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mercredi, 05 juin 2013

Perceval

 

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Il ne sait lui même s'il s'appelle Perceval le Galois ou Provençal le Gaulois

Il a une logique très "personnelle"

Il ne connaît qu'approximativement sa langue maternelle

Il est  le plus feignant des chevaliers (avec Karadoc)...d'ailleurs il n'est même pas chevalier!

(car il n'a pas été "chevaliérisé", il pense que chevaliérisation c'est plus classe qu'adoubement)

Il a des goûts particuliers

Il dit "C’est pas faux." quand il ne comprend rien

Mais...

Il considère qu'il doit donner sa vie pour Arthur

Et...

C'est lui qui trouvera le Graal.

C'est le préféré du roi Arthur

C'est mon personnage préféré dans "Kaamelott"

 

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Citations :

"Faut arrêter ces conneries de nord et de sud ! Une fois pour toutes, le nord, suivant comment on est tourné, ça change tout !"

"Donc, pour résumer, je suis souvent victime des colibris, sous-entendu des types qu’oublient toujours tout. Euh, non… Bref, tout ça pour dire, que je voudrais bien qu’on me considère en tant que Tel."

"(À Arthur) Moi, j'serais vous, je vous écouterais... Non, moi, j'serais nous, je vous... Si moi, j'étais vous, je vous écouterais ! Non, elle me fait chier, cette phrase !"

mercredi, 22 mai 2013

Wilfer

 

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Wilfer? Il m'indifère!

Je n'ai que faire de ses angoisses tarifaires!

Qu'il vocifère!

Ce ne sont pas mes affaires!

Qu'il profère toutes les menaces du monde!

Qu'il légifère!

Je n'en ai rien à faire!

Tout son travail est à refaire!

Il manque vraiment de savoir-faire.

En plus, il a une tête de conifère...

Je doute que ce soit un mammifère...

 

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(Vous pouvez à loisir, penser à qui vous voulez en lisant ce texte défoulatoire, votre patron ou chef de service, un politique, l'inspecteur des impôts, votre banquier...Faites-vous plaisir!)


(Pour Jill Bill)

mercredi, 15 mai 2013

Fanchon

 

"Franche Fanchon qui franchit, ce dimanche, la porte de Luchon, à califourchon sur une branche, avec son baluchon, en fichant des fanfreluches dans son chignon qu'elle coiffe d'un capuchon et qui ronchonne contre ces fantoches. Elle a son franc-parler cette Fanchon et elle mène une vie de patachon même si ses nichons sont maigrichons. Puis, Fanchon, qui fanfaronne, place ses mains fraîches et blanches dans son manchon berrichon bien décidée à prendre sa revanche outre-Manche."

(Pour Jill Bill)

mercredi, 08 mai 2013

Désiré

Chez moi, Désiré, c'était le sucrier

Un service en porcelaine longtemps rêvé

Chez ma mère, était arrivé

Avec une pièce en moins, mise de côté

Le précédemment nommé Désiré

 

Six mois plus tard, il arriva

Et comme un fils prodigue on le traita

Longtemps sur les tables de fête, il trôna

Et, 40 ans plus tard, il est toujours là

De tous les sucriers, c'est le roi!

 

 

 

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(Je n'ai pas de photo du sucrier Désiré, mais sur internet j'ai trouvé ce sucrier qui y ressemble, pour la forme seulement, pas pour les couleurs)

(Désiré est la seule pièce qui reste de ce vieux service dont toutes les tasses et soucoupes ont été cassées)

 

(Pour Jill Bill)

 

mercredi, 01 mai 2013

Camomille

 

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Camomille est très gentille

Mais Camomille n'est pas ma fille

Camomille aime partir en vrille

Mais Camomille n'est pas ma fille

 

Camomille n'est pas menteuse

Ma fille, elle, est une théâtreuse

Camomille n'est pas râleuse

Ma fille est un peu rêveuse

 

Camomille n'aime pas l'air du temps

Mais ma fille chante divinement

Camomille n'a pas 20 ans

Mais "mon bébé", les a vraiment

 

(dédié à ma fille Lise qui fête ses 20 ans aujourd'hui)

 

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(Pour Jill Bill)

mercredi, 24 avril 2013

Bradamante

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J'aurais pu dire que Bradamante est une amante qui boit de la menthe sous une tente...J'aurais pu dire que Bradamante est le prénom d'une vieille tante qui me hante et me fait vivre l'enfer de Dante...J'aurais pu dire que Bradamante est une démente qui vit de ses rentes à Mantes...J'aurais pu dire que Bradamante est vaillante comme une combattante aguerrie avec une lance ensorcelante...J'aurais pu dire que Bradamante, à l'opéra Garnier, je la chante...J'aurais pu dire....Mais on me dit que Bradamante est un garçon...Nom de non! Je suis lente et je décante mes soucis...Ah! je me lamente, sur Bradamante, et sur la vie!

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(Pour Jill Bill)

mercredi, 17 avril 2013

Yanis

 

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Enriqueta : "Pas de Yanis chez moi!"

Jill Bill : "C'est pourtant un joli prénom, Yanis"

E : "Pas de Yanis, le Mercredi, chez moi! Le mercredi, c'est sacré, je ne travaille pas! Je ne vais pas au collège"

JB : "Mais c'est pour s'amuser, aucun rapport avec le travail, tu ne serais pas un peu trop stressée?"

E : "Un peu trop stressée??? Je suis au bord de la rupture! A deux doigts d'étrangler mon directeur et le ministre de l'Education Nationale, à deux doigts d'aller mettre une bombe dans mon établissement, au Rectorat et à la Direction diocésaine. J'n'en peux plus! Et toi tu viens me narguer avec ton Yanis!!!"

JB : "Je ne comprends vraiment pas pourquoi tu te mets dans cet état là."

E : "Mais des Yanis...J'en ai dans mes classes! J'en ai un cette année en 5e et j'en ai déjà eu d'autres avant lui! Les Yanis, ça bavarde, ça rigole, ça chahute, ça fiche rien!!!"

JB : "Ah! Je comprends mieux!"

E : "Désolée, Jill Bill mais pas de Yanis le Mercredi, chez moi, pas de Yanis chez moi!!!"

 

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(Pour Jill Bill)

PS : "rassurez-vous, mes Yanis ne sont pas si terribles que ça et je ne vais pas virer terroriste"

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"Etre Français, c’est vivre dans un beau pays où il n’y a pas de guerres, de volcans, de tremblements de terre ou de cyclones, seulement des manifestations.""

 

"La France compte 60 millions d’habitants dont beaucoup d’animaux."

 

"On dit que l’eau est potable quand on ne meurt pas en la buvant."

 

Perles trouvées sur le site "jsuisprof.fr"

mercredi, 10 avril 2013

Léonce

Léonce?...

 

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Léonce, elle pionce!

 

Chut!

 

Faut pas la déranger!

 

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mercredi, 03 avril 2013

Ignace et compagnie

Je me souviens encore de la dernière plaidoirie de maître Ignace Bonimenteur au palais de justice de Bruxelles.  "Ma cliente a commis des crimes abominables, néanmoins je vais vous demander de l'acquitter pour les raisons suivantes..." disait le grand Ignace (comme l’avait surnommé les médias) devant un auditoire suspendu  à ses lèvres. Maître Ignace Bonimenteur, était un des plus brillants avocats de sa génération, qui n'avait jamais perdu un seul procès en vingt ans de carrière. Chacune de ses plaidoiries était attendue avec impatience car elles étaient de véritables bijoux où chaque mot était pesé et ciselé avant d'être admis à prendre place dans ce discours, cette épopée, ce récit mythique.

Le grand Ignace était petit et rond mais dés qu'il commençait à parler il séduisait son public qui l'écoutait religieusement, il devenait alors l'être le plus grand et le plus beau qui ait jamais arpenté un tribunal. Comme tout le monde, je m'attendais à un grand moment, à un instant historique et je me réjouissais d'avoir été envoyée pour couvrir cette affaire - l'affaire de la Belle de glace  comme disaient les médias - par mon journal parisien "La vérité alternative". J'étais la spécialiste juridique de mon journal, j'avais l'habitude des tribunaux et ce n'était pas la première fois que je voyais Maître  Ignace Bonimenteur à l'oeuvre mais rien dans ma longue carrière ne m'avait préparée à faire face à ce que j'entendis ce jour là.

Maître Bonimenteur défendait une jeune femme de 21 ans accusée d'avoir assassiné quatre-vingt-dix-neuf personnes dont trente-trois handicapés, trente-trois enfants et trente-trois personnes âgées, elle avait avoué et avait été prise sur le fait alors qu'elle étranglait sa dernière victime. De plus, on avait retrouvé chez elle de nombreux bijoux ayant appartenu à soixante de ses victimes. Elle avait justifié ses actes en disant simplement qu'elle en avait eu envie. Radegonde Clozot, l'accusée, était une belle femme, grande et mince, avec une magnifique et longue chevelure brune qui encadrait un long visage hâlé, dominé par une grande bouche sensuelle et des yeux verts émeraude. Elle n'exprimait aucun regret et regardait l'assemblée comme si elle était la reine d'Angleterre.

 

Rien dans sa vie passée ne pouvait lui servir de circonstance atténuante et nous nous demandions comment le grand Ignace, malgré son génie, allait pouvoir s'en sortir. Quand il se leva pour prendre la parole, le silence était tel qu'on aurait pu entendre respirer un insecte. Sa voix grave et profonde s'éleva jusqu'aux voûtes construites par le fou  et génial Joseph Poelaert :  "Ma cliente a commis des crimes abominables, néanmoins je vais vous demander de l'acquitter pour les raisons suivantes...", il marqua un courte pause avant de déclarer puissament :" je l'aime et je vais m'enfuir avec elle!".

A partir de cet instant, la situation devint véritablement irréelle, chacun réagit à sa façon à cette incroyable déclaration : certains poussèrent des cris rauques ou stridents, d'autres grincèrent des dents ou se mirent à gémir, quelques personnes se levèrent et ouvrirent la bouche mais aucun son n'en sortit. Le juge  Zacharie Alondonc écarquillait démesurément les yeux et se tournait an alternance vers le procureur du Roi, Cébus Gordon, ses assesseurs et le jury qui restaient pétrifiés, comme pour vérifier qu'il n'était pas en train d'halluciner. Mais cela ne fut rien par rapport à ce qui suivit. Le temps semblait s'être arrêté depuis que Maître  Ignace Bonimenteur avait pris la parole, aussi, bien que j’eus l'impression que cela durait une éternité, il ne s'écoula que quelques secondes avant qu'il ne s'empara de la main de Radegonde et qu'ils ne bondissent hors du box des accusés en direction de la barre des témoins qui se mit aussitôt à tourner sur elle même pour dévoiler un escalier colimaçon en pierre dans lequel ils s'engouffrèrent. Cet accès se referma avant que les gendarmes aient pu faire quoi que ce soit. L'émotion fut alors à son comble, quelques femmes s'évanouirent, quelques hommes se mirent à rire frénétiquement, le procureur du Roi, Cébus Gordon, hurlait  "Arrêtez-les! Arrêtez-les" et le pauvre juge Zacharie Alondonc s'écroula victime d'un malaise cardiaque.

Je connaissais ces légendes qui faisaient du palais de justice une des entrées d'un monde parallèle, une cité souterraine appelée "Brüsel" mais je n'aurais jamais imaginé que cela fut vrai. On ne revit jamais ni Ignace Bonimenteur, ni Radegonde Clozot, et on ne trouva jamais le moyen de faire réapparaître l'escalier de pierre. Ce fut un grand scandale dans toute l'Europe pendant plusieurs semaines, avant que les médias ne se lassent et ne trouvent un autre sujet vendeur. Mais moi, je n'ai jamais oublié ce moment unique de ma carrière que je vous conte aujourd'hui alors qu'il a eu lieu il y a trente-deux ans, trois mois et huit jours.


(Pour Jill Bill; Comme vous l'avez remarqué, je continue mon "rattrapage" des prénoms 2013, puisqu'une Radegonde, un Cébus et un Zacharie accompagent mon Igace)

 

mercredi, 27 mars 2013

Louane et compagnie

Rodrigue appuya sur la touche lecture du répondeur pour écouter son message.

"Rodrigue, disait une voix féminine... C'est Louane. Je suis désolée, mais je préfère qu'on arrête là. Je te quitte, Rodrigue. Je te quitte".

 Rodrigue apprit ainsi qu'il était quitté par une femme qu'il ne connaissait pas et avec qui il n'avait jamais eu de relation. Il n'avait vraiment aucun souvenir de cette dénommée Louane et il trouva cette situation très intéressante. "Voilà de quoi épicer ma soirée qui s'annonçait très calme", se dit-il, et il se mit à écouter et réécouter en boucle le message de Louane afin d'imaginer à quoi elle pouvait ressembler. Il avait l'imagination fertile et adorait les jeux de l'esprit. La voix chaleureuse et suave de Louane lui fit pressentir une jolie brune au visage ovale, illuminé par des yeux verts. Sa façon de s'exprimer simplement et calmement lui fit inventer une femme de caractère mais modérée et discrète car c'était un message digne, sans scène et sans reproche. Il passa ainsi deux bonnes heures, confortablement installé dans son fauteuil de velours bleu préféré, en compagnie d'une bonne bouteille de Meursault, rêvassant à propos de Louane, écoutant tantôt sa voix, tantôt un CD de chants d'oiseaux. A la fin de cet exercice mental il avait appris énormément de choses à propos de cette Louane qui lui était encore totalement inconnue deux heures plus tôt : ses goûts alimentaires et musicaux, sa couleur préférée, ses rêves, ses vêtements et ses fleurs préférées, elle n'avait plus de secret pour lui. Il alla se coucher et rêva de sa liaison avec Louane.

Le lendemain, il acheva sa composition en racontant sa rupture à l'un de ses collègues de travail.  Léandros fut très gentil avec lui et l'invita au restaurant le midi pour lui remonter le moral. Léandros cru vraiment à cette histoire et Rodrigue pu ainsi continuer à jouer avec cette Louane née de son imagination et donner encore plus de corps à cette chimère. Il s'amusa encore une semaine à jouer à l' amoureux malheureux auprès de ses collègues puis il se lassa de ce jeu et passa à autre chose, laissant ses collègues admiratifs devant sa capacité à se ressaisir, à surmonter un chagrin et devant son courage face à l'adversité.

 

Douze jours après le premier message, alors qu'il rentrait chez lui, il entendit un nouveau message de Louane qui disait :

"Rodrigue, je vous appelle car je culpabilise de vous avoir laissé ce message de rupture. Je ne suis pas Louane. Je m'appelle Calypso. Louane n'existe pas, c'est un personnage inventé par une de vos ex, Géorgine. Elle a voulu se venger de vous parceque vous l'aviez fait souffrir. Elle voulait vous faire croire que vous perdiez la mémoire. Elle dit que vous êtes hypocondriaque et fragile psychologiquement et que c'est le genre d'évennement bizarre qui vous affolera et vous fera devenir fou. Mais, depuis, je n'arrête plus de penser à vous et j'ai peur des conséquences. J'ai honte d'avoir participé à ce canular, j'espère qu'il n'est pas trop tard et que vous allez bien."

Ainsi donc, Louane n'existe pas, se dit-il, ou plutôt Louane n'est pas Louane puisqu'elle s'appelle Calypso.

 Cela tombe bien, se dit-il encore en souriant... puisque je ne suis pas Rodrigue.

(Un vieux texte que j'ai réécri pour Jill Bill, ce qui m'a permis de faire un "rattrapage" de prénoms que je n'avais pas pu illustrer : Rodrigue, Léandros, Géorgine et Calypso. Et de 5 pour le prix d'une!)