lundi, 05 novembre 2007

Mon coffre à bijoux

Dans mon coffre à bijoux

J’enferme mon passé

Mon alliance me rappelle

Ces noces écourtées

Et ce collier de perle

Que j’étais jeune et belle

Un petit soleil d’or

Brille dans ma mémoire

Pour quatre années de joie

Dans le creux de ses bras

Des bracelets offerts par des amies perdues

Aux colliers brisés comme rêve de jeunesse

Je remonte le cours des souvenirs retrouvés

Quand j’ouvre cette boîte

Remplie de nostalgie.

mardi, 16 octobre 2007

Les dimanches...

Les dimanches d’ennui

De mon adolescence

Seule sans mes amies

Et mes sœurs enfuies

Seule avec mes parents

Et face à mes tourments

Les dimanches d’ennui

De mon adolescence

Me tiennent compagnie

Au souffle de l’esprit

En cet automne qui

N’en finit pas de me séduire…

vendredi, 12 octobre 2007

Le voeux de Lili

Lili rêvait de mots écrits

De mots offerts et partagés

Avec un public charmé

Qui reconnaisse son génie

Car c'est le sang d'une écrivaine

Qui coulait dans ses veines

Et le coeur d'un pirate

Qui battait  dans sa poitrine

Perdue dans ses rêves d'enfant

Hantés par le beau minois

           d'un jeune boulanger

Son livre pour navire et ses mots pour équipages*

Jusqu'à l'île où elle passait le plus clair de ses songes

Et où elle découvrit un jour ce merveilleux trésor

La faculté de voir ce qui n'est pas encore

Promesse d'avenir qui calma

Ce feu qui la dévorait

Elle continua sereine à écrire

Chaque jour et chaque nuit

Le merveilleux livre de sa vie

Dans lequel elle était à la fois

L'auteur et le personnage de choix.

 

(*ces mots sont d'Orsenna)

 

lundi, 23 juillet 2007

Pour te trouver...

J’irai porter mon espérance

 

Aux quatre coins de cet enfer

 

J’irai dérouler mon errrance

 

En sondant le ciel et la terre

 

J’irai réveiller mon enfance

 

Jusqu’aux confins de l’univers

 

J’irai susciter la naissance

 

Des âmes prisonnières de l’hiver

 

J’irai combler la vacance

 

Des cœurs en zone pionnière…

 

Pour te trouver…

 

lundi, 16 juillet 2007

Sans titre

Ma muse est en vacances

 

Mes pensées vagabondent

 

Et ma plume inféconde

 

J’évite le travail assidûment

 

Les mots me tombent des mains

 

Et ma feuille reste blanche

 

Mon cœur est en vacances

 

Mon âme voyage sans cesse

 

Et mes pensées paressent

 

Je végète indolemment

 

Les émotions me délaissent

 

Et ma feuille reste blanche.

 

Le poète

Toi, poète de la puissance

 

Lumineux et exigeant

 

Ecrivant avec force

 

Authentique et glorieux

 

 

 

Toi, poète de la faiblesse

 

Sombre et contestable

 

Sans amour, sans entrave

 

Vulnérable et mystérieux

 

 

 

Toi, poète qui te dérobes

 

Toi, que je ne peux saisir

 

Toi, qui nourrit mon désir

 

Je te laisse, pour mieux te retrouver.

 

lundi, 02 juillet 2007

Le vent

C’est le vent qui m’emporte en contrées inconnues

 

Il souffle à mon âme de biens étranges mots

 

Qui réjouissent mon cœur et caressent ma peau

 

Ma muse m’a libéré de mon pesant fardeau

 

Dieu que j’aime cette vie où je ne t’aime plus !

 

Le secret

Tu me tendais la main Et mon cœur fit un bon à l’extérieur de lui-même Et mon âme s’envola pour frôler le paradis J’allais entrer… Quand je me retournais Ce n’était pas à moi que tu tendais la main Mais à elle, irréelle Elle était là, derrière moi Dans la brume de ton cœur que tu me dissimulais Depuis je suis en enfer Cheminant avec cette douleur qui vrille mon cœur Je voudrais t’oublier, revenir en arrière En cette vie d’avant Où tu n’existais pas.

jeudi, 21 juin 2007

J'attends...

"J'attends seulement l'amour pour me renoncer moi même entre ses mains"

Rabindranath Tagore

 

J'attends seulement l'amour pour me renoncer moi même entre ses mains

Ils sont venus avec leurs mots usés et leurs paroles codifiées pour m'attacher, mais moi je leur ai échappé

Ils ont voulu me faire plier, me prosterner à leurs genoux, mais moi je me suis redressée

J'attends seulement l'amour pour me renoncer moi même entre ses mains

Ils ont voulu s'emparer de mon écriture, mais les mots se sont envolé

Ils sont venus avec leur coeur usé et leur âme fatiguée pour me corrompre, mais ce sont eux que mon coeur et mon âme ont métamorphosé

mercredi, 20 juin 2007

Trinité

(Aux hommes que j'ai aimé)

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Le goût de votre peau m'est passé

Mais le souvenir de vos mots me réchauffe encore

Vous fûtes peu nombreux mais c'était déjà trop

Pour l'enfant qui rêvait de cet amour unique

Que l'on nous inocule dans les contes de fées

L'envie de vos mains sur ma peau se réveille parfois

Pour peupler mes fantasmes et mes rêves nocturnes

Mon coeur se consumma dans le désir de vous

Il me reste toujours le souvenir fugace

De cet immense chagrin qui prit un jour la place

De la tendre prison que me faisaient vos bras

L'audace de vos lèvres me réveille parfois

Dans la douce torpeur du bonheur d'aujourd'hui

Une bouffée de tendresse s'empare de ma mémoire

Pour vous, les compagnons de mes apprentissages

Qui me rodèrent le coeur pour un plus grand voyage...

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