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samedi, 07 août 2010

Ce basculement indescriptible...

Se posent sur ma feuille quelques mots virevoltants

Qu'une brise porta en confidences fragiles

Ils n'étaient que des mots, tous ces mots, si longtemps

Avant que de souffler à ma vie cet émoi

Il y avait tendresse, il y avait amour

Il y avait colère, il y avait souffrance

Le souvenir passé ne reste que l'absence

Et quelques mots posés comme par inadvertance

Les mots se sont usé délavés par le temps

Des émotions ma plume n'est que pâles reflets

Il y avait liesse, il y avait passion

Il y avait angoisse et il y avait peur

Mes mots sont petitesse, de tout petits essais

Des petits bouts de moi, des éclats de ma vie

Echos lointains d'un coeur qui pulse à cent à l'heure

Et murmures d'une âme lumineuse et ardente

Il y avait tendresse, il y avait amour

Il y avait colère, il y avait souffrance

Mots et maux en miroir jouent du matin au soir

En un sursaut d'espoir, un défie de survie

Sentiments, sensations en face à face intimes

Dans ce vertige secret, dans ce basculement...

 

(Ma participation au défi n° 33 d'Abeilles 50 "Face à ses mots")

Inspiré par les mots essentiels de Bergamothe "Viens" : "des mots qui longtemps étaient mots", "le souvenir s'en est allé", "il y avait", "basculement indescriptible", "nous ne sommes que petitesse", "des petits essais", "des petits bouts de nous".

vendredi, 23 juillet 2010

La routine scolaire

En Septembre, ça sent le papier recyclé

On est bronzé et reposé

On espère tout de cette année

Qui dit élève, dit professeur

Dit surveillant, dit directeur

En Octobre, on a déjà pas mal crié

Soleil et bronzage oubliés

Le prof s'énerve et crisse la craie

Qui dit livre, dit aussi cahier

Dit tout l'fourbi numérisé

En Novembre, trop de copies à corriger

On s'dit pourquoi je fais c'métier?

On aimerait tout recommencer

Qui dit élève, dit parent

dit réunion, dit que c'est chiant!

En Décembre, neige et conseils de classe

Douze heures par jour on s'exténue

Plus trop la force de se lever

Quit dit sonnerie, dit récré

Dit salle des profs et p'tit café

En Janvier, une overdose de vitamines

Nous permet d'retrouver bonne mine

Et l'envie d'les faire travailler

Qui dit ados, dit plein le dos

Des insolences, des grossieretés

En Février, on veut à nouveau y croire

On s'dope pour pas baisser les bras

Mais que dire seul face aux médias?

Qui dit collège, dit lycée

Joyeux bordel organisé

En Mars, on commence à baliser

L'ombre des exams pointe son nez

Pour nos têtes pas si blondes que ça

Qui dit jeunesse, dit liesse

Energie sans cesse répétée

En Avril, le soleil vient nous ranimer

On s'dit pourquoi je fais c'métier?

On cherche là où ça a foiré

Qui dit parler, dit se donner

Cordes vocales fragilisées

En Mai, pour finir les programmes avant l'été

Entre les ponts il faut sprinter

On prend un rythme accéléré

Qui dit école dit ras le bol

Le cycle est sans cesse redoublé

En Juin, on fait tous le bilan de l'année

On a rit et on a pleuré

On a l'été pour oublier...

samedi, 10 juillet 2010

Un air de jardin

Au soleil des lueurs colorées en déclinaisons

S'ouvre l'enclos des promesses ajourées

Vifs bouquets de clarté et d'ombres jumelées

 

Quelques pétales posées ça et là

Teintent l'allée qui mène aux nymphéas

Ou poésie épouse les claies d'une pergola

 

Quelques mots en boutons jusqu'à l'été paressent

Pour qu'un coeur ait l'audace de s'épanouir enfin

Et qu'une mélodie chasse un dernier chagrin

 

(Un poème inspiré par la poésie de Bergamothe "un air de jardin se pose de ces quelques pétales posées ça et là...au soleil des lueurs colorées en déclinaisons si faciles...")

samedi, 26 juin 2010

Merveille

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Et je songe parfois à ce secret silence
A l'or d'une journée émergeant d'une brume
Harmonie azurée d'un temps qui musardait
Quand la grâce épousait la clarté d'un destin

Le pinceau se posait en volutes légères
Sur le pur étendard de l'art outrepassé
Quête renouvellée de qui anime le feu
Quand Monet capturait l'élégance divine

Le soleil se jouait des illusions humaines
A l'heure où glorifient les anges facétieux
Et quelques centaurées de pierres féodales
D'une ombrée de brouillard faisaient une merveille

 

Ma participation au jeu d'Ecureuil bleu "La cathédrale de Rouen" de Monet

vendredi, 18 juin 2010

Mes idoles

 

SMQ.jpeg

 

Que sont devenues toutes mes idoles?

Celles de ma jeunesse belle et folle?

Elles se sont endormi bien au delà des pôles

A l'ombre des légendes en parasol

 

Voilà les souvenirs qui caracollent

Qui chantonnent les airs dont je rafolle

Les mots tendres et sucrés qui cajolent

Mon coeur emprisonné dans leur geôles

 

Je redeviens jeune fille frivole

Je crois aux princes charmants et aux trolls

C'est le temps des doux rêves et de l'école

La vie est si légère, si douce, si drôle

 

Je chante et je fredonne la si la sol

Daniel Balavoine, Steeve Mac Queen sont mes idoles

Starmania à l'Olympia remporte le pactole

Chanteurs et acteurs, mon coeur, me volent

 

Avec mes copines je rigole

De la vie, je n'ai pas encore reçu de torgnole

Ma plus grande crainte c'est la rubéole

J'affiche dans ma chambre les posters de mes idoles

 

Que sont devenues toutes mes idoles?

Celles de ma jeunesse belle et folle?

Elles se sont endormi bien au delà des pôles

A l'ombre des légendes en parasol.


 

vendredi, 11 juin 2010

Plume

 

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Plume

à l'encre d'amertume qui exhume

nos maux et nos plaisirs défunts


Plume

écume de nos blessures passées

la mémoire qui murmure se consume


Sur l'écritoire du temps perdu

quelques traces d'une vie contradictoire

qui désespère et qui veut croire


Plume

des mots aussi lourds que des armures

censure et brume ainsi s'accoutument


Plume

légèreté de ces déliés qui parfument

le souvenir de nos  lectures intimes


Sur l'écritoire du temps retrouvé

quelque victoire posthume

en illusoire coutume

pour dire ici que nous fûmes.

 

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(Ma participation au jeu d'Abeilles 50)

 

 

samedi, 15 mai 2010

Le fabuleux destin de Lise

 

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Silence, on tourne!


Actrice en devenir

Sur scène ton avenir

Photogénique sourire


Comédienne née

Sur ton berceau les fées

Pour une vie en 3D


Moteur!


7e art, poésie

Une vie ne te suffit

Pour toutes tes envies


Comediente, tragediente


Action!


Tu veux une dolce vita

Tu fais ton cinéma

Saltimbanque tu seras


Destin hollywoodien

Parce que tu le vaux bien

Tes songes sont aériens

 

 

Lise.gif

 


Moteur!


Pour un nom à la Une

Maquillage et costume

Sont tes us et coutumes


Comediente, tragediente


Gloire ou bien tourments

Nouvelle Fanny Ardent ?

Autant en emporte le vent!


Coupez!

 

 

Lise2.jpg

 


Ton don vaut bien de l'or

Une âme multicolore

Talent technicolore


De beaux effets spéciaux

Un public en échos

Que tel soit ton credo!


The end

 

Ce poème est dédié à ma fille Lise qui vient d'avoir ses 17 ans et se forme au métier de comédienne. Elle fait du théâtre et de la comédie musicale en amateur. Elle a participé au tournage d'un film en Octobre 2009, "La lisière", qui sortira sur les écrans en Octobre 2010, elle y a un petit rôle .

 

Ma participation au défi d'Abeilles 50 "Septième art".

 

vendredi, 07 mai 2010

Moi, je suis tango

Tango_Noir_Touristes_m.jpg

Moi je suis tango, tango
Le rythme lent dans la peau


Moi je suis tango, tango
Je tangue amoroso

Moi je suis tango, tango
La tendresse d'un duo

Moi je suis tango, tango
La nonchalence au tempo

Moi je suis tango, tango
Cadence d'un art baroco

Moi je suis tango, tango
Un tandem de Murillo

Moi je suis tango, tango
Le mouvement en écho

Moi je suis tango, tango
Pas à pas le crescendo

Moi je suis tango, tango
J'oscille en méli-mélo

Moi je suis tango, tango
Paresse du vertigo

Moi je suis tango, tango
L'indolence avec brio

Moi je suis tango, tango
Le corps en oratorio

(Inspiré par la célèbre chanson de Guy Marchand)

Ma participation au défi d'Abeilles 50 "Entrez dans la danse"

samedi, 24 avril 2010

Avec le temps...

Avec le temps, mon âme comprend

Et elle accepte journellement

La succession de ses printemps

De ses troubles et accablements

 

Avec le temps, mon coeur apprend

De feux en frissonnements

Voluptés ,  épanouissements

Les mystères de l'embrasement

 

Avec le temps, mon corps entend

Le silence et les gazouillements

Les ramages et le chant du vent

Ta voix qui murmure amoureusement

 

Avec le temps, ma raison prétend

Ne rien savoir résolument

Ne rien déclarer sérieusement

Ne pas obéir docilement

 

Avec le temps, mon destin tend

A rejoindre son dénouement

Champion de la vie courageusement

Il suit sa route onstinément

 

Nul en mon royaume ne se méprend

Dans la tristesse ou bien gaîment

Je déambule nonchalamment

Je sais m'attarder, avec le temps...

 

(Ma participation au défi d'Abeilles 50 - "Avec le temps")

samedi, 03 avril 2010

Renaissance

Ainsi, ces jours derniers j'ai tant versé de pleurs


Maintenant le printemps me salue de ses charmes


Il met de la couleur aux herbes et aux fleurs


Et toute cette beauté est l'effet de mes larmes




De mes sanglots passés il me reste l'ardeur


Et des désillusions la discrète trace parme


Ma plume à l'encrier d'une intime douleur


Dépose sur le papier les mots comme des armes




Mon âme colorée, oeuvre d'enlumineur


Berce mon coeur blessé par toutes ces alarmes


De demain, elle dessine la joie et la douceur


Tandis que je m'éloigne enfin de ce vacarme




Si du matin au soir je perçois la lueur


C'est parce que le printemps me salue de ses charmes


Qu'il révèle à mes yeux de la vie la splendeur


Et toute cette grâce qui est née de mes larmes.

 


 

(Merci à Solange qui m'a donné l'inspiration pour ce poème, je lui ai "volé" quelques mots que j'avais trouvé ici)

 

Et oui, me revoilà sur Haut et Fort, j'ai quitté Over Blog qui bug de plus en plus depuis 4 mois et qui pète plus haut que son cul.