Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

samedi, 07 mai 2011

Le printemps

Ainsi ces jours derniers, j'ai tant versé de pleurs

Maintenant le printemps me salue de ses charmes

Il met de la couleur aux herbes et aux fleurs

Et toute cette beauté est l'effet de mes larmes

 

De mes sanglots passés il me reste l'ardeur

Et des désillusions la discrète trace parme

Ma plume à l'encrier d'une intime douleur

Dépose sur le papier les mots comme les armes

 

Mon âme colorée, oeuvre d'enlumineur

Berce mon coeur blessé par toutes ces alarmes

De demain, elle dessine la joie et la douceur

Tandis que je m'éloigne enfin de ce vacarme

 

Si du matin au soir je perçois la lueur

C'est parceque le printemps me salue de ses charmes

Qu'il révèle à mes yeux de la vie la splendeur

Et toute cette grâce qui est née de mes larmes.

samedi, 02 avril 2011

Tous les livres

Lire, écrire, aimer, vivre

C'est le contenu de tous les livres

La trame de toutes les histoires

Qui peuplent nos matins et nos soirs

 

Aimer, vivre, lire, écrire

Ce sont les larmes et les rires

La tendresse des corps et des mots

La douceur d'un coeur et d'une peau

 

Vivre, lire, écrire, aimer

C'est toujours un peu dériver

Se perdre avec lenteur et grâce

Sur le chemin du temps qui passe.

 

Pour le jeu d'Evy

samedi, 05 mars 2011

Lever du jour

Le lever du jour est un monde mystérieux

Alors que la lumière hésite et s'interroge

Les ténèbres, surprises, suspendent le vol du temps

 

C'est l'heure où les amants cueillent le chant de l'aube

Où les ailes s'éploient d'un geste gracieux

Où les rêves se cachent derrière les paupières closes

 

Tout dort encore: les soucis, les obligations...

On ne sait si le ciel sera triste ou joyeux

Le coeur peut espérer et se croire audacieux.

samedi, 18 décembre 2010

Etoile

                  L'étoile vint déposer sur mon coeur cette clarté

En un don gracieux de tes mots à mes maux
Reconnaissance infinie d'une âme qui dérivait
Echappant au naufrage par l'infime lumière
D'un phare qui ne croyait éclairer que sa nuit
 
Je vis dans le halo mystérieux de ton âme
Le reflet inversé de mon propre univers
 
Les mots nés de l'éclat, je les jette à tous vents
Qu'ils aillent enluminer ces autres d'étincelles
Afin d'aimer la vie jusque dans ses tourments.
 
(Ma participation au jeu d'écureuil bleu)

 

samedi, 20 novembre 2010

Souvenirs de cirque

Te souviens-tu, ma belle
Des jeux qui ensorcellent
L'écuyère et ses ailes
En un ballet sensuel

Te souviens-tu, fillette
Des tambours, des trompettes
Pour ces beaux jours de fête
Comme la vie était chouette!

Te souviens-tu, mignonne
Des douces amazones
Des chevaux et des faunes
Des éléphants, des lionnes

Te souviens-tu, petite
Des clowns et de leurs rites
Qui courent et qui s'agitent
Pour que les gradins palpitent

Ma fille te souviens-tu
De ton enfance passée
Aux rythmes enjoués
De mon amour pour toi?

samedi, 16 octobre 2010

Apprivoise-moi

                                     Si tu veux une amie, apprivoise-moi

                              Ne me demande pas d'être ce que je ne suis pas

Laisse naître la confiance au temps qu'il lui faudra

Si tu veux un poème, apprivoise les mots
Laisse les se poser sur tes feuilles, ton clavier
Use les dictionnaires et rempli des cahiers

On ne connaît vraiment que les choses que l'on apprivoise
Qu'on découvre peu à peu, pas à pas, lentement
Qu'on dévoile en souffrant avec peine et doutes

Si tu veux une chanson, apprivoise les sons
Ecoute la vie qui passe et ce qu'elle peut t'apprendre
Entend ton coeur qui bat et les moindres échos

Si tu veux un dessin, apprivoise les couleurs
Cherche le camaïeux des sentiments ardents
Crée la déclinaison du froissement des ailes

On ne mérite vraiment que les choses que l'on apprivoise
Qu'on découvre peu à peu, pas à pas, lentement
Qu'on dévoile en soufflant avec indécisions

Si tu veux une chérie, apprivoise-moi
Ne juge pas sans arrêt mes défauts, mes faux pas
Aime aussi mes faiblesses et soutiens mes combats

Si tu veux une belle vie, laisse-moi t'apprivoiser
Laisse-moi te soutenir et prendre soin de toi
Soit fort quand il le faut mais repose-toi sur moi

On n'est aimé vraiment que des gens que l'on apprivoise
Qu'on découvre peu à peu, pas à pas, lentement
Qu'on dévoile en souriant avec inspiration
 
(Ma participation au jeu d'Ecureuil bleu)


 

samedi, 09 octobre 2010

Cinq ans

 

Jill.gif

(Coeur pris chez Jill Bill)

Cinq ans de blogosphère

Ce fut parfois galère

Et souvent rigolo

C'est tout ça la blogo

 

Premier blog sur Psycho

Je me fais des "potos"

Je vais sur Haut et Fort

On me jette des sorts

 

Des manipulateurs

Me font bobo au coeur

Je me trouve quatre soeurs

Equipières, quelle gageure

 

La discorde les emporte

Et le vent à ma porte

Troisième blog sur OB

Car j'aime voyager

 

Les mots sont mes amis

Les jeux sont ma folie

Et ma communauté

Le stress accéléré

 

Plus assez d'énergie

Haut et Fort me r'voici

ça n'est plus comme avant

Le virtuel c'est lassant

 

Mais j'veux persévérer

J'aime qu'on lise mes essais

Mes poèmes, mes nouvelles

Tout ça me donne des ailes

 

J'fête cet anniversaire

C'est comme un nouvel air

Je trouve ça émouvant

Mais j'sais pas jusqu'à quand

 

Cinq ans de blogosphère

Ce fut parfois galère

Et souvent rigolo

C'est tout ça la blogo

 

Merci à tous mes lecteurs commentateurs et surtout à ceux qui me suivent depuis plusieurs années : Laura, Bergamothe, Plume, Patriarch, Clémentine, Elisabeth, Lomi Lomi, Mamalilou, Rayon de Soleil, ABC, Le Pierrot, Béa Kimcat, Linda et Picasso, Khanouff, Cerisette, Eglantine, Marlou et Reinette.

J'espère que mes anciens contacts reviendront , que mes récents contacts resteront et que tous vos blogs resteront actifs pour que je puisse continuer à vous lire.

 

samedi, 18 septembre 2010

Un camaïeux de rose

Un camaïeux de rose

Pour envoler ma prose

Aux cîmes enfantines

Des coeurs que l'on devine

Rose bonbon, fuschia

Fraises et framboises

De l'eau de rose légère

Translucide, éphémère

Au rose vif empourpré

D'une cuisse de nymphe émue

Les couleurs de nos âmes

Et des corps qui se pâment

Capucine, grenadine

Pêche et magenta

Du coup de coeur passager

Aux passions inavouées

Feu des désirs ardents

Roseraie des amants

Héliotrope, lilas

Vieux rose et incarnat

Un camaïeux de rose

En bouquet que l'on ose

Assembler peu à peu

Pour que l'on soit heureux

 

                                        Ma participation au défi n° 35 d'Abeilles 50

samedi, 11 septembre 2010

Rêve bleu

Ma vie a soif de bleu

Bleu opaline, bleu outremer

Bleu marine, bleu des profondeurs

Je plonge en toi

Rêve de liberté

Nostalgie de lumière

Ma vie a soif de bleu

Bleu azur, bleu céleste

Bleu pastel, bleu de minuit

Bleu de l'invisible

Flamboyant optimisme

Rêve de grâce

Ma vie a soif de bleu

Bleu indigo, bleu de France

Bleu cobalt, bleu turquoise

Bleu des cendres de l'Art

Rêve de poésie

Encre étincelante

Ma vie a soif de bleu

Bleu ardoise, bleu saphir

Bleu cyan, bleu charon

Bleu du regard intérieur

Rêve de quiétude

Espoir de volupté

Sur le papier bleu de ma vie

J'écris un rêve bleu.

 

Ma participation au défi n° 35 d'Abeilles 50

vendredi, 27 août 2010

Passage à vide

Pour Abeilles 50, défi n°34 "homonymie", j'ai écris un texte avec des homonymes, homographes ou homophones.

A la lumière artificielle, penchée sur sa feuille, elle hésite à écrire :"les mots sont l'ancre de ma vie" ou bien "les maux sont l'encre de ma vie". Ah! S'exclame-t-elle en pensant à hier...Son as de coeur, son choeur, sa muse est partie se mettre au vert, plus personne pour lui souffler quelques vers, elle frisonne et remonte sa couverture en vair puis elle finit son verre, quelque absinthe ou vermouth un peu trop vert qui la fait grimacer sans lui apporter un quelconque réconfort. Légèrement ivre, elle fredonne :"je suis saoul, saoul, saoul, sous ton balcon..."mais les paroles de cette chanson s'embrouillent et sa voix s'éraille, son chant non plus ne vaut pas un sou, ce n'est qu'un champs en jachère. Elle a toujours voulu être un auteur mais ses écrits ne sont ni à la hauteur de ses rêves, ni au niveau de son potentiel que désormais elle nie et ses poésies sont lourdes et grasses quand elle les voudrait aériennes et pleines de grâce. Elle n'y croit plus, l'oiseau qui la guidait a quitté le nid. Ses nouvelles, ses romans sont banals et beaucoup trop courts, elle devrait plutôt prendre des cours et tout recommencer à zéro. Tout son passé lui revient en mémoire, à l'école elle voulait qu'on lui apprenne à conter alors que tous ne pensaient qu'à compter. A l'époque, avec les mots elle se sentait reine, elle en faisait ce qu'elle voulait, c'était elle qui tenait les rênes, elle écrivait au rythme des galops des rennes. Aujourd'hui, elle se sent comme un sot, tout juste bon à porter les seaux, comme une puce qui ne fait que des sauts, indigne d'un scribe ou d'un garde des sceaux. Les idées noires l'envahissent tant et tant qu'elle ne voit plus passer le temps. Est-ce aujourd'hui ou demain? Elle ne sait plus elle est. C'est le mois d'Août, le mois des vacances et son esprit refuse de travailler. Elle ne sait plus s'il faut abandonner ou persévérer. Est-ce la fin de l'envie, de la faim des écrits? Elle s'est fourvoyée peut-être ou c'est seulement un mauvais moment à passer. "Je ne sais plus rien" se dit-elle mais je ne peux être sans écrire. Ecrire n'est-il qu'un vain ouvrage? Faut-il écrire vingt fois, vingt mille fois, vingt millions de fois pour aboutir? Faut-il se laisser énivrer par du vin -qui met à rude épreuve le foie- où par une drogue quelconque pour animer son génie? A moins que ce passage à vide ne soit qu'une épreuve pour sa foi? Cent doutes l'assaillent, le chemin sera long, elle s'en doute, elle ne fait plus confiance à ses sens, elle sent monter l'angoisse de la page blanche et son sang se figer comme son inspiration.