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dimanche, 20 avril 2014

La porteuse

Je porte tous les fruits d'une incertaine récolte

Je porte les bannières lourdes de vos chagrins

Je porte, je porte

Je suis porteuse

Mais qui est-ce qui me porte, moi?

Je porte le bonheur d'un possible avenir

Je porte le malheur de ceux que l'on afflige

Je porte, je porte

Je suis porteuse

Mais qu'est-ce qui me porte, moi?

Je porte les espoirs des grands inconsolables

Je porte les paroles de tous les silencieux

Je porte, je porte

Je suis porteuse

Mais qui est-ce qui me porte, moi?

Je porte les couleurs de vos vies éphémères

Je porte les fardeaux que vos épaules dédaignent

Je porte, je porte

Je suis porteuse

Mais qu'est-ce qui me porte, moi?

Je porte les clefs des champs, d'une possible victoire

Je porte aussi la plume d'une morne inspiration

Je porte, je porte

Je suis porteuse

Mais qui est-ce qui me porte, moi?

mercredi, 12 mars 2014

Sans titre

Merci à Elisabeth pour m'avoir  prêté ses mots. Les vers en italique sont d'elle. Le poème s'appelle "Bientôt le printemps"

 

La nature se réveille

Toi, tu t'es endormi

Bientôt nous irons gambader

Sur les routes, dans les bois, les prés

Mais toi tu ne seras pas là

Pour rire ou bien pour chanter

Allons courir dans les rayons du vent

Et qu'il nous rappelle le bon temps

Jetons-nous dans l'herbe verte

Avant d'être couchés en dessous

Ce sera bientôt le printemps

Et les fenêtres vont rester ouvertes

Mais tes yeux fermés à jamais.

 

(Dédié à T. un élève de mon établissement qui vient de décéder)

samedi, 15 février 2014

Les mots

Les mots me fuient, ils rient, en ribambelle

Ils volent vers les confins de mon imaginaire

Moi, je reste sur la Terre, dans mes bottes de plombs

J'y écris des bricoles, des misères dérisoires

Des miettes d'émotion, des ersatz de vers

Sur des papiers jaunis qui sentent le moisi

Si je m'ouvrais les veines, cette encre écarlate

Suffirait-elle à faire renaître ma vieille inspiration?

lundi, 20 janvier 2014

Ma peine

J'écoute l'océan qui me parle d'antan

Ma peine est un manteau qui laisse passer le vent

Ma peine est un manteau qui laisse passer la pluie

Mon cœur est à jamais destiné à la nuit

vendredi, 04 octobre 2013

Mémorial

Allongée dans l’herbe, je contemple le ciel

Je me laisse rêver à tous les trépassés

Des héros comme des couards, ici, je fais mémoire

Hommes et femmes qui bâtirent, dans le sang, notre histoire

 

Vos parents ne sont plus pour faire souvenance

Sans fleurs et sans soupirs, vos tombes sont silence

Saison de l'abandon et de la déchéance

Les heures ont eu raison du lugubre auditoire

 

Quand l'oubli ou le temps efface le grimoire

Qui conte du défunt amours et désespoirs

De loin en loin s'éloignent les voeux oratoires

Il ne reste que moi en guise d'encensoir

 

L'affliction emportée et le deuil achevé

Les regrets délavés, toutes les fleurs fanées

Et les parfums gréés en volutes d'un soir

Ames flottant ainsi dans la paix retrouvée


(Pour Mille et Une)

jeudi, 07 mars 2013

Jeudi en poésie : "Envie de rien blues"

Je rêve de farniente pour la vie

 

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A corriger, plus de copies

A houspiller, plus de marmot

A réprimer, plus de conneries

A sanctionner, plus de blanc-bec

 

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Je suis mûre pour la retraite

Rentabilité, zéro

Nib de l'hypocrisie

Travail, Patrie, que tchi!

 

Réaction-à-la-chronique-de-Hervé-Kempf-sur-le-dimanche-travaillé.jpg


D'un silencieux néant, j'ai envie

Au calme, dans mon futur jardin

Loin des bavardages et des cris

Au repos dans ma Normandie

 

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J'ai envie de quiétude et de paix

De douceur et de sérénité

 

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De ce métier qui me tue, je n'en puis plus

D'un magnifique rien j'ai envie

Mais c'est pas la veille de demain...

Aux travaux forcés suis condamnée

Et pour un paquet d'années.

 

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(Pour Un soir bleu et les Croqueurs)

dimanche, 06 janvier 2013

Si c'était la fin...

Si le ciel tombe

S'il meurt, notre monde

Ensemble nous partirons

 

Si le ciel s'effondre

S'il n'y a plus d'espoir

Nous abandonnerons de pair

 

Si le ciel chancèle

Si elle s'éteind, la lueur

Nous nous éclipserons unis

 

Si le ciel s'abîme

Et si demain n'est plus

En choeur, nous dirons adieu

 

 


ADELE - Skyfall [VO|HD1080p] par Lyricis

vendredi, 16 novembre 2012

Reflets urbains

Quelques reflets urbains éclairent ma mémoire

Illusions en éclat d'un monde superficiel

Les cités mégalos nous donnent des rêves trop lourds

Vastes mirroirs déformant de nos réalités

Les lumières de la ville nous fascinent, nous dévorent

Nous sommes les prisonniers de ces sombres chatoiements

Dans une geôle de verre, de béton et de larmes

Citadins nous le sommes et nous le regrettons


(Pour le jeu d'Ecureuil Bleu)


Poème écris en pensant au film "Bright lights, big city"

mardi, 30 octobre 2012

Nostalgie balnéaire

 

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Passe, passe, ce souvenir tenace

Nostalgie balnéaire, de ce que fut naguère

A la recherche d'un temps qui ne reviendra plus
Comme à l'aube de l'hiver
Quand se réveille soudain
Le souvenir d'un été en lenteur chaleureuse
Sable doux, mer opale
On se sent si léger
Promenade sur la digue sous le vent
Jusqu'au phare qui appelle au voyage
Passe, passe, ce souvenir tenace
Nostalgie balnéaire, de ce que fut naguère

Pour Mille et Une

mercredi, 04 janvier 2012

Fatiguée

Fatiguée, dormeuse, taiseuse

Je vous ai lu dans vos demeures

Mes mots à moi sont devenus muets

Je me sens rassurée par ce rien

Qui repose mon cœur de ses passions passées

De ces tendres ardeurs et rêves avortés

Fatiguée, dormeuse, taiseuse

Je vous ai lu dans vos missives

Mes phrases à moi sont silencieuses

Je me sens attirée par ce vide

Qui soulage mon âme de ses fardeaux cachés

De ses ailes altières et nocturnes pensées.

(2007)