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mercredi, 08 juin 2011

Colette

J'ai perdu  ma casquette

De titi parisienne, la violette

Où est cette gigolette?

Dans quel coin, quelle cachette?

 

Qu'on me donne une casquette!

Un galure de vedette

Ou un claque en gaufrette

Tout! Plutôt qu'être nue-tête.

 

Je n'suis pas une femmelette

Mais sans elle, c'est pas chouette

Je cherche à l'aveuglette

Partout dans ma chambrette.

 

Tu vas dire :"quelle mauviette"!

Mais j'ai l'air blondinette

Ainsi sans ma casquette

Un melon! Ou j'mémiette!

 

I'm faut pour ma bobinette

Un chapeau d'majorette

Un sombrero d'opérette

Ou une petite cornette.

 

Je m'appelle Colette

Et je suis tristounette

J'veux cacher mes frisettes

Mais j'ai plus de casquette.

 

J'aime pas les devinettes

Elle me manque ma casquette

C'est une vraie amulette

Fin de cette historiette!

 

 

(Pour le jeu de Jill Bill) 

 

 

 

mercredi, 01 juin 2011

Ambroise

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Eduardo Ungar "Parasols" (découvert chez Mille et Une)

 

Ambroise prend la première rue à droite, d'une main, il retient son beau chapeau,que le vent tente de dérober. Il décide que cette lutte contre le vent, gagnée, est signe d'un futur radieux et doré et puis il veille à poser ses deux pieds, bien au centre des dalles de l'allée. La moindre partie de ligne coupée et sur Ambroise le mauvais sort s'acharnerait. Il veille ainsi à ce qu'aucun mauvais présage, ne vienne contrecarer ses belles ambitions et c'est d'un pas rapide et décidé qu'Ambroise se rapproche de la terrasse de café où l'attend sûrement celle-là même qu'il espère pouvoir séduire et lutiner.

 

Pour le jeu de Jill Bill

mercredi, 25 mai 2011

Augusta

Augusta a bien des tracas

Auxquels elle songe en buvant son arabica

Car ele n'est pas du genre à boire un déca

Elle est assise devant sa table en formica

Augusta a bien des tracas

Il faudrait qu'elle contacte son avocat

Et qu'elle renouvelle son adhesion à son syndicat

Augusta a bien des tracas

Elle entend un air d'harmonica

Elle se revoit danser la carioca

Au pays des pyramides et de la coca

Augusta a bien des tracas

Une pile de livres tombe avec fracas

Elle répare ses bobos avec de l'arnica

Augusta a bien des tracas

Elle pense à Macchu Picchu et au grand Inca

Puis elle change de radio et chante avec Mika

Ce soir elle fera de la soupe au tapioca

Augusta a bien des tracas

Elle se dit qu'elle devrait arroser son yucca

Et puis il faut qu'elle fasse des courses, elle n'a plus de muscat.

mercredi, 18 mai 2011

Nestor

C'était par un beau soir, Nestor regardait la Loire, quand il lui poussa des nageoires!

De la berge il sauta dans l'onde illusoire, sous les applaudissements de tout son auditoire, que son sens de l'à propos avait su émouvoir.

L'eau était bien plus fraîche que dans sa baignoire mais c'est avec beaucoup de grâce que Nestor su se mouvoir, croisant quelques brochets et autres accessoires.

Les mots, comme par magie, jaillissent de son écritoire, mais ne comptez pas sur Nestor, sur son talent déclamatoire, pour vous donner des détails sur cette folle histoire.

N'y voyez pas mensonge pour attiser sa gloire, Nestor n'est pas chargé de vous pousser à croire, poisson a mémoire courte et cela est notoire!

 

(Pour le jeu des prénoms de Jill Bill bien sûr!)

mercredi, 11 mai 2011

Agnès

Agnès n'est pas Wonder Woman, elle n'est pas la femme des magazines, sexy, glamour et glacée.

Agnès n'est pas cette travailleuse infatigable, efficace et productive.

Agnès n'est pas la mère idéale, la patience et le calme personnifié.

Elle revendique le droit à la faiblesse, à la maladie, à la paresse, à la fatigue, à la tristesse, à l'erreur et à la colère.

 

(Pour le jeu de Jill Bill)

mercredi, 04 mai 2011

Irénée

Irénée sonne comme un prénom d'autrefois

Un temps où certaines valeurs étaient encore admirées

Un temps de sincérité, de foi, de fidélité, d'amitié

Irénée sonne comme un prénom à la Fernandel

Un homme au coeur pur dont se moquent quelques dandies superficiels

Un homme qui croit en son étoile et qui travaille durement pour se faire une place au soleil

Irénée sonne comme un accent qui chante

Une langue régionale qui s'affirme fièrement

Une langue régionale et une culture que Paris méprise et méconnaît

Irénée n'est plus un prénom usité, il reviendra peut-être au devant de la scène

quand la France se sera lassée du vulgaire, de l'argent-roi

et du culte de la "célébrité".

Fernandel2.jpg

mercredi, 27 avril 2011

Eupraxie

Vous pouvez prendre Eupraxie pour une sotte

Qui veut dominer le monde sur ses talons

La voilà qui passe, altière comme un héron

Eupraxie s'est achetée de très belles bottes

 

Eupraxie s'est achetée de très belles bottes

Qui flattent son égo et sa vanité

Mais n'attendez pas que souvent elle les porte

Car elles lui font beaucoup trop mal aux pieds!

 

(Pour le jeu de Jil Bill)

 

mercredi, 20 avril 2011

Quiriace

Quiriace aime les rues

Où il voit bien des culs

Des petits, des dodus

 

Quiriace aime les rues

Où il voit des barbus

Des poilus, des touffus

Des chevelus, des crépus

Et même quelques tondus

 

Quiriace aime les rues

Où vivent les ingénues

Mais aussi quelques grues

Voir, quelques malotrus

Ou des amants émus

 

Quiriace aime les rues

Où se trouvent les cocus

Au front si bien cornu

Qui commettent des bévues

Des fautes inaperçues

 

Quiriace aime les rues

Où il voit des statues

Aux formes biscornues

 

Quiriace aime les rues

Où déambulent des ventrus

Qui vont, d'eux-même imbus

Et nombre de disparus

Par leurs rêves déçus

 

Quiriace aime les rues

Où marchent des inconnus

Riant comme des bossus

 

Quiriace aime les rues

Où il voit des tribus

En dangereuses cohues

Etranges tohu bohu

Auquel il a toujours survécu

Vraiment? Qui l'eut cru?

mercredi, 06 avril 2011

Monulphe

Accablé de paresse et de mélancolie

Monulphe rêve dans son lit, rien ne peut le troubler

Car nulle idée ne vient traverser son esprit

Sans se soucier des guerres et des épidémies

Des risques nucléaires, du cancer, des années

Il se consacre entier à cette oisiveté

 

Monulphe trouve ce doux plaisir tellement reposant

Qu'il se sent comme flotter et, sans notion du temps

Il ne ressent plus rien, ni amour, ni haine

Sans aucun mouvement et les yeux entrouverts

Il est bien, au repos et il respire à peine

Il ne peut même plus écrire le moindre vers...

 

  (Pour le jeu des prénoms de Jill Bill bien sûr)

 

 

mercredi, 23 mars 2011

Prosper

Prosper voulait recoller les morceaux mais il n'avait pas assez de colle. Alors il a trié ce petit tas de morceaux d'amour, il en a pris les plus beaux et il les a mis dans son coeur. Et depuis il se promène avec un coeur qui fait "gling, gling", c'est comme le bruit des billes dans la poche d'un enfant. C'est pour cela qu'il sourit tout le temps, car il entend son coeur qui fait "gling, gling" et sa vie est devenue une récréation.

Pour le jeu de Jill Bill.