vendredi, 21 décembre 2007

Un révolté

(d'après l'émission de France 2 du 15/12/O7)

« C’est pas de la colère, c’est de la douleur. Je me sens toujours agressé (par la société) »

 « (Je parle de) la révolte qui mène à la dignité »

 « On peut faire des erreurs mais on ne peut pas tricher, jamais »

Jacques Brel

 

samedi, 15 décembre 2007

Note citée

http://franckreveur.canalblog.com/archives/2007/12/08/716...

samedi, 24 novembre 2007

Aimer c'est...

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"L'amour, c'est aussi se découvrir en écoutant chanter des mots qui sont encore à inventer."

Jacques Salomé

samedi, 17 novembre 2007

Christian Oster

« Un jour, sur un quai, un homme de taille moyenne tenait à la main un sac très lourd. Cet homme, c’était moi, mais ce n’était pas mon sac. C’était celui d’une femme. Et ce sac était lourd parce qu’il contenait des livres. »

« Un peu de la même façon, elle portait des lunettes, avec une sorte de gêne. Comme si ces lunettes l’eussent empêchée de voir, ou qu’elle eût cherché, à travers, à saisir quelque chose d’abstrait, ou d’idéal, qui eût été en rapport avec le monde et qui n’eût pas été le monde. Quelque chose comme le monde, donc, mais en mieux. Elle devait être myope ou idéaliste, cette femme, ou peut-être les deux, je n’ai pas essayé de trancher. »

« Or c’était son effort, moi, c’était sa gêne, aussi, par rapport au monde qui m’attirait. Et peut-être, me pris-je à espérer, que sa gêne, elle, au moins, n’est pas transitoire. Qu’elle est mal dans sa peau, pour dire les choses vite. Parcequ’elle cherche quelque chose qu’elle ne trouve pas, par exemple. Quoi donc? Me disais-je. A part l’amour, je ne voyais pas. »

« Ma voisine, me disais-je, est peut-être, elle, idéalement mal. Juste ce qu’il faut, pour moi. Avec un manque qu’un homme comme moi, assez mal aussi, soit susceptible de combler. Au-delà, ce n’est peut-être plus un homme, qu’il lui faudrait. C’est un médecin. »

« J’ai senti le bonheur passer, chez moi, comme un oiseau rare, une espèce rapide, qu’on a peine à identifier, parce qu’il file au loin et ne se pose pas. »

« Vous ne lisiez pas? (…)

C’est la vie qui m’intéresse, pas les livres. (…)

Les livres parlent de la vie, a-t-elle expliqué. (…)

Je m’alourdis.

Je ne me sens pas lourd, moi. C’est tout le contraire. Je m’allège. Je perds tout, depuis longtemps. Je me déleste. Je désapprends Et à force que rien ne se passe, c’est comme si chaque fois tout devenait possible. »

« J’avais aussi son visage dans le mien, je me suis un peu reculé, pas trop, pour la voir, j’avais besoin de ses yeux. Et qu’elle sache ce que je lui faisais, qu’elle le voie dans mon regard. Et qu’elle voie aussi l’amour. Que c’était à la fois la même chose, rencontrer son regard et l’aimer, et la caresser, et en même temps non. »

« ça été moins tranquille ensuite, parce que je me suis aperçu que je l’aimais vraiment. Et même que je la désirais encore. Ça me soûlait un peu, cette idée que ça allait être sans fin, avec cette femme. Et qu’elle se laisserait porter, maintenant, et que je ne doutais pas que je la porterais. Je me sentais lourd de son poids, agréablement lourd, avec cette sensation, nouvelle pour moi, que je touchais le sol. Que la pesanteur, l’attraction universelle enfin prenait à mes yeux sens, attiré que j’étais en réalité par elle, lesté que j’étais par l’amour. »

« je ne lis pas beaucoup, moi, je n’écris pas, je suis quelque un dans la foule, tu le sais, alors si ça te gêne c’est maintenant que tu me le dis et je pars, je ne supporterai plus ton mépris, je ne veux pas de ton amitié, je ne supporterai que ton amour, il va falloir que tu m’aimes, c’est la condition pour que je reste. »

« Que ça lui vienne aux lèvres (-dire je t’aime-), et même assez souvent, parce que de ne pas dire ça finit par s’éteindre, ou plutôt c’est déjà fini quand le mot manque, quand il n’est plus assez grand pour sortir seul, vêtu de son habit sonore, dansant d’une bouche à l’autre . »

 

« Dans le train »

vendredi, 16 novembre 2007

Valerie Valère

Le vide, l’absence et le silence :

« Une ombre passe sur son visage…L’ombre s’élargit et précipite la pièce dans le vertige étourdissant d’un vide sur lequel sa main trace des mots à l’encre invisible. »

« Blanc, couleur morose qui ne dit que l’absence, qui ne dit que l’attente et ne parle que d’oubli. »

« Et toujours ce silence. Ce silence qui ne porte plus la menace d’un passé qui s’enfuit mais une sorte de nostalgie, douce et résignée.  » 

« Le sommeil ne viendra plus. Rien ne viendra, qu’un peu plus d’ennui, qu’un peu plus de désespoir . »

« Je dois continuer mon chemin, pensait-il, désemparé. Mais a-t-il seulement un chemin? Non. Personne ne lui en a tracé et il marche sous la nuit qui tombe à la recherche d’un ami qui n’a jamais existé. »

« Il n’avait plus rien qu’un remords enfoui quelque part en lui sans qu’il parvienne à en saisir la cause et que le désir de rejoindre cet autre dont l’âme s’était perdue à travers la sienne. »

« Un silence plus terrible encore que les insultes, un silence dont le vide résonnait pour envahir l’espace de ses pensées et lui dérober jusqu’à l’envie de détruire ce néant. »

« Le monde qui l’entourait était vide et cette accumulation de lumières et de maisons une simple illusion d’optique provoquée par le malaise, le vertige d’un espace blanc. »

Valérie Valère

Le Temps :

 

« Mais déjà, le temps revient en arrière et amoureusement l’enlace entre ses bras d’absence… »

« Il ne perdait pas une seconde de ce temps si précieux et pourtant, ce temps passait sur les mots et sur les phrases, recouvrant son récit d’un voile différent, le voile des choses qui n’appartiennent plus au passé ».

« Silence. L’aiguille du temps se balance de droite à gauche dans ses pensées confuses où se profile la silhouette fière de l’angoisse. Figé par la crainte et l’espoir, il attend que la seconde, la minute, l’heure, la vie s’écoule… »

jeudi, 15 novembre 2007

Celui qui...

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"Celui qui trouve sans chercher, est quelqu'un qui a beaucoup cherché sans trouver"

(anonyme)

Tableau de Klee.

dimanche, 11 novembre 2007

...

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"On est toujours prévenu de tout dans l'amour, et toujours l'inattendu arrive".

Jean d'Ormesson

jeudi, 01 novembre 2007

Mon coeur a emporté par mégarde

"Marcher d'un bon pas. Marcher sur les chemins d'herbe et de terre. Sentir l'odeur des bois, de la terre, de l'herbe, des arbres...
Se fondre dans l'univers qui vous entoure et faire corps avec. De manière sensuelle et voluptueuse.
Sentir le froid, le vent, la pluie, le soleil sur la moindre parcelle de ma peau...
Pleurer, pleurer, pleurer. Pleurer sur les chemins. Pleurer sous les branches. Laver les yeux. Laver le corps. Laver l'âme...
Retrouver la foi, l'espoir, les couleurs. Sentir, apprendre, comprendre. Sans mots. Juste ce que j'ai là au fond de moi."

Le texte en entier sur le blog de Morganlafey.

http://morganlafey.blogs.psychologies.com/weblog/2007/10/...

Valérie Valère

La tristesse et l’angoisse :
« Sa tristesse désormais n’est plus douloureuse. Elle l’envahit d’une sensation de plénitude qu’il croyait ne plus jamais pouvoir éprouver. Peut-être est-ce simplement parce qu’il ne tente plus de la vaincre qu’elle revêt cette douceur inhabituelle et cette tendresse amoureuse. »

« C’est une seconde tristesse qui l’habite maintenant, cette tristesse étrangement douce et calme, cette tristesse qui vient après la souffrance et lorsque la joie vous enlace, cette tristesse sans défi et sans amertume, amoureuse et tendre… »

« Le stylo retombe avec un bruit sec sur la table. L’angoisse lui serre les tempes; il n’a écrit que la peur blanche du blanc sur le blanc, que la peur vide du vide sur le vide…

Que fait-il de sa vie, de son espoir et de son désespoir, que fait-il de ces heures qui se traînent ou s’enfuient, de ces jours dont le sens est justement de n’avoir plus de sens, de cet espace dans lequel il s’emprisonne afin de chercher en vain un absolu dont il n’a pas le courage… »

 

"Obession blanche"