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mardi, 10 avril 2007

L'Amour vint déposer

L'Amour vint déposer sur mon coeur le voile du réconfort

En un don grâcieux de tes mots à mes maux

Auteur auréolé d'une gloire éphémère

Ou auteur anonyme qui vint à ma rencontre

Reconnaissance infinie d'une âme qui dérivait

Echappant au naufrage par l'infime lumière

D'un phare qui ne croyait éclairer que sa nuit

Ce n'était pas pour moi qu'était né ce roman

Les mots sur le clavier ne pensaient qu'à eux même

Pourtant je les fîs mien en voleuse de mots

Qui ne dérobait rien puisqu'ils étaient offerts

Je vis dans le halo mystérieux de ton âme

Le reflet inversé de mon propre univers

Ma muse réveillée par l'ardeur de ce souffle

Me fit prendre la plume en scribe obéissant

Les mots nés de mon coeur je les jette au vent

Qu'ils aillent semer ailleurs pardon et apaisement

Je ne garde en mon sein que cette humble impression

Que tout a sa raison, que l'avenir est grand

Qu' un esprit bienveillant me visite parfois

Pour que j'aime la vie jusque dans ses tourments.

 

(dédié à toutes mes lectures : livres et blogs)

lundi, 02 avril 2007

Délivrance

Dans ce dédale déambulait mon coeurmedium_Orage.3.jpg

Dépecé par la dague d'acier de ton dédain

Et mon âme damnée

Déclinaison à ma douleur

Je déclamais ma défaveur

Désemparée, déchue

Sur le débarcadère damasquiné

De mes désirs dénaturés

En bouquet de dahlias décomposés...

Quand un désinvolte démiurge

Vint défausser ma destinée

Déboutée la débâcle des décennies passées

Je suis désir déraisonnable, démesuré, désenchaîné à l'assaut de tes digues et déferlant vers ta demeure...

Je suis Dalaï Lama défiant Deng Xiaoping, Liberté de Delacroix guidant le peuple des Sans Amour, divin David devinant sa dulcinée, Deus ex machina dithyrambique...

Je suis dépouillement destructeur qui des décombres du passé fait table rase

Dune en déclive au désert de mon coeur

Je rêve, et je deviens :

Prélude de Debussy aux dissonances indécentes, dauphin dansant dans le Danube, délicat dattier du jardin des Délices...

 

jeudi, 22 mars 2007

Prière sans parole

Je renonce ici à parler

medium_sebe3.jpg

Du trouble vain qui me torture

Afin que tous mes maux s'épuisent

Dans leur solitaire indigence

Me taire ainsi est un remède

Et de mes douleurs l'intermède

Pour que déambulent mes pensées

Sans entraves ni scellées

Dans ce corps apaisé, recentré

Qui a choisi de ne rien dire...

Je renonce à toute préocupation

Qui me détourne de moi-même

En moi, le non dire reigne en maître

Et de mon coeur expurge le poison

Il dompte mes idées rêtives

Et mes émotions il ordonne

Il me dévêt de mon armure

Et mes faiblesses ainsi expose

Il me tient nue dans ta lumière...

Mon âme est libre et silencieuse

Mon coeur vidé de toute attente

Sans possibilité de fuir

Par un bon mot, un vers, une prose

Je suis moi et sans illusion

Pour qu'enfin l'Amour puisse jaillir...

 

(inspiré de la philosophie d'Abel Gründ)

mercredi, 21 mars 2007

Rosaire

 

medium_idem.jpg

Rose ravie 

Au rameau rassurant

Du rosier vespéral

Coeur rompu

Sur les récifs échoué

Naufragée de la vie

Je bâtis ce radeau

Qui dérive au mépris

Des rafales récurrentes

Rebelle récidiviste

J'attends ma Renaissance.

Comme une Récamier

Ou comme un Ravachol

De Reykjavik à Rabat-Salé

De Ravenne à RasShamra

Récit rocambolesque

De ma quête rogatoire

Le remède au mépris

La rancoeur en rançon

Régente recluse

J'attends ma résurgence

En rimes redondantes

J'entame ma Reconquista.

Et sur le reposoir de mon âme recrue

Dépose mes rocailleux remords

En rengaine révoltée

Et mes regrets rituels

En relique raffinée

Le répit en requête

J'attends ma Rédemption.

Mes rêves sont mes remparts

Réhaussant les reflets

D'une rêveuse repentie, reniée, répudiée

Ma raison reléguée

Rapace je m'élance

Vers les rayons rugueux

Et rivages rugissants

Pour ultime refuge

Ou courte rémission.

Prêtresse de Râ recueillie

Je récite le Ramayana

Pour que rejaillisse l'en vie

Je vais à ta rencontre

Rêtive destinée

Que tu sois

Un radjah raphaélique

Ou Rhadamanthe des Enfers

Rêverie rhapsodique

Ou tendre requiem...

dimanche, 18 mars 2007

Hommage lunaire

Hommage lunaire

En écrin de mystères,

Poésie du hasard

Et chant du réconfort,

Aux mots exacerbés

D'une vie solitaire

En corps révolté

Aux souffrances qui s'apaisent

Aux laideurs magnifiées...

Blues sensuel d'un cygne

En clin d'oeil mâle hi cieux

D'un poète du Je

De maux qui ensorcellent

Psalmodie de cette âme

Aux larmes émeraudes

Ménestrel fervent

Amoureux de l'Amour

Mélancolie d'un coeur

En quête de renouveau

Chantre du désir

En souvenir tenace

D'une vie plus intense...

Vent vif et douloureux

D'un songe en échos

Au choeur de la lyre

Luttant contre le vide

Des âmes mensongères

Ode du sentiment

Qui couve sous la glace

En un feu salvateur

De l'ivresse créatrice

Qui défie le néant.

 

(je fais référence à la poésie qui se trouve sur le blog d'Oanor http://oanor.blogs.psychologies.com)

mercredi, 07 mars 2007

Petit secret d'alcôve

Que voyage ton coeur

A l'encre du bonheur

Que tous les sentiments

Passés et à venir

Il convoque à tes rêves

Couchés sur le papier

Les doux mots d'une trêve

Tellement espérée

Nourriture veloutée

De ton âme blessée

Secrète fragilité

De ton coeur éraflé

En chapelet de roses

Aux fragences mutines

Petit secret d'alcôve

Et regrets avoués

A l'aube murmurante

D'un corps ressuscité.

(J’ai emprunté de doux mots à La Petite Cerise, le reste est de moi)

 

 

 

lundi, 05 mars 2007

Cantabile

Secrète fragilité de nos coeurs éraflés

Mots doux en nourriture veloutée de l'âme

Pour nous les survivants par la haine épargnés

Qui dédeignèrent vengeance et cortège du blâme

Nous partîmes en exil, loin de nos terres natales

Ostracisés par ceux que nous voulions aimer

Notre errance prenant des allures de quête

Le pays du Pardon s'étendait à nos pieds

Par nos larmes abreuvées nous y vîmes germer

Des arbres de patience, des buissons longanimes

Des myriades de tendresse et des brassées de joie.

(les deux premiers vers sont de La Petite Cerise, le reste est de moi)

samedi, 03 mars 2007

Le chandelier aux branches enchevétrées

Chantre de la chair

Chaloupée de désir

Chérubin de Chagall

Chimérique chevalière

Chinoiserie chamarrée

Jonchée de pétales sèches

Baluchon de chuchottements

Dans un vaste chaudron de chêne

Voici le schisme de l'esprit et du coeur

Et ce chant déployé

Au chevet de mon âme

Chaland dérivant sur le CHangjiang

Pacha déchu de son châtelet

Pachiderme royal de Vishnu

Vache sacrée de Shiva

Biche épargnée par le chasseur

Faucheuse touchée par la grâce

Chiffonade chatoyante

Chétive chicane

Le charivari des mots

En un chapelet de charme.

jeudi, 01 mars 2007

Algorithme

Algorithme,

Alter égo?

Le rythme de nos coeurs,

Le rythme de nos hanches...

"Cessez de rêver madame, un algorithme est une méthode de résolution d'un problème utilisant un nombre finit d'applications d'une règle!"

"On dit pourtant Monsieur, que son inventeur, venu de la Perse mythique, était un incroyable amant!"

"Soyez plus réaliste Madame! ne vous emballez pas!"

"Soyez plus romantique Monsieur! Laissez courir votre imagination!"

Le rythme de nos souffles,

Le rythme de nos reins...

"Cessez madame! Je ne vous demande que votre méthode pour résoudre le problème écrit au tableau!"

"Mais je vous assure Monsieur que c'est ce que je suis en train de faire! Prenez un peu de recul pour lire ce problème et asseyez-vous près de moi : regardez donc ces x, ils s'agitent, ils sont impatients, ne trouvez-vous pas qu'ils me ressemblent? Et ces y, ils font un effort désespéré pour rester droits et maîtres de la situation, n'ont-ils pas un air de famille avec vous?"

"Soyez sérieuse, Madame! Vous n'êtes plus une enfant!"

"Soyez léger, Monsieur! Vous ne serez plus jamais un enfant! ... Un algorithme est un tapis persan qui servait spécialement à recevoir les amours des fougueux sultans..."

"Voyons ma chère, laissez-moi faire mon cours!"

"Voyons mon cher, laissez-moi faire ma cour!...Ne dit-on pas que les algorithmes durent parfois l'éternité?"

"Seulement losqu'ils échouent, Madame, seulement losqu'ils échouent! Ils sombrent alors dans une insatisfaction perpétuelle!"

"Et les algorithmes qui s'accordent?"

"Ils n'ont qu'un nombre fini d'applications Madame! Ils ont une fin!"

"Comme les amours,Monsieur, comme les amours, ce qui ne les empêche pas de naître!"

"Vous voilà bien pragmatique Madame!"

"Vous voilà bien inquiet Monsieur!"

"C'est que l'éternité me fait peur, madame."

"Il n'y a pas de quoi, pensez aux algorithmes..."

Le rythme de nos lèvres

Le rythme de nos mains

Les tapis persans

Le rythme de nos souffles

Le rythme de nos reins

Les amants magnifiques

Le rythme de nos coeurs

Le rythme de nos hanches

"Le temps suspend son vol, Monsieur, n'est-ce pas cela l'éternité?"

 

dimanche, 25 février 2007

Vivre

Partir avant le jour dans l'ivresse de la nuit

Ne pas songer au temps que prendra le chemin

Aller de pas en pas sans penser à demain

Et voir à l'horizon le soleil se lever

Regarder sur sa tête s'amasser les nuages

Accélérer le pas, rechercher un abris

Courir, en essuyant orage sur orage

Et de son compagnon ne pas lâcher la main

Mais poursuivre la route malgré les aléas

Vers un but incertain où l'on arrive parfois.