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jeudi, 06 juin 2013

Jeudi en poésie : chats.

Les chats m'inspirent beaucoup, voici quelques unes de mes callligraphies :

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Vous pouvez aussi lire ou relire ma nouvelle "Le chat gris".

 Extraits :

"La nuit suivante, Félina se réveilla vers une heure du matin. Sachant qu’il ne servait à rien d’attendre en vain le retour du capricieux sommeil dans son lit, elle se leva pour se faire une tisane. Et c’est en arrivant dans la cuisine qu’elle découvrit la présence d’un visiteur : le fameux chat gris était là, allongé sur sa table. En s’approchant du chat, elle se rendit compte que le chat était blessé et que ses poils étaient maculés de sang à de multiples endroits."

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"Trois jours plus tard, Chamailleur revenait par la lucarne. Il prit ainsi l’habitude de venir voir Félina régulièrement. Elle le nourrissait et le soignait (car il se battait souvent), il allait et venait librement grâce à la lucarne et il ne la laissait jamais plus de trois jours sans venir la voir. Chamailleur était un chat au pelage gris-argenté et aux très longues moustaches qui lui donnaient un air rebelle et noble à la fois, il avait des yeux verts émeraude très expressifs ainsi qu’une multitude d’expressions vocales qu’il utilisait pour communiquer avec Félina ce qui faisait qu’elle avait l’impression de vraiment dialoguer avec lui. Il était très intelligent et très vif. Tout en gardant une certaine distance et une certaine méfiance de chat de rue ayant beaucoup bourlingué, il semblait s’habituer de plus en plus à Félina et au confort de la vie d’appartement. Tout allait bien jusqu’à ce que Denis rentre." 

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"Chat-Mailleur se transformait également, le chat de gouttière devenait de plus en plus chat d’appartement, totalement sécurisé par Félina il dormait parfois sur le dos, dans une position qui ressemblait à un étirement, le ventre à découvert. Aucun recoin du loft, aucun placard, aucun meuble ne lui était inconnu car c’était un aventurier doublé d’un funambule talentueux d’une souplesse incroyable. Elle avait commencé à écrire une nouvelle histoire, les aventures de trois chats de gouttière qu’elle avait appellé Chat-Mailleur, Chat-Pardeur et Chat Huant. Tout allait donc pour le mieux jusqu’à ce jour de Mai où Chat-Mailleur ne revint pas d’une ballade."

Pour Eglantine et les Croqueurs de mots

lundi, 20 août 2012

La légende du lac d'Enghien-les-Bains

J’arrivais à la gare d’Enghien-les-bains pour découvrir que la circulation des trains était interrompue pour cause d’accident dans la gare suivante. On annonçait une bonne heure d’attente. Je décidais de mettre ce temps à profit pour me promener autour du lac et renouer avec mes souvenirs de jeunesse. Combien de fois avais-je pu faire le tour de ce lac ? Je passais devant le casino, tout de blanc vêtu et déambulais sur la grande esplanade que j’avais arpenté de multiples fois en compagnie de mes amies Carola et Fanny à l’époque du lycée. Nous allions au lycée Gustave Monod dont le parc ombragé qui donne sur le lac nous incitait parfois à sécher les cours pour profiter du calme printanier et du chant des oiseaux. Les jours de congé nous faisions le tour du lac en nous faisant des confidences sur les garçons qui faisaient chavirer notre cœur où en refaisant le monde…Les éclats de rire fusaient et nous obligeaient parfois à nous poser en catastrophe sur un banc ou sur un rocher pour reprendre notre souffle. Nous dérangions souvent quelques pêcheurs qui nous fusillaient du regard, ce qui avait le don de nous faire davantage pouffer de rire, comme les petites filles que nous étions encore malgré nos 17 ans.

 

Pour lire la nouvelle en entier c'est ICI.

05:45 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (4)

jeudi, 02 août 2012

Espèce de ...prof! (5)

5e et dernier extrait de ma nouvelle

"Le directeur nous exorte à continuer nos efforts pour désamorcer coûte que coûte toute tentative d'acte violent. Jusqu'à présent, aucun enseignant n'a été tué et il n'y a eu que trois blessés ayant séjourné à l'hôpital cette année. Tous les trois avaient été blessés par des élèves. L'année dernière Mme Dayan, un professeur de maths "vieille école" avait été poignardée par un parent. Ce professeur venait d'arriver dans notre établissement, elle avait été transférée d'un établissement élitiste de province et n'avait pas su s'adapter à notre public. Quelques enseignants font la grimace en réaction aux propos du directeur. Moi, ça fait bien longtemps que tout cela me parait normal. Ce n'est qu'une question d'habitude finalement. On se fait à tout. On nous annonce aussi que les journées pédagogiques de fin d'année porteront sur le thème : "le parler politiquement correct avec les parents, comment désamorcer les conflits dans les relations parents-professeurs de façon à éviter les plaintes et les procès". On nous donne le planning du 3e trimestre avec les dates de conseils, de réunions et d'épreuves du bac et du brevet. Le directeur nous rappelle que nous devons à l'Etat 48 heures de travail gratuit pour la solidarité. Mais comme cela fait des décennies qu'on est solidaire, je ne saurais même plus dire avec qui ou quoi nous le sommes. L'a-t-on seulement su à un moment?

A 14h30 je descends pour donner mon 4e cours de la journée. Je me sens fatiguée et pourtant il faut encore que je m'active. Plus je suis fatiguée et plus je m'énerve. Je m'agite, je crie, parfois plus fort que les élèves, je gueule et je me casse la voix. La récréation sonne comme un cessez-le-feu. Je retrouve mes collègues en salle des professeurs, on se met à parler du boulot, de nos petits tracas quotidiens, de nos heures supplémentaires qu'on ne récupérera jamais et qui, mises bout-à-bout, feront bientôt des années. On est tous très fatigués le Vendredi après-midi, on attend avec impatience la fin de la journée, la fin de la semaine, les vacances de printemps (dans une semaine) et surtout les grandes vacances. Quelques uns les attendent avec autant d'impatience que les marins de Christophe Colomb espérant les côtes "indiennes"."

 

 

(Pour lire la nouvelle en entier c'est ici...)

 

 

 

08:58 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (3)

vendredi, 20 juillet 2012

Espèce de ...prof! (4)

4e extrait de ma nouvelle

"Je fais une première série de photocopies puis la machine s'arrête car il n'y a plus de papier; il n'y a plus de stocks mais en ouvrant toutes les armoires, j'arrive à trouver une ramette. Je relance la machine mais les photocopies sont trop pâles, on ne voit rien. La machine me dit maintenant qu'elle manque d'encre. Je change la cartouche puis je relance une nouvelle fois la machine, ça marche mais les premières photocopies sont pleines de tâches d'encre. Cela m'agace de gâcher ainsi du papier car je risque encore qu'on me reproche de dépasser mon quota de photocopies autorisées. Il y a deux ans le directeur m'avait retiré un point sur ma note administrative pour cette raison. Et je n'ai pas envie qu'on m'envoie faire le stage intitulé :" un bon professeur est un enseignant économe qui ne gâche pas le matériel et qui se contente de peu". Maryse a fait ce stage il y a trois ans et elle m'a dit qu'il était particulièrement rebutant. Avec toutes ces interruptions j'ai mis plus de 30 minutes pour faire 90 photocopies!"

 

(Pour lire la nouvelle en entier c'est ici...je publierai 1 autre extrait en Juillet)

 


07:54 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (3)

lundi, 16 juillet 2012

Espèce de ...prof! (3)

3e extrait de ma nouvelle

"Mon deuxième cours se passe moins bien. Un élève me traite de salope car il a eut un 3 à son contrôle. Je lui réponds qu'il mérite sa note et qu'il pouvait mieux faire avec un peu plus de travail. J'ai été assez épargnée cette année au niveau des injures car je n'en ai reçu qu'une trentaine. Cet élève ne m'avait encore jamais insulté, alors je laisse passer et puis, si je mets un mot dans son carnet, ses parents risquent de se plaindre de moi et je n'ai pas envie que le directeur me dise encore que je suis trop susceptible et que je dois prendre du recul. Cette année a été assez calme, peu d'insulte et aucune agression physique. L'année dernière un élève m'avait gifflée et, à la suite de cela, j'avais du faire un stage d'une semaine de remotivation intitulé : " un bon professeur est un enseignant qui ne provoque pas chez ses élèves l'envie de l'insulter ou de le frapper".

A la récréation, je retrouve mon amie Maryse dans la salle des professeurs devant la machine à café.
"Ce n'est pas une vie!" s'exclame-t-elle.
"C'est pourtant la nôtre" lui réponds-je, en lui tendant la tasse de café ou plutôt ce qui devrait être un café si, depuis plusieurs jours, la machine ne nous servait pas que de l'eau chaude sucrée. La semaine dernière il y avait du café mais pas de sucre et celle d'avant du café et du sucre mais pas de gobelet. Maryse ne va pas bien en ce moment, elle m'a confié que, certains jours, l'idée de la récréation était la seule motivation qu'elle trouvait à venir ici. La récréation permet d'interrompre un peu la routine, les cris des élèves et des pions, les insultes et l'agitation."

 

 

(Pour lire la nouvelle en entier c'est ici...je publierai 2 autres extraits tout le mois de Juillet)

 

 

 

07:49 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (6)

samedi, 07 juillet 2012

Espèce de ...prof! (2)

2e extrait de ma nouvelle

 

"Quand le haut-parleur annonce ma station, je me lève et je marche, c'est à ce moment là que je me réveille vraiment, au moment où je retrouve mes collègues sur le quai, ceux avec lesquels j'ai l'habitude de faire le chemin jusqu'au bahut. Ce matin, il y a Aline qui est professeur d'Arts et Mathilde, professeur de Français. On se parle à peine, parceque l'on est tendues et pas rassurées à cause des meutes de sauvageons (c'est comme ça que les médias ont baptisé les délinquants juvéniles de banlieue) qui traînent dans les rues et qui risquent de nous agresser. Nous avons peur bien qu'en général ils s'en prennent à des personnes seules ou très âgées. Alors on marche vite et on se fait discrètes pour que personne ne sache que nous sommes profs. Juste avant d'arriver, je ferme bien mon grand imperméable et je mets mon casque. Une précaution utile car nous tombons justement sur une bande de parents qui nous attendent pour nous jeter des fruits et des légumes pourris en nous insultant parce que l'on travaille dans ce bahut. Au début, cette attitude me faisait de la peine, mais maintenant, je laisse faire. Les mots ne me touchent plus et les vêtements ça se nettoie. On a tous des vêtements de rechange dans nos sacs, au cas où. Il faut simplement ne pas oublier son casque car il arrive que des parents nous bombardent avec autre chose que des fruits pourris."

(Pour lire la nouvelle en entier c'est ici...je publierai 3 autres extraits tout le mois de Juillet)

 

07:43 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (5)

lundi, 02 juillet 2012

Espèce de...prof!

France, région parisienne, 2039

C'est une belle journée qui commence, il fait très beau, le printemps s'installe définitivement. J'ai mal dormi cette nuit car j'ai été réveillée par le bruit d'une course-poursuite entre des policiers et des délinquants qui avaient déclanché l'incendie d'une automobile pour occuper les pompiers. Les incendies criminels sont habituels, ici, ils mettent aussi le feu aux poubelles et aux boîtes aux lettres. Et puis il y a aussi les immeubles qui explosent à cause du gaz mais là, c'est accidentel. Tout ça, c'est comme des spectacles pour occuper les gens. Ces incidents arrivent souvent et quand les délinquants se tiennent tranquilles ce sont les bruits de la chasse aux SDF ou aux sans-papiers qui me réveillent, les nuits où la police politique les traque de rues en rues. Les bruits ne me dérangent pas toujours car je commence à être un peu sourde à force de travailler dans le bruit, mais parfois il faut évacuer l'immeuble en pleine nuit, à cause d'un incendie ou d'un contrôle des papiers, lors des rafles organisées pour arrêter les sans-papiers et les mauvais citoyens qui les protègent. Aussi, mon mari et moi nous avons pris l'habitude de dormir tout habillés pour perdre le moins de temps possible en cas d'évacuation. Mon mari râle beaucoup quand cela arrive, moi, ça fait longtemps que tout cela me paraît normal. Ce n'est qu'une question d'habitude finallement. On se fait à tout.
 
(Pour lire la nouvelle en entier c'est ici...je publierai 4 autres extraits tout le mois de Juillet)

05:10 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (8)

dimanche, 27 novembre 2011

Un long week end

"Quand j'ouvre les yeux, je suis dans une voiture. J'ai mal à la cheville gauche et à la tête. Je porte ma main à mon visage et je sens le sang couler. Je tourne la tête vers la gauche, il y a un homme à la place du chauffeur, il est inconscient, il saigne beaucoup. Qui est-il? Dans la boîte à gants une sonnerie retentit, je l'ouvre, je prends le téléphone, je décroche, une voix féminine et enfantine me dit :" Maman ne t'inquiète pas, Papa est venu me chercher et je n'ai pas oublié mes devoirs pour le week end, bisous!", je réponds "bisous" machinalement, elle a déjà raccroché. Ce téléphone est-il à moi? Ai-je une fille? J'ai si mal à la tête...je suis si fatiguée...où est-ce que je me trouve? et surtout...qui suis-je?"


Pour lire la suite c'est ici :

http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/un-long-week-end.html

Impossible de faire le lien avec cette page, alors vous pouvez la trouver dans ma colonne de gauche, dans la rubrique "pages", vous cliquez sur "Un long week end"

05:14 Publié dans Nouvelle | Lien permanent | Commentaires (6)

dimanche, 24 octobre 2010

Philibert et Ernestine (4 sur 4)

Il fallut encore convaincre Emma de répondre au message de Paulin, car cela faisait deux mois qu’elle cherchait assidûment son âme sœur et elle commençait à se décourager. Elle avait reçu de nombreux messages émanent de nombreux hommes pressés qui croyaient trouver un femme comme on achète une paire de chaussettes, sans parler des obsédés sexuels. Elle avait échangé plus de dix conversations avec des hommes qui disparaissaient en un clic et elle était allée à quatre rendez-vous : le premier était un vieux garçon de 45 ans qui vivait toujours chez sa mère, le second un dépressif incurable, le troisième cherchait une maîtresse plus qu’une compagne et le quatrième était le pire, un " moi-je " qui ne parlait que de lui, peu soigné, les verres de ses lunettes complètement opaques de saleté et quand il parlait il laissait parfois couler un filet de bave sur la table du café où ils avaient pris un verre. Il fallut toute la persuasion d’Ernestine pour qu’Emma accepte de répondre au premier message de Paulin. Emma n’allait même plus sur le site " les zamoureux " tellement elle était découragée mais le message de Paulin lui arriva par mail " comme par magie " et lorsqu’elle lu sa fiche, Ernestine l’empêcha de voir les éléments qui auraient pu lui déplaire : le fait qu’il fume ou qu’il ne soit pas encore divorcé, elle s’arrangea pour qu’elle ne lise que les éléments motivants comme son âge 40 ans, le même que le sien, et le fait qu’il habitait aussi au Touquet.

Il s’engagea alors, entre Emma et Paulin une correspondance amicale ponctuelle puis de plus en plus assidue. Il était évident que le courant passait entre ces deux là qui parlaient de tout et de rien, des petites choses du quotidien et des grandes idées essentielles, des joies et des peines, du passé et du présent…Mais au bout de 5 semaines, au grand dam de Philibert et d’Ernestine, ni Paulin ni Emma n’avaient encore évoqué la possibilité d’une rencontre. Philibert et Ernestine décidèrent alors de recourir une nouvelle fois à des mesures " illégales ", ils arrangèrent une rencontre. Ce ne fut pas facile car il fallut pour cela perturber les projets de réveillon de Noël de Paulin et Emma. Tous deux n’avaient pas leur enfant, ce qui les attristaient beaucoup. Julie passait Noël avec sa mère et Jules avec son père. Emma devait passer le réveillon à Orléans chez son frère Denis mais elle rata son train et Paulin eut subitement à déplorer une panne de voiture qui l’empêcha de rejoindre des amis à Lille. Paulin et Emma se retrouvèrent donc en même temps à la messe de minuit dans l’église du Touquet où ils participèrent à une magnifique messe avec chorale et chants grégoriens.

Après avoir chanté le chant final " Les anges dans nos campagnes ", ils eurent tous deux envie de s’approcher de la crèche. Cette crèche était superbe, elle occupait une chapelle en entier, elle représentait une crèche en bois et une partie de la forêt avoisinante, faite de branche de sapins qui diffusaient une odeur très agréable. Tout le monde sortait et ils se retrouvèrent tous les deux devant la crèche à s’émerveiller devant la précision de cette réalisation. Emma se mit à rire et s’exclama comme une enfant quand elle vit qu’il y avait de petites grenouilles en porcelaine dans la marre, c’est alors que Paulin engagea la conversation et c’est ainsi qu’ils détaillèrent ensemble chaque santon riant en chœur en découvrant un santon portant une bouteille de vin. Ils sortirent de l’église ensemble et c’est en se séparant que Paulin eut l’idée de prendre congé en donnant son identité. Voilà comment ils se découvrirent ainsi " de visu ", Emma était sous le charme des yeux rieurs de Paulin et Paulin fasciné par l’intensité du regard d’Emma entendait son cœur battre comme une caisse claire. Ils décidèrent alors de ne pas se quitter et c’est ensemble qu’ils passèrent le 25 décembre. Pendant que Paulin et Emma apprenaient à se découvrir peau contre peau, découvrant un avant-goût du paradis, Philibert et Ernestine célébraient leurs retrouvailles et les aiguilles des horloges s’affolaient accélérant le temps car le temps s’accélère toujours quand on le passe avec son âme sœur…C’est une règle immuable et éternelle.

 

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vendredi, 22 octobre 2010

Philibert et Ernestine (3 sur 4)

Ils réfléchirent et en vinrent à la conclusion que l’échec venait du fait qu’Emma et Paulin n’étaient pas totalement libres. Bien que leur cœur soit libre et en attente d’un autre amour, ils ne se sentaient pas libres car vivant encore en couple. Tous les deux étaient très attachés à la morale et ils ne s’autorisaient pas à croiser le regard de quelqu’un d’autre dans ces conditions. Il fallait donc qu’ils les libère au plus vite. Telle fut la conclusion de Philibert et Ernestine. A partir de ce moment là, ils s’occupèrent donc essentiellement de la rupture de leur humain. Ernestine s’arrangeât pour faire tomber dans les mains d’Emma de nombreux livres parlant d’amour romantique et tendre pour renforcer son manque, quant à Philibert, il s’arrangea pour que Paulin découvre la dernière aventure de Roseline par le biais d’une lettre que Roseline avait reçu de son amant. Raoul se mit en colère et promis à Philibert d’aller se plaindre de lui auprès de Saint Pierre car les anges n’ont pas le droit d’intervenir dans les amours humaines. Mais Philibert avait atteint son but, après une dispute mémorable, Paulin et Roseline se séparèrent, ce qui était en fait un soulagement pour tout les deux. De son côté, Ernestine eut également de quoi se réjouir, après avoir longuement inspiré à Emma de nombreux rêves d’amour heureux, celle-ci se décida à quitter Adrien pour trouver un amour qui lui ressembla davantage.

Cependant les occasions de rencontrent disparurent avec l’été car Paulin parti en Juillet en vacances avec sa fille chez ses parents en Bourgogne et Emma parti en Août avec son fils en Auvergne chez son frère. Ils n’osèrent pas tenter quoi que ce soit pour empêcher ces projets car Paulin avait reçu un avertissement de ses supérieurs à cause de la dénonciation de Raoul et il devait se faire oublier pendant quelques temps. Ils décidèrent d'attendre la rentrée de Septembre pour reprendre leurs projets.

En septembre Philibert et Ernestine reprirent leurs tentatives de rencontre mais ils se rendirent compte que Paulin était trop timide pour croiser le regard d’Emma et qu’Emma était trop rêveuse pour accrocher les yeux de Paulin. Ils décidèrent alors de changer de tactique, pour les timides et les rêveurs, le seul lieu de rencontre possible était le virtuel. Ils s’employèrent donc à convaincre leur humain de s’inscrire sur un site de rencontre internet, le fameux site : " les zamoureux ". Pour Emma il suffit de quelques rêves nocturnes, elle s’inscrivit mi Septembre, pour Paulin il fallut que Philibert s’emploie à ce que Paulin voit une émission de Jean-Claude Delavenue sur le thème des rencontres internet pour que celui-ci s’y inscrive mi-Novembre. Et encore, c’est parce que Philibert s’arrangeât pour que la souris de l’ordinateur de Paulin cliqua maladroitement sur la publicité de ce site pour que la choses puisse se faire. Comme par magie, Paulin tomba sur la page où figurait la fiche d’Emma et cela lui donna envie de s’inscrire afin de lui laisser un message.

 

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