles de cette chanson s'embrouillent et sa voix s'éraille, son chant non plus ne vaut pas un sou, ce n'est qu'un champs en jachère.

Elle a toujours voulu être un auteur mais ses écrits ne sont ni à la hauteur de ses rêves, ni au niveau de son potentiel que désormais elle nie et ses poésies sont lourdes et grasses quand elle les voudrait aériennes et pleines de grâce. Elle n'y croit plus, l'oiseau qui la guidait a quitté le nid. Ses nouvelles, ses romans sont banals et beaucoup trop courts, elle devrait plutôt prendre des cours et tout recommencer à zéro. Tout son passé lui revient en mémoire, à l'école, elle voulait qu'on lui apprenne à conter alors que tous ne pensaient qu'à compter. A l'époque, avec les mots elle se sentait reine, elle en faisait ce qu'elle voulait, c'était elle qui tenait les rênes.

Aujourd'hui, les idées noires l'envahissent tant et tant qu'elle ne voit plus passer le temps. Est-ce aujourd'hui ou demain? Elle ne sait plus où elle est. Elle ne sait plus s'il faut abandonner ou persévérer. Est-ce la fin de l'envie, de la faim des écrits? Elle s'est fourvoyée peut-être ou c'est seulement un mauvais moment à passer. "Je ne sais plus rien" se dit-elle mais je ne peux être sans écrire. Ecrire n'est-il qu'un vain ouvrage? Faut-il écrire vingt fois, vingt mille fois, vingt millions de fois pour aboutir? Cent doutes l'assaillent, le chemin sera long, elle s'en doute, elle ne fait plus confiance à ses sens, elle sent monter l'angoisse de la page blanche et son sang se figer comme son inspiration.

 

(Pour ABC et les Croqueurs de mots)

lundi, 27 mai 2013

Défi n° 103

Je me souviens des noël d'autrefois, quand j'attendais avec impatience tout ce qu'une petite fille puis une jeune fille peut attendre. Il fallait faire le sapin que l'on était allés soigneusement choisir chez le marchand, c'était un vrai, il sentait bon (maintenant j'utilise un sapin "synthétique", planète oblige). On ouvrait la grande boîte dans laquelle ma mère rangeait les décorations, c'est un grand carton qui avait contenu un grand nounours en peluche que j'avais reçu à 4 ans, le carton avait été décoré par mes parents (ce carton existe toujours chez ma mère, il contient toujours des décorations). On (mes souers et moi) installait d'abord les guirlandes électriques puis les boules et les décorations puis terminer les guirlandes. Je continue à suivre toujours ce même rituel chaque année pour mon sapin.

Je me souviens de l'odeur des Noël d'autrefois, celle des mandarines dont ma mère disposait les écorces sur sa vieille cuisinière à charbon de bois et dont le doux parfum se diffusait dans notre petit appartement.

Je me souviens des sons des Noël d'autrefois, c'est la voix de Tino Rossi qui interprète "Petit Papa Noël", "Minuit chrétien", "Trois anges sont venus ce soir" et "Noël en mer". Pendant longtemps, aussi longtemps que j'ai cru au père Noël, j'ai cru que Tino Rossi était le père Noël. J'ai perdu le 45 tours d'origine mais j'écoute chaque année le CD de ces chansons. Je ne sais rien du Tino Rossi crooner, séducteur, corse et tchi, tchi. Pour moi, Tino Rossi c'est le grand-père idéal, celui qui pardonne, celui qui console, celui qui raconte et celui qui offre des cadeaux.

Je me souviens de Tino Rossi, qui mérite bien qu'on lui dédie un défi, que les Croqueurs le mettent à l'honneur et que je m'écrie, en traversant la mer (méditerranée), en direction de la Corse : "mais qu'est-ce que je fais dans cette galère?".


Pour Fanfan  et les Croqueurs de mots

lundi, 13 mai 2013

Défi n°102 Un humour de tableau

 

 

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Politiquement incorrecte et fière de l'être

 

Je ne suis pas , d'autrefois, une glaneuse

Moi, je suis plutôt, d'aujourd'hui, une glandeuse

Je me vante de ne pas être rentable

J'ai pas d'manières, j'suis pas sortable

Le CAC 40 ne me fait ni chaud ni froid

Pour sauver les bénèfs des riches, je n'cèderai pas

Ni mon pouvoir d'achat, ni mes congés payés

Ni mes heures sup., ni mes jours fériés

Pour courber le dos, si tu comptes sur moi

Tes comptes en Suisse, tu t'les mets sous'l'bras

Moi je chante :"Ah! ça ira, ça ira!

Les multinationales on les explosera"

Et j'imagine tous les politiciens

Dans une marée noire, en mailllot de bain

Au boulot! Toutes les glaneuses!

Moi, je suis fière d'être une glandeuse

N'en déplaise aux bobos, aux médias

Le turbin, ma peau, tu n'auras pas

Le travail, je vais, jour après jour, l'éviter

Mais de ma retraite, je vais profiter

Je ne suis pas, d'autrefois, une glaneuse

Moi, je suis plutôt, d'aujourd'hui, une glandeuse.

 

 

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(Pour Jill Bill et les Croqueurs de mots)

lundi, 15 avril 2013

Défi n°100 Mots de tête

 

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Tu me donnes des mots de tête

Tu joues à la fine bête

Je cherche à faire de l'esprit

J'met ma caboche rififi

 

J'voulais des vers à tourner la tête

Mais la poésie me fait la tête

J'ai beau torturer ma mémoire

Mes figures de style sont à r'voir

 

Les mots font les fortes têtes

En vain, j'casse ma margoulète

J'écris sans rimes ni raisons

Bien que je le presse mon citron

 

Ils n'en font qu'à leur tête, les mots

Il est en grève, mon ciboulot

De la littérature, j'suis pas aux cîmes

Mon stylo pleure et j'ai le spleen

 

J'ai la cafetière en panne à c't'heure

Pour le 100ème défi des Croqueurs


(Pour Tricôtine et les Croquers de mots)

samedi, 13 avril 2013

Défi n°99 La cravate

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Jour de remise des diplômes à l'école Fish and Tie.

Mister Avril prend la parole :" Gentlemen, veuillez vous lever pour accueillir notre bien aimé directeur, le très honorable Mister Rouget de L'île"

clap, clap, clap...

"Merci, merci... Veuillez vous asseoir...

Jeunes gens, l'homme moderne ne possède qu'un seul accessoire qui lui permette de révéler sa propre vision du monde, un seul instrument qui lui permette d'affirmer sa présence dans l'univers : la cravate. La cravate est le révélateur de l'âme, elle est romantique par essence et nous exalte au plus haut degré. La cravate est le signe du bon goût et sait s'adapter à toutes les circonstances de la vie d'un gentleman : au bureau, en soirée, au club, au stade ou au gymnase, à une cérémonie, pendant votre nuit de noce, en promenade ou en voyage...Elle reste votre compagne la plus fidèle.

La cravate est la matérialisation de votre personnalité profonde, aussi vous vous devez de lui accorder le plus grand respect. Pendant les années que vous avez passé ici, nous vous avons appris tout ce qu'il y a à savoir sur la cravate. Vous êtes désormais capables d'apprécier la "main" d'une cravate : son poids, sa matière, son gonflant. Vous êtes apte à faire la différence entre la grenadine et le tricot de soie, entre le reps, l'ottoman, le crêpe et la faille, et vous savez pourquoi nous accordons la préférence aux cravates "sept plis". Vous êtes capable d'accorder parfaitement n'importe quelle cravate à la chemise qui lui correspond et vous savez avec exactitude quelle cravate porter à tout moment : dans la joie et dans la peine, dans la santé et dans la maladie, dans la vie et dans la mort. Vous êtes également apte à faire seul et les yeux fermés n'importe quel type de noeud : noeud simple, noeud double, Windsor, demi Windsor et petit noeud. Vous savez  aussi choisir avec  la plus grande justesse la pince à cravate idéale.

Gentlemen, vous savez désormais tout ce qu'un homme doit savoir, vous êtes fin prêt à affronter le monde et les viscissitudes de la vie. Soyez dignes de la confiance que nous vous accordons et en toutes circonstances, soyez encravatés!

De la cravate, de la cravate et encore de la cravate!"

Clap, clap, clap...(Standing ovation)


(Pour ABC et les Croqueurs de mots)