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mardi, 19 juin 2007

Orage

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« Le ciel est encombré de nuages et la pluie ne cesse pas. Je ne sais ce que c’est qui se soulève en moi ; je ne sais ce que cela veut dire(…). La lueur soudaine d’un éclair ramène sur ma vue une ténèbre plus profonde, et mon cœur cherche à tâtons le sentier vers où la musique de la nuit m’appelle(…). Ne laisse pas les heures s’écouler dans l’ombre. Anime avec ta vie la lampe de l’amour. »

« Es-tu dehors par cette nuit d’orage, poursuivant ton voyage amoureux, mon ami ? Le ciel gémit comme un amant au désespoir. Je n’ai pas sommeil cette nuit, mon ami. A tout moment j’ouvre ma porte et je scrute les ténèbres (…). Cherches-tu ton chemin pour venir à moi, mon ami ? »

Rabindranath Tagore « L’offrande lyrique »

 

 

            L’orage se leva sans que j’y prenne garde

Discrètement le vent  sur mon âme souffla

Emportant tous mes mots dans une folle danse

Et puis il balaya les échos du passé

D’une intense caresse en vibrations intimes

Mon esprit fut troublé, je ne peux le nier

Mon cœur qui vivotait accéléra son chant

Jusqu’à gronder de rêves, des désirs et d’envies

Un frisson sur ma peau, mon monde qui vacille

Je suis dans la tourmente, nul abris je ne vois

Il me faut affronter sa force vivifiante

Ne serai plus la même après cette rencontre

Orage est salvateur et il ne m’effraie pas…

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lundi, 18 juin 2007

Le jour se lève sur ma peine

(ou, le rêve de Pénélope, la femme d'Ulysse) 

Le jour se lève sur ma peine

Douleur qui perle à ma paupière

Coeur fatigué fait une pause

L'amour s'éloigne en sa rumeur

L'espoir chancelle devant le doute

Et mon bonheur se fait plus pâle

Je me replie sous ton ombrelle

Toi qui me retiens sur tes ailes

Je vais puiser dans mon silence

Je suis peintre et de mon pinceau

Ravive les couleurs du tableau

Sur la toile de ma vie craquelée

Je restaure en humbles touches discrètes

Les outrages d'un temps malveillant

Les ravages du dédain en mots

Tâche toujours inachevée

Sans cesse je reprends mon ouvrage

Toi, qui te tiens juste derrière moi

A quelques pas en ta distance

Ta vision est plus générale

Tu ne vois pas ce qui va mal

Cette progression t'éblouis...

Moi, les yeux sur mon travail

Je n'arrive plus à distinguer

Le faux du vrai, le bien du mal

Le jour se lève sur ma peine

Dans mon labeur j'ai trop veillé

Mais l'aurore vient me rappeler

Que ta présence n'est pas un rêve...

http://www.dailymotion.com/video/x26jko_esther-galil-le-j...

J'ai écrit ce poème après avoir entendu cette chanson : Esther Galil "le jour se lève"

samedi, 16 juin 2007

Psaume

Je chante les chants d'amour de ma Terre d'Eden

Pour mon âme assoiffée d'un amour absolu

Qu'aucun humain jamais n'aura désaltéré

De cette eau qui se trouve dans le puits de mon coeur

Amour en son mystère caché dedans mon être

Amour qui vient chanter ce chant de liberté

Qui me libère enfin du fardeau du passé

Face à mes dépendances, mes faiblesses, mes besoins

Face à mes espérances, mes passions, mes souhaits

Dans le creux de mon coeur qui se languit de toi

J'écris tout mon désir qui me révèle à moi

Mon désir dépasse tout ce que j'entreprends

Mon désir dépasse tout ce que je deviens

Dans un monde à construire au delà de ce monde

Si je me fuis moi-même sans trouver le repos

Esclave des désirs qu'on projette sur moi

Esclave de l'envie d'une reconnaissance

Si je cesse d'aimer et si mon chant se tait

Si je cesse d'écrire au rythme de l'en vie

En nul pays jamais je ne serai chez moi

La déception maintient mon désir en éveil

C'est l'Amour qui me cherche, me désire et m'appelle

Il vient à ma rencontre, je ne peux pas lutter

Il renoue le dialogue de mon coeur à mon âme

Sur le rude chemin qui me mène à moi-même

En digne pélerin de ce désir extrême

Et mon ultime appui je le trouve en l'Amour

Qui me redresse ainsi dans le fonds de ma nuit

Pour chasser cette peur des abîmes obscurs

Quand mon coeur élargit accueille le mystère

D'une immense bonté, du respect de la vie

D'une intense joie de vivre et d'une paix restaurée.

 

(Inspiration due au moine Anselm Grün :"Ouvre tes sens à Dieu")

vendredi, 15 juin 2007

Quand mes rêves chancellent

Alors, ma muse me porte

Quand mes rêves chancellent

Quand mon corps épuisé

Va s'échouer sur ses ailes

Lorsqu'en douleur extrême

Sombre mon univers

Lorsque le doute suprême

Installe ses hivers

Lasse d'imaginer

Ce pays de tendresse

Et mon coeur érodé

En douce balancelle

Rythme si régulier

De l'attente éternelle

En douceur elle me porte

En éployant ses ailes

Pour me dissimuler

Mes nocturnes errances

Mon âme vieillissante

Redevient jouvencelle

Et mon esprit léger

Que le vent ensorcelle

Comme un enfant me berce

Et l'espoir renouvèle

Car ma muse me porte

Quand mes rêves chancellent

samedi, 09 juin 2007

Mélancolie

Exubérance mystique

D'un coeur qui persiste

A croire au parfum de la rose

Qui s'exhale de ses souvenirs

D'avenir, qui se mêlent

Aux espoirs du passé

En confusion du temps

Qui passe, de ses doutes

Salutaires qui s'emparent

De mon âme solitaire

En sarabande printannière

Qui s'épuise en rêves écrits

D'un corps qui ne sait

S'il saura à nouveau

Attendre cette présence

Bienvaillante et sereine

Cette émotion perdue

Reniée, reconnue...

En partance discrète

Quand vers la fin du jour

Le soleil rougeoyant

Réchauffe mes rétines

Et assèche mes larmes

Et que n'attendant rien

Le calme vesperal me berce

Du chant de l'oiseau citadin

Du béton en ramures

Un battement régulier

Revient à mes oreilles

En murmures d'une vie

Indécise et sereine

Ma destinée...

mercredi, 06 juin 2007

Certitude

Avec une pensée particulière pour Vie Secrète :

La certitude n'est qu'une éphémère impression

Qui se laisse distraire d'une simple impulsion

Mon coeur fou se méfie d'état de certitude

Dans lequel il s'ennuie comme en triste interlude

La folie n'aime pas toutes ces affirmations

Et tous ces gens sérieux perdus de convictions

L'Amour, de la folie est fille naturelle

Se moque de la Raison, de ses motifs factuels

L'amour vrai s'épanouit en pays incertain

L'humilité du doute dissipe le dédain

Jamais ne considère l'autre coeur comme acquis

Souhaitant le conquérir le reste de la vie...

(le premier vers est de Mandoue)

lundi, 04 juin 2007

L'orage

"Lorsque mon sang se met à bouillir, je le teins de poésie, répondant à l'orage qui gronde en moi"

Roumi

L'orage qui gronde en moi

Je ne le retiens pas

Je le laisse voyager

Au gré de mes pensées

Sa mélodie furieuse

S'en va alimenter

De mon coeur les artères

Qui de vigueur manquèrent

Comme l'oued du désert

Son vent tonitruant

S'engoufre dans mon âme

Pour mieux gonfler les voiles

De ma nef rêveuse

Aux courbes aventureuses

Ses rafales de larmes

Je les laisse rouler

Sur ma peau de mortelle

Devenue terre fertile

De mousson arrosée

Ses éclairs aveuglants

Illuminent ma nuit

D'une lumière divine

Qui fait jaillir la vie

Au puits de la patience

L'orage qui gronde en moi

Je le laisse rugir

Et je reçois ses maux

Comme autant de cadeaux

Qu'il me faudra polir

Pour qu'en mots de bohême

Ils deviennent énergie

Et sereine poésie...

vendredi, 01 juin 2007

J'écris

"J'écris, non pour dire ce que je pense, mais afin de le savoir" Emmanuel Berl.

J'écris,

afin de te savoir

pour tisser le péplos

qui unira nos êtres

caryatide de marbre

par l'amour éveillée

la passion de la vie

a fait couler mon encre

qu'un chadouf de souvenirs

va puiser dans mes rêves

les Trois Parques président

aux désirs qui m'entraînent

à dévider ainsi

le fil de mes envies

errante solitaire

sur la mer de ma vie

j'assume le destin

dont on me fît présent

cette Odyssée d'amour

qui me mènera un jour

sur cette île perdue

dans la brume des désirs

où tu accosteras

compagnon d'infortune

accomplissant ainsi

ton olympienne quête...

mercredi, 30 mai 2007

Princesse aux mots dormants

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Princesse aux mots dormants je me suis réveillée

Sans un prince charmant sans baiser à la clef

Princesse aux maux latents je me suis évadée

De ce tendre jardin où j'étais enfermée

Prisonnière volontaire d'une histoire d'amitié

Pendant ces quatre siècles où je t'avais rêvé

Evadée solitaire je me suis retrouvée

Au delà des barrières de tes bras repliés

La porte était ouverte je me suis envolée

Vers la forêt d'espoir que je me suis créé

Avec pour seul bagage le parfum des pivoines

Et des roses trémières qui bordaient ton allée...

dimanche, 27 mai 2007

Métamorphose

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J'écris

Ainsi se prolonge mon rêve

Monde intime du songe originel

Mettant au monde la sagesse et la foi

J'écris

Dans le vertige de ce vide

Où l'énergie de mon espoir

Fait naître une oeuvre du néant

J'écris

En conscience douloureuse d'une perte

Quand de l'alchimie de mes mots

Surgit cette beauté d'un or si pur

J'écris

Les privations, le manque

De l'amour la magie charmante

Qui s'émerveille de cris de joie

J'écris

Bienheureuse contrainte perpétuelle

En création née dans un feu sensuel

De joie, de beauté, de sagesse et de foi.

 

(d'après la pensée de Boris Cyrulnik dans "Les vilains petits canards" sur la résilience et la création)