jeudi, 05 juillet 2007

Je demande grâce...

Pitié pour l'homme sans jugement, sans coeur et sans âme

Pitié pour l'homme que le corbeaux manipulent

Pitié pour l'homme qui renie ses amitiés

Pitié pour l'homme qui accuse sans fondement

Pitié pour l'homme qui ne sait voir et qui ne sait entendre

Je demande grâce pour lui, que le grâce le touche, qu'il voit, qu'il entende, qu'il cesse de souffrir

Qu'il assume sa part d'ombre pour la chasser

Qu'il retourne à la lumière et qu'il soit heureux!

mercredi, 04 juillet 2007

Fragile

(Pour répondre au dernier commentaire de Vie Secrète)

Fragile oui, je suis fragile

Car je sais que je peux mourir demain

Car je sais que je peux aimer demain

Car je sais que je peux souffrir demain

Fragile oui, je suis fragile

Car je suis humaine

Car j'écris des poèmes qui dépouillent mon coeur de tous les faux-semblants

Car je vis la tête haute et la parole vraie

L'homme qui m'a fait souffrir je l'ai regardé en face pour le lui dire puis pour lui dire adieu

Je ne l'ai pas injurié, je ne lui ai pas manqué de respect tandis qu'il me calomniait et me reniait

Je ne suis pas un corbeau de l'ombre

Je suis femme-oiseau de la lumière

Je suis une guerrière sans armure

Le coeur ouvert et l'âme fière

Je regarde ma part d'ombre destructrice, auto-destructrice, violente, desespérée pour mieux la rejetter

J'ai choisi la lumière, j'ai choisi de lui pardonner.

 

dimanche, 24 juin 2007

Merci

« Ma vie virtuelle me renforce et m'épanouie, j'y trouve les liens qui me manquaient, j'y trouve une ouverture vers l'humain qui me permet de mieux vivre et d'être davantage heureuse. Cette vie virtuelle est étroitement liée au réel, elle ne m'isole pas au contraire, elle m'ouvre à la vie et à la rencontre avec l'autre. » Voilà ce que j’ai écrit dans un mail récemment. Je me suis dis qu’il était temps pour moi de faire une note sur ce thème. Pour vous remercier du cadeau que vous me faites. Vous mes lecteurs anonymes dont je sais la présence grâce à mon compteur et aux statistiques Haut et Fort, vous qui me commentez ponctuellement ou régulièrement, vous qui me proposez des jeux d’écriture, vous qui écrivez avec moi, vous qui dialoguez avec moi par mail, vous que je rencontre parfois au téléphone ou de visu. Vous êtes tous, à votre façon, une rencontre. Chaque rencontre est différente, exceptionnelle et chaque rencontre m’apporte énormément, elle me transforme et me rend plus riche. Merci.

 

Bien que toutes les personnes concernées se reconnaîtront je voudrais quand même citer celles qui me suivent depuis longtemps, depuis les débuts de mon premier blog sur Psycho et qui me commentent avec beaucoup de fidélité : Cassandrali, Euqinorev, Captainelili, Irène, Mandoue et La petite cerise…Cela ne veut pas dire que je ne pense pas aux autres mais celles-ci me connaissent depuis si longtemps…

 

Si vos voix m’abandonnent

 

            Si survient le silence

 

            Si vos cœurs me renient

 

            Si vos esprits me fuient

 

            J’écrirais malgré tout

 

            En souvenir de vous

 

            Si je vous abandonne

 

            Au détour d’un chagrin

 

            Mon cœur emportera

 

            Ce que vous fûtes pour moi…

 

samedi, 23 juin 2007

Vestale

 

 

Bien que je n’écrive pas ce que je vis, je vis ce que j’écris. J’éprouve tous les sentiments que je couche sur le clavier, au moment où je les écris et puis ils s’envolent et poursuivent leur propre route…Comme une reine des abeilles, je leur donne la vie et puis je les regarde partir…Il n’y a pas de roi chez les abeilles. Je suis la guetteuse, je veille sur vos sommeils, pour que vous fassiez de beaux rêves dans lesquels vous êtes heureux. Vos rires sont votre réalité. Ma réalité est d’engendrer vos rêves. C’est le dur labeur que l’on m’a donné. Je m’en acquitte avec conscience, tel est le destin de ma vie solitaire. Je suis Maat, je garde l’équilibre du monde pour vous éviter les chagrins. Je suis unique, ne cherchez pas mon pareil, dans nul univers il ne vit. Les dieux me condamnèrent ainsi, je  m’acquitte de mon humble tâche. Devant le destin pas de rébellion, je m’incline sans me battre. Ma destinée me porte vers les cîmes où nul humain jamais ne pourra me rejoindre. Je pose mes maux sur le clavier pour qu’ils fassent échos aux votres , ils se transforment en mots de la souffrance, ils se transforment en mots de l’espérance. Je suis votre guide, votre lumière, ayez confiance en mon halo, je vous montrerai le chemin pour vous éviter les naufrages, sur les cailloux jusqu’à ce que mes pieds saignent pour que les votres soient sans blessure. Et mon âme étendue au dessus de vous, en dai de tendresse protectrice. Si je souffre c’est pour vous protéger, si je pleure c’est pour que vous souriez, si je meurs c’est pour que vous viviez…

 

 

 

lundi, 14 mai 2007

La lectrice

Des mots de l'Inconnu résonnait sa souffrance, la lectrice y lisait des sonorités d'absolu. Ne connaissant l'auteur de cette mise en lune, c'est l'ivresse de sa propre attente et de ses incertitudes qu'elle écrivait avec les mots du poète. Ainsi en est-il de toutes les poésies qui échappent à leur créateur et gagnent leur vie propre au plus profond du coeur de leurs lecteurs. L'alcool de ses sanglots noya son amertume, elle referma le livre et l'abandonna sur un banc de pierre pour qu'une autre l'y découvre à son tour...Les mots s'étaient gravé dans son âme pour l'accompagner dans son désir d'aimer la vie.

 

« Aux larmes de mon dédain transgressé
Cille l’habit ganté d’une dernière élégance
Lorsque la souffrance en lien résonne

 

De moi en toi
L’émoi en pas
Tissant sa soie
D’un feu de joie

 

Sur l’entrain des rails d’une complice
Ivresse palpée au creux de tes mots
Où dérive l’attente naïve d’une absence »

 

Jossoa  Gilano

 

http://oanor.blogs.psychologies.com/

 

mardi, 08 mai 2007

Mon père, ce héros

Mon père ce proche, cet étranger, parti trop jeune et qui me laisse avec toutes ces questions sans réponses. J’ai tant de questions à te poser mais tu n’es plus là pour me répondre. J’aurais voulu savoir…Franco, la guerre civile (l’exode de ta famille, réfugiée quelques temps en France, « parquée » dans le fort Vauban de Belle Ile, dans des conditions si terribles qu’une de tes sœurs, âgée de deux ans, en mourut), ton retour en Espagne, ton adolescence délinquante dans un pays dévasté, le marché noir, l’exil, la légion étrangère française, la guerre d’Indochine, ton arrivée à Paris…

Tu es là pourtant en moi, c’est ton nom et ton prénom que je porte, intégré dans ma vie quotidienne (je montre à mes élèves les photos que tu as pris pendant la guerre d’Indochine). Sur ces photos tu es si jeune, si maigre, ce n’est pas le papa que j’ai connu…

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L’Espagne, pays de mes vacances d’enfance, langues catalane et castillane mélangées, langues de mes étés, de mes rêves…

http://enriqueta.blogs.psychologies.com/ecrire/2006/09/el...

(cliquer pour lire le poème : "El canto")

Vous me manquez tous les deux…mais je ferme les yeux et vous êtes là!

mardi, 01 mai 2007

1er Mai 1993

Mon joli brin de muguet a 14 ans aujourd'hui...

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Ma fille, un ou deux jours après sa naissance.

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Là, c'est moi, je suis née un 30 Août .

 

 

 

 

 

 

lundi, 23 avril 2007

J'ai dis adieu à mon jardin

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J'ai dis adieu à mon jardin, j'ai dis adieu au chant des oiseaux dont je ne connaîtrais jamais le nom, aux roses trémières dont je ne verrai pas les fleurs, aux fleurs du cerisier dont je ne mangerai pas les fruits, à la haie de troènes que je ne verrai pas grandir, au muguet en clochettes, aux papillons multicolores, à la brise légère et à tous nos printemps...

vendredi, 13 avril 2007

Mélancolie tunisienne

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C’était dans le grand erg oriental tunisien . Le soleil imprimait nos ombres sur le sable. Le matin, nous étions nombreux à marcher, escalader les dunes de sable puis les redescendre… les dunes s’enchaînaient, parfois interrompues par des plateaux couverts de buissons.

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La steppe, maigre pâturage pour de petits troupeaux de chèvres était surtout signe de bivouac temporaire pour une collation (thé à la menthe très sombre et très sucré, pain sans levain cuit sous la cendre et le sable) ou pour la nuit.

L’après midi nous préférions tanguer sur nos dromadaires…Le mien s’appelait Rajak et son chamelier Mabrouk.

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 Et nous partions ainsi pour une lente méditation qui rythmait le pas muet des dromadaires à travers les paysages sahariens.

« Homme, bois de l’eau pour te rendre beau, gave-toi de soleil pour te rendre fort, et regarde le ciel pour devenir grand » Proverbe Touareg

Nous somnolions, mon dromadaire fermait la marche et comme j’avais peur de véritablement m’endormir et de tomber (je te disais que si je tombais, ma chute serait silencieuse car amortie par le sable et que personne ne s’en rendrait compte avant le bivouac du soir et nous pouffions de rire comme des collégiennes) alors, toi dont le dromadaire précédait le mien, tu me racontais les films et les livres qui t’avaient le plus marqué, c’est ainsi que tu me fis découvrir « L’alchimiste » de Paulo Coelho. C’est ainsi que s’égrénaient les jours…

Cette monotonie apaisante libérait nos esprits tout en ramenant nos corps à des besoins élémentaires : boire, manger, dormir, trouver un buisson…

Elle fut une fois interrompue par une tempête de sable. Les lèvres entrouvertes je respirais à travers l’épaisseur du voile de mon chech, je m’habituais à cette chaleur et à ce vent qui desséchaient ma bouche et ma peau esséyant d’oublier ma soif et la peau de mes cuisses irritées ( PS : être assise sur un dromadaire fait mal).

« Et dans le désert de mon cœur, qui agrandit le désert de sable, le silence ajoute un voile sur mon voile, avec ses mains d’air et de sable » (Mano Dayak)

Nous trouvâmes refuge dans une maison abendonnée envahie par le sable pour y partager les restes du couscous de la veille. Le soir précédent nous avions participé à la tambouille pour éplucher, découper les légumes et apprendre quelques mots d’arabe (malheureusement oubliés), sous la surveillance de Belgacem le cuisinier. Ce jour là nous apprîmes à faire la vaisselle avec du sable.

Le soleil se couchait rapidement car nous étions en Février. En soirée, à l’heure du bivouac, nous ne disposions que d’une demi-heure/trois quart d’heure pour trouver un buisson, nous changer, installer notre lit de fortune ou chahuter sur les dunes. Nous nous rassemblions autour du feu pour prendre le repas, chanter, sous la direction d’Amor le chamelier-chanteur, et danser. Il faisait froid et nous nous réchauffions en buvant un peu de wisky, en nous serrant les uns contre les autres sous des couvertures qui embaumaient le dromadaire et en dansant autour du feu.

« Ne te lasse pas de crier de joie, d’être en vie et tu n’entendras plus d’autres cris » Proverbe touareg

Nos rires et nos chants, portés par le vent, s’envolaient à travers le désert pour aller réchauffer les âmes solitaires…

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La lumière bienveillante de la lune nous permettait de regagner notre duvet, placé sous la tente berbère dressée pour nous abriter, ou plus à l’écart, au pied d’un buisson, selon notre humeur…Nous nous endormions en nous racontant des histoires, en pouffant de rire et en regardant les étoiles…

Au matin, nous renaissions de nos duvets couverts de givre nocturne pour constater que des gerboises et des oiseaux étaient venus nous rendre visite, la nuit ou à l’aube, et avaient laissé leurs empreintes tout autour de nos sacs de couchage.

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Nous étions vingt-deux…Nous avons cheminé ensemble pendant quelques jours, quelques mois pour certains, quelques années pour d’autres mais je me souviens de vous, bien que dix années aient passé. De cette belle aventure humaine il ne me reste que des souvenirs, des photos et les roses des sables que le Sahara m’avait offert…

 

Chanson : d’après Maxime Le Forestier « Une maison bleue »

C’est une tente berbère

Adossée à une dune

On y vient à pied

Ou en dromadaire

Ceux qui vivent là

Aiment les méharées

 

On se retrouve ensemble

Après des années de route

Et on vient s’asseoir

Autour d’un repas

Tout le monde est là

A cinq heures du soir

 

Quand Tozeur et Douz s’allument (bis)

Tozeur et Douz

Où êtes-vous

Hélène et Anne

Sylvie

Attendez-moi

 

Dans la tempête de sable

Cachés sous les couvertures

On écoutera Franck à la guitare

Et puis Virginie nous fera chanter

 

Micheline arrivera

Pour nous dire des nouvelles

D’un qui reviendra dans un an ou deux

Puisqu’il est heureux on s’endormira

 

Quand le Sahara se lève (bis)

Le Sahara

Où êtes-vous

Jean-François, Réjane

Vincent

Attendez-moi

 

C’est une tente berbère

Accrochée à ma mémoire

On y vient à pied

Ou en dromadaire

Ceux qui vivent là

Aiment les méharées

 

Peuplée de têtes en chechs

De duvets et de musique

Peuplée de lumière

Et peuplée de fous

Elle sera dernière

A rester debout

 

Si Tozeur et Douz s’effondrent (bis)

Tozeur et Douz

Où êtes-vous

Dominique, Marinette

Laurence

Attendez-moi

 

Où êtes-vous

Jacqueline et Anne

Vous tous

Attendez-moi…

dimanche, 01 avril 2007

Lettre à mon amour

On m'a demandé quel petit nom tu me donnais et j'ai répondu : rien. Tu ne m'appelles pas, tu ne me prénommes pas non plus, jamais...Mais qui sait comment tu me nommes au fond de ton coeur? Mon coeur à moi s'entête à te nommer mon amour, mon coeur me dit d'attendre jusqu'au jour où tu me diras ce nom dont tu m'as baptisé en secret et que toi seul connais, mon coeur me dit aussi parfois de te planter là avec ton mot et tes regrets, mon coeur me dit tout et son contraire. Tout cela je pourrais te l'écrire mais je préfère jeter mes mots dans cet océan là, dans une petite sphère qui flottera ou non vers toi malgré les vents mauvais. Il sera bien temps pour toi de te rendre compte que je ne suis plus la même. Mon coeur a décidé de se montrer au grand jour, tu ne te doutes pas de ce vent de folie qui se dirige vers toi, la mer s'est reculé, le tsunami approche. Ton coeur a intérêt à bien se retenir aux branches, je ne l'avais pas habitué à davantage qu'une brise d'été et il n'a pas idée de ce que je lui réserve. Oui, je t'ai menti, je t'ai présenté mon côté raisonnable, mais mon coeur est usé de retenir en lui tous ces vents de folie. Mon côté raisonnable je le garde désormais pour les grands enfants avec qui je chemine, leur corps a grandi mais dans leur esprit, il reste encore la démesure de la petite enfance. Mais toi, tu es un adulte aguéri croulant sous un trop plein de lugubre sérieux, sinistré de la vie, tu ne te souviens jamais de tes rêves, moi, les miens, je les invente... Je ne vais plus t'aimer dans la "raisonnabilité" de ton silence, désormais je vais t'aimer dans la déraison de ma passion. Arrime-toi bien fort, mon amour, car ça va bientôt secouer!