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mercredi, 21 mars 2012

Les enfants tombent

Les enfants tombent

Les enfants tombent le Lundi

Enfant d'Afrique ou bien d'Asie

D'la rue d'en face ou de Lybie

Enfant d'hier ou d'aujourd'hui

De Toulouse ou de Varsovie

Les enfants tombent sans un cri

Enfant soldat que l'on oublie

Shiro, Sarah, Iqbal Massih

Dans un tunnel, en Helvétie

Dans un décors de tragédie

Les enfants tombent les jours de pluie

Demain, pas d'école pour lui

Puisqu'a expiré son sursis

Mon enfant tombe et c'est la nuit

Du monde explose la folie

Les enfants tombent ici aussi.

samedi, 17 mars 2012

L'amour sur moi posa ses ailes

L'amour sur moi posa ses ailes comme un secret pour me veiller

Comme une blanche demoiselle, naissance du jour dévoilée

L'amour sur moi posa ses ailes comme des bras pour me bercer

Dissimulée sous une ombrelle, une âme prête à s'envoler

 

L'amour sur moi posa ses ailes, à l'aube d'un songe délavé

Infime vie qui s'émerveille, l'amour soudain m'a rassemblée

L'amour sur moi posa ses ailes, quand vint la grâce inespérée

Coeur en folie, rythme rebelle, en signe d'alliance renouvelée.


(Mars 2008)

samedi, 10 mars 2012

Une bouteille à la mer

Dimanche nous jetterons ensemble une bouteille à la mer

Sur l’onde passagère, elle s’en ira gaiement

Hommage au dieu de Temps 

Qu’y a-t-il d’écrit sur ce bout de papier ? 

Sur cette possible lettre écrite de nos larmes ? 

Seuls nos cœurs le savent…

D’espoir ils ont scellé le bouchon centenaire

De ce vaisseau de verre qui affronte vaillamment

Les vagues du hasard et les serments de gare

Qu’ont-ils donc demandé, ces deux épistolaires ?

Leurs vœux aux flots voués entament la traversée

Qui pourrait, s’il agrée, au dieu des amours lasses,

Renouer le silence avec l’ange de grâce…


(Février 2008)

jeudi, 08 mars 2012

Jeudi en poésie

Harmonie du soir

 

Le temps balance en ostensoir

Dans la pudeur de certains soirs

Quand l'élégance enluminée

Scintille comme une vérité

Paroles et palabres accordées

En une alliance parcheminée

 

Le temps balance en encensoir

Dans le silence de certains soirs

Quand nos espoirs bleus et gracieux

De la concorde sont les cieux

Désirs et rêves à l'unisson

En volutes sont l'horizon


(Pour Lilou Frédotte et les Croqueurs d emots d'OB)

samedi, 03 mars 2012

Mon ange

Viens, viens, viens ici mon ange

Toi qui de l'amour est le fruit

Toi qui est le sel de ma vie

Cette mélodie de mon coeur

C'est tout en toi qu'elle demeure

Pleure, pleure, pleure

N'ais pas peur

Laisse couler ton chagrin

Les maux sècheront demain

Berce-toi de mon écho

De cette vie de sursauts

Calme toutes tes angoisses

Pour que le malheur se lasse

Laisse tes soucis s’en aller

Toi qui ne crains pas d’aimer

Là, là, là mon ange

Les voilà tes ennemis

Toute vérité est à ce prix

Lumineuse paix de ton âme

La victoire après le drame

Que le doute vacille en toi

Que l’espoir devienne le roi

Tu retrouves la joie de vivre

Comme un bambin qui babille

Pars, pars, pars mon ange

Explorer le vaste monde

Sur nos souvenirs se fonde

La confiance qu’ici j’écris

Ce fil qui nos deux cœurs relie

A jamais…

(Un poème que j'avais dédié à ma fille en Février 2008)
 
Par rapport à vos commentaires : ce poème ne parle pas de mort mais de la difficulté de laisser grandir son enfant et partir du domicile parentale, le fait aussi qu'on ne peut plus consoler son grand enfant (ma fille a 18 ans) comme on le faisait quand il était plus jeune, les chagrins de nos enfants grandissent avec eux.

mercredi, 29 février 2012

Gaylor

Gaylor, la gaîté, il adore

Orateur orageux

Sa parole vaut de l'or

Il aime le reggae

Et le grand vent du Nord

Il danse avec aisance

Le Tango corps à corps

Oui, c'est un gailuron

Il préfère les garçons

Il délaisse les lorettes

Il est gay, et alors?


(Pour le jeu de Jill Bill)

samedi, 25 février 2012

C'était l'histoire de deux amants

C'était l'histoire de deux amants

Qui courraient après le temps

Plus vite, plus vite mon amour

Car voilà que pointe le jour

Ils courraient toute la semaine

Sur les chemins entre leur deux domaines

Le temps des caresses déjà enfuit

Car voilà la fin de la nuit

Tous les mois de l'année en raccourci

De la Saint Valentin à l'Epiphanie

Plus vite, plus vite mon âme soeur

Prenons quelques rondelles de bonheur

Pas le temps pour l'ennui et le souci

Mais mon coeur qui fait boum quand tu souris

Plus vite, plus vite ma compagne

Ecourtons la promenade dans la campagne

Nous enfants nous dévorent à corps et à cri

Car nous sommes père et mère aussi

Plus vite, plus vite mon complice

Quittons le jardin des délices

Répondons à nos obligations

Remettons à plus tard nos ambitions.


(Février 2008)


(Ce week end, les deux amants prennent du temps pour eux et s'en vont à Dieppe.)

 

samedi, 18 février 2012

Printemps

Ainsi ces jours derniers, j'ai tant versé de pleurs

Maintenant le printemps me salue de ses charmes

Il met de la couleur aux herbes et aux fleurs

Et toute cette beauté est l'effet de mes larmes

 

De mes sanglots passés il me reste l'ardeur

Et des désillusions la discrète trace parme

Ma plume à l'encrier d'une intime douleur

Dépose sur le papier les mots comme les armes

 

Mon âme colorée, oeuvre d'enlumineur

Berce mon coeur blessé par toutes ces alarmes

De demain, elle dessine la joie et la douceur

Tandis que je m'éloigne enfin de ce vacarme

 

Si du matin au soir je perçois la lueur

C'est parceque le printemps me salue de ses charmes

Qu'il révèle à mes yeux de la vie la splendeur

Et toute cette grâce qui est née de mes larmes.

 

 
(Je publie à nouveau ce poème car il vient de recevoir un prix de poésie, un prix d'excellence aux Poésiades 2012)

dimanche, 29 janvier 2012

Moi je veux vivre

Suppose que je te dise

Les volutes des heures

Vacillations profondes

Et folles appétances

 

Suppose que je t'écrive

Des mots en suspension

Paroles indicibles

Secrète mélodie

 

Au fond de moi someille

Un continent de vivre

Prodiges perceptibles

Sortilèges créateurs

 

Suppose que je t'écrive

Une genèse intime

Mystère intelligible

Et vitale poésie

 

Suppose que je te dise

Moi, j'ai envie de vivre

Et que ce chant produise

Une envie, un élan...

 

jeudi, 26 janvier 2012

Rétroviseur

"Quand je regarde dans le rétroviseur

J'y vois beaucoup trop d'années au compteur

Autant de malheur que de bonheur

Et envie d'un avenir de douceur..."

 

(Pour Tricôtine et les Croqueurs de mots d'OB)