Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 04 novembre 2007

Le lac est toujours là

Je me suis promenée tout autour de mon cœur

Dans ce passé récent où je m’étais noyée

Il y avait cet homme

Qui ressemblait si fort

A celui que je croyais attendre

Ce leurre a transpercé

De part en part mon âme

Le lac est toujours là

Majestueux et calme

La complainte des oiseaux

Accompagne ma peine

J’ai pris le souvenir

De ce menteur de charme

Et puis je l’ai jeté

Au plus profond de l’onde

Le diable l’a emporté

Avec tous mes regrets

Je reste sur la berge

Regardant sans y croire

L’espoir qui scintille sur les flots improbables…

vendredi, 02 novembre 2007

Je marche d'un bon pas

"Chacun a son chemin qu'il est seul parfois à comprendre"

Julos Beaucarne 

Inspiration : les mots de Morganlafey puisés dans cette note :

http://morganlafey.blogs.psychologies.com/weblog/2007/10/...

Je marche d'un bon pas

Sur ce chemin de terre

Qui sent l'herbe, le bois

Et les saveurs d'automne

Je marche d'un bon pas

Sur mon propre chemin

C'est le seul sur lequel

Je me sente chez moi

Sur ce chemin de vie

Je pleure et puis je ris

Et je fais corps avec

Mon petit univers

Je sens le froid, le vent,

La pluie et le soleil

Je sens l'absence, la colère

La tristesse et la joie

J'apprends à mieux connaître

Et le monde et moi-même

j'apprends à mieux aimer

En allégeant mon coeur

Je comprends peu de choses

A l'aune de mon esprit

Je comprends davantage

A l'aune de mon coeur

Les larmes qui jaillissent

Viennent me purifier

Elles lavent mes yeux

Tout mon corps et mon âme

Je marche d'un bon pas

Sur ce chemin d'automne

Où je trouve enfin

Les couleurs de l'espoir

Cette douce lumière

Des fois les plus intenses

Et le silence voulu

Quand les maux se retirent...

lundi, 22 octobre 2007

Ce bel automne doré...

2fc9a17dd49ef14d76c7ddfb3a061710.jpg

 

Ce bel automne doré sied bien à mon humeur

Qui berce ma nostalgie et porte ma langueur

Ainsi s’achève ma mue dans une douce douleur

J’abandonne cette peau de chagrin et sans heurt

Mon âme vole sereine dans une étrange torpeur

Et plonge la forteresse qui protège mon cœur

Dans le profond silence d’un men-songe qui se meurt

Esseulée je fais face à mes ancestrales peurs

J’écoute le temps qui passe et chasse tous ces leurres

Espérer l’avenir me semble une gageure

Tandis qu’en moi s’endorment une à une  mes ardeurs.

mercredi, 17 octobre 2007

Comme l'arbre...

Mon corps se desséchait sous le joug de l’esprit

Comme un sol asséché gagné par le désert

Les nappes souterraines de mon espoir vaincu

Mon corps était fou et se soumettait au délire

De l’esprit dictateur aux propos pervertis

Puis vint ma métamorphose…

Mon corps est irrigué par le toucher du monde

Comme l’arbre je grandis dans une seule direction

Le fleuve de mes envies coule inévitable

Le vent de mes désirs souffle imperturbable

Mon corps devenu sage se soumet à la force

De cette douce folie qui bouscule ma vie.

samedi, 13 octobre 2007

Le patchwork de Charlotte

Charlotte aimait les amitiés virtuelles

La présence des mots qui sont fidèles

Les nuits de commentaires égrénés

Les jours de notes agrémentés

Où les rires et les larmes se succèdent

Pour tisser le patchwork où s'entremêlent

Tous nos moments de joie et toutes nos peines

Dans cette sphère aux paroles échangées

Charlotte aimait les amitiés virtuelles

Qui faisaient naître des sentiments réels

Des émotions et de douces poésies.

mercredi, 10 octobre 2007

Automne chaleureux

49e4b0411da4d52400dd1856b5dea704.jpg

Le vent dans les roseaux me rappelle l’été

Une mouette rieuse survole mes pensées

Et l’étang devient mer…

La butte est une dune

Et les roseaux oyats

Je me suis promenée sur la plage du Touquet,

De Cabourg, de Trouville, marche imaginaire

Mes pieds se souviennent de l’onde marine

Le vent s’amuse avec mes souvenirs…

Il ride cet étang comme mer du Nord

Mer de caractère pour humains courageux

Le soleil n’a de cesse que je quitte ma veste

Assise sur une pelouse peuplée de boutons blancs

Le vent me fait ainsi voyager dans le temps

Et donne à mon automne une allure estivale

Qui réveille en moi cette essence vitale

Qui s’apprêtait déjà à s’engourdir de froid.

dimanche, 30 septembre 2007

Le souffle

Je me fonds dans les échos diffus qui se répondent

 

En accord avec les battements si lents de mon cœur

 

De ce rien  naissent beauté, unité et harmonie

 

Qu’il me faudra délaisser puis retrouver encore

 

Pour partager le mouvement des êtres et des choses

 

Dans cette danse unique, silencieuse et essentielle

 

Dans cette attente dépouillée qui ressemble au renoncement

 

C’est dans mes actes que je m’incarne

 

Et c’est le vide temporaire de mon existence

 

Qui appelle le souffle qui me rendra au monde.

 

mardi, 25 septembre 2007

Ecrire, aimer, vivre (1)

"Ecrire, aimer, vivre, c'est toujours un peu dériver, se perdre avec lenteur et grâce" Franck

Ecrire, aimer, vivre

 

C’est le contenu de tous les livres

 

La trame de toutes les histoires

 

Qui peuplent nos matins et nos soirs

 

Aimer, vivre, écrire

 

Ce sont les larmes et les rires

 

La tendresse des corps et des mots

 

La douceur d’un cœur et d’une peau

 

Vivre, écrire, aimer

 

C’est toujours un peu dériver

 

Se perdre avec lenteur et grâce

 

Sur le chemin du temps qui passe

 

dimanche, 23 septembre 2007

La vie et la mort

1af8bce9b32d4adea1708d74a2247a29.jpg
Tableau d'Astrig
Tes mains sur ma peau remodèlent mon corps

 

En ces caresses qui mêlent la douceur et l’audace

 

Quand ton corps me contraint

 

Quand le mien se soumet

 

Influence de tes mains plus fermes que tes mots

 

Tu libères la source intacte de l’envie

 

Sous les strates fossiles de mes amours perdus

 

La vie pénètre à flot dans mon corps sclérosé

 

Au risque de le tuer de ce « trop » qui déborde

 

Il me faudra tenter l’épreuve de cette mort

 

Pour qu’enfin je renonce à toutes ces habitudes

 

Qui bloquent mes désirs et qui me paralysent

 

Tu les arraches à moi comme peau d’une mue

 

Et tu me rends ainsi  à ma propre existence

 

Dont la belle amplitude exauce tous mes rêves

 

Manœuvre dangereuse qui perturbe mon âme

 

Mais qui seule promet une vie plus intense

 

Je ne peux me soustraire à cet inévitable

 

La pression de tes mains sur ma peau de chagrin

 

Tu me détournes ainsi de ma voix coutumière

 

Tu me forces à ouvrir une nouvelle voix

 

Tu m’arraches au passé, à ses doutes stériles

 

Tu contrecarres l’errance de mes pensées secrètes

 

Dans cet élan de vie et son risque mortel.

 

D’après la théorie de F. Roustang « La fin de la plainte ».

 

jeudi, 20 septembre 2007

Le toucher

27e3ea64a6b8dab4bbb84c4ad7fdd313.jpg

 

Le tableau est de la jeune artiste Astrig (http://www.astrig.free.fr)

De les avoir pleuré mes yeux en sont aveugles

 

Leurs silences me coupent de tous les sons du monde

 

Mon odorat se ferme au bouquet de la vie

 

Et le goût de leurs mots vient manquer à mes lèvres

 

Mais…

 

Dans la nuit de mon cœur subsiste le désir

 

En principe de vie d’un corps encore vivant

 

Au toucher salvateur qui le fait exister

 

Toi…

 

Tu me tâtes, me palpes, me caresses, me consommes

 

C’est ton corps qui m’anime, nutrition essentielle

 

C’est ta peau qui m’éveille, éros régénéré

 

C’est le souffle vital qui se meut dans ma nuit

 

Tes lèvres ressuscitent une flamme endormie

 

La flamme du vivant que tu rends plus vivant

 

Etranger à l’amour de soi énamouré

 

Qui brûle, qui dévore et consume les âmes

 

Etranger à l’amour qui connaît et domine

 

Tu effleures ma peau et mon être chavire

 

Et dans tes bras je nais à ma féminité.