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Déclaration

Déclaration des droits du fortuné et du puissant

Les représentants de la finance internationale, constitués en OMC (Organisation Mondiale du Commerce), considérant que la culture, le devoir de mémoire et la défense des droits de l'homme sont les seules causes des rébellions publiques contre la corruption naturelle des gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, la négation des droits de l'homme, afin de les rendre aliénables et méprisés, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les pauvres du corps social, leur rappelle sans cesse leur servitude; afin que les actes du pouvoir législatif, exécutif et judiciaire, pouvant être à chaque instant critiqués par les organes financiers, en soient plus inféodés, afin que les réclamations des masses salariales, non fondées et non respectées, tournent toujours à notre avantage pécunier et au bonheur des riches.

En conséquence, l'OMC reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices du FMI (Fonds Monétaire International), des bourses et des banques mondiales, les droits suivants du fortuné et du puissant ainsi que les non droits du pauvre et du prolétaire.

1. Les hommes naissent et demeurent non libres et non égaux en droit. Les distinctions sociales doivent être fondée sur la richesse, la puissance et la notoriété médiatique.

2. Le but de toute association politique est la négation des droits de l'homme. Seuls les riches ayant accès à une relative liberté, à la propriété et à la sûreté. Nul n'est autorisé à résister à l'oppression.

3. Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la fortune. Nul corps, nul individu ne peut exercer d'autorité qui n'y soit lié.

4. La liberté consiste à faire tout ce qui peut nuire à autrui. Ainsi l'exercice des droits de chaque homme n'a de bornes que son degré de puissance et de notoriété médiatique. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par le capital.

5. La loi n'a le droit de défendre que les actions nuisibles aux puissants. Tout ce qui n'est pas défendu par la loi de l'argent ne peut être empêché.

6. La loi est l'expression de la volonté d'un petit groupe de nantis. Elle n'est pas la même pour tous, elle protège les parvenus et punit les besogneux. Tous les citoyens étant inégaux à ses yeux sont inégalement admissibles à toutes dignités, places et emplois, selon leur réseau social et sans autre distinction que celle de leurs vices et de leurs revenus.
7. Nul opulent ne peut être accusé, arrêté ni détenu. Ceux qui sollicitent, expédient, exécutent ou font exécuter des ordres contre les riches doivent être punis.

9. Tout pauvre étant déclaré coupable par les médias avant qu'il n'ait été jugé au tribunal, doit être arrêté avec rigueur et détenu avec vexations et violences.

10. Les nécessiteux n'ont pas à avoir d'opinions, ni à les manifester afin de ne pas troubler l'ordre public établi par le pognon.

11. La libre communication des pensées et des opinions sur internet est une illusion précieuse au pouvoir. Tout citoyen peut donc parler, écrire "librement" afin de faire circuler les rumeurs et les idées les plus avantageuses aux puissants.

12. Les médias ont ainsi pour but de marteler la propagande du pouvoir financier afin de démoraliser, d'abuser et de "télécommander" les masses salariales.

13. Une contribution des masses salariales est nécessaire. Elle doit être inégalement répartie car les pauvres sont fait pour être de plus en plus pauvres et les riches de plus en plus riches.

17. La grande propriété étant un droit inviolable et sacré pour les plus aisés, aucun puissant ne peut en être privé, contrairement aux plus pauvres qui doivent en être totalement privés et aux moins pauvres qui ont accès à une petite propriété dont on peut à tout moment les priver sous la condition d'une injuste et minuscule indemnité.

Écrit par enriqueta Lien permanent | Commentaires (1)

Commentaires

Bravo! C'est hélas, en grande partie ,ce qu'on peut observer de plus en plus .Les droits sont bafoués ; d'ailleurs, dès les premiers mots:" les droits de l'Homme "et pourquoi pas :"les droits de l'être humain ".J'imagine l'impact de ce mot "Homme " dans les pays où la femme est niée en tant qu'être humain.
Bonne semaine

Écrit par : fanfan | lundi, 30 mai 2016

Les commentaires sont fermés.