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mercredi, 15 février 2012

Janvier

Janvier, il a du poil aux pieds

Qu'il brosse à l'ombre des palétuviers

En regardant voler les éperviers

Et en tapant des mots sur son clavier

 

Janvier, il a du poil aux pattes

Et quand il s'ennuie il s'en fait des nattes

Il se fou de tout et il mange des dattes

En prenant son temps, comme Socrate

 

Janvier, il a du poil aux arpions

Il aime les histoires d'espions et les scorpions

Avec ses grillades, il boit du Saint-Emilion

Et il se moque des prochaines élections.

 

(Pour le jeu de Jill Bill)

mercredi, 25 janvier 2012

Théodora

 

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Impératrice d'Orient, tu fûs, Théodora

Entre théocratie et pure orthodoxie

Héritière de Rome et Hellène à la fois

De Justinien l'épouse et l'impératora

Charme, grâce, esprit ainsi que majesté

C'est en toi que résidait le plus grand trésor

Conseillère, confidente et inspiratrice

Sur Byzance, à son apogée, tu régnas.

 

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(Pour le jeu de Jill Bill)

mercredi, 11 janvier 2012

Dagoberte

 

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Dagoberte est une experte

Elle est toujours en alerte

D'un gilet par balle, elle est couverte

Sa sagacité déconcerte

Les malfrats qui se prètent

Au jeu des corps inertes

 

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D'indices en découvertes

Dans les pièces peuplées ou désertes

Avec son équipe, elle se concerte

Elle bâtit une histoire, elle disserte

Et la solution lui est offerte

 

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(Pour le jeu de Jill Bill)

mercredi, 26 octobre 2011

Adelbert

Adelbert est un berbère à l'air sévère

Qui crée de merveilleux planisphères

Que l'on s'arrache dans toutes les enchères

Et qui font de lui un homme prospère


Adelbert a des allures de cerbères

Mais, quand son imagination, il libère

Sur ses cartes il peint de belles chimères

Et des fleurs de Mystère éphémères


Adelbert fait peur aux étrangères

Car il a une réputation mensongère

Mais c'est vraiment le meilleur des compères

Et à sa femme je dis : "Quelle chance ma chère!"


Adelbert est réputé pour être austère

Mais ce n'est qu'un homme de caractère

En toute occasion, il est toujours sincère

Et de son art, l'humanité, il désaltère


(Pour le jeu de Jill Bill)


 

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mercredi, 05 octobre 2011

Cunégonde

Cunégonde, elle est gironde

Elle ne réchauffe pas au micro-ondes

Dans sa cuisine elle pétrie, elle émonde

Elle épluche, elle coupe, elle féconde.

Cunégonde, elle se dévergonde

Elle n'aime pas comme une blonde

Dans sa chambre, elle fronde et elle gronde

Pas un homme qui ne s'y morfonde.

Cunégonde, elle est furibonde

Elle a les humeurs vagabondes

Dans sa maison elle rit, elle faconde

Elle pleure, elle pense, elle abonde.

Cunégonde, c'est pas la Joconde

Elle n'est pas célèbre dans le monde

Dans la blogosphère elle lit, elle sonde

Les mots de ceux qui lui correspondent.

mercredi, 21 septembre 2011

Marguerite

Je me souviens d'une femme qui vivait en ermite

Dans une grande maison qu'on disait troglodyte

Mais plutôt composite et voir même insolite,

Belle comme une aphrodite, sage comme une carmélite

Plus d'un, c'est sûr, en auraient fait sa favorite

Mais si leur coeur palpite, un à un ils hésitent

Car on dit que la "petite" serait hermaphrodite,

Elle vivait au milieu des crapeaux calamites

Et l'un d'eux, en prince changé, par un étrange rite

A demandé la main de  la douce Marguerite

Et croyez bien que, tous les jours, tous deux s'en félicitent.

 

Voilà une belle histoire qu'on récite ou médite...

 

Pour le jeu de Jill Bill bien sûr!

mercredi, 14 septembre 2011

Le grand ménage de Gildas

Gildas n'est plus un bidasse

Car toute la journée il se prélasse

Dans son jardin et sa maison basse.

Il attend que son affaire se tasse

En mangeant des fruits et des rascasses

Qu'il a pêché dans des naces.

Il en a fait des choses dégueulasses

Au nom de la raison d'Etat, hélas!

Mais de toutes ces horreurs on se lasse

Comme de fréquenter les hotels de passe.

Il est parti en faisant de la casse

Il en a buté plus d'un dans des impasses

Jusqu'à ce que l'président ne trépasse

Quand l'Elysée sauta comme un sas

Il fallait bien que quelqu'un le fasse!

En tout cas, c'est ce que dit Gildas.

 

(Pour le jeu de Jill Bill, Gildas est un personnage fictif et en aucun cas un appel à la violence)

mercredi, 29 juin 2011

Marius

 

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Marius a plein de copains

Il a le coeur sur la main

C'est un marseillais d'autrefois

Qui joue aux cartes et qui boit

Qui crie fort, qui aboie

Marius a beaucoup d'amis

Les voilà tous réunis!

 

(Pour le jeu de Jill Bill : la numérisation n'est pas de bonne qualité, elle réuni tous les prénoms du jeu de Jill Bill, j'espère que vous arrivez à lire en bas à droite : pour qui? "pour Jill Bill et Bigornette")

mercredi, 22 juin 2011

Inès

Inès a oublié son coeur

Il était bien là tout à l'heure

L'a cherché toute la journée

Mais où a-t-elle pu l'égarer?

Elle a ouvert les armoires,

Tous les meubles, tous les placards

Elle a cherché tous les recoins

Mais où se cache ce coeur chagrin?

Inès tape coeur sur son clavier

A-t-elle effacé ce fichier?

Des millions de coeurs internet

Mille couleurs de la planète

Mais aucun n'est ce coeur usé

Ni sur Facebook, ni sur e-bay

La nuit, elle a téléphoné

Son répertoire entier passé

Mais personne et pas de nouvelles

Du corazon qui s'est fait la belle

A son réveil au petit matin

Cette idée folle lui vint enfin

C'est qu'il était, ce fanfaron

Dans la maison de son compagnon.

 

(Pour le jeu de Jill Bill)

mercredi, 15 juin 2011

Placide

Placide se souvient de toutes ces gares

Qu'il a fréquenté ainsi, par hasard

Gare du Nord, de Bercy ou Saint-Lazard

Lieux de ses tous premiers rencarts

Et de drôles de rendez-vous très bizarres

Combien de trains à quai a-t-il vu, pénard 

Les wagons se suivent comme des canards

Voyageurs portant ou non des jarres,

des valises, des sacs aux formes rares.

Les cris et les jeux de quelques moutards

Comme canetons qui s'ébrouent dans une mare,

Placide se souvient des adieux qui jumellent les départs

Pour partir en vacances ou encore au mitard,

Avec de belles femmes, dont les larmes font couler le fard

Et ceux des hommes tristes comme des bagnards.

Promeses oubliées ou reniées, il est tard

Et les amours se noient dans le brouillard,

Destins croisés que Placide vous narre

Ecrivain de littérature de hall de gare.