mercredi, 25 juillet 2007

e - cri - vain

Je suis un écrivain …publique, je suis un scribe écrivant sous la dictée de sa muse, je prends vos mots par vous déposés à mon oreille et je les recopie, je les retranscris, je les réécris après les avoir passé au tamis de mon cœur. Je me nourris de vous, de vos mots, de vos maux, de vos rêves, de vos désirs, de vos peurs, de vos joies qui deviennent mes mots, mes souffrances, mes errances, mes désespérances, mes plaisirs, mes bonheurs… Je vous écris, j’écris ce que vous êtes, pour mieux me d’-écrire ( écrire ce que je fus, ce que je suis, ce que je serai ), me dé-couvrir (me couvrir d’un dais de poésie) , me re-trouver (trouver ce que je ne cherche plus, ce que je n’ai jamais cherché), me plonger au centre de moi-même pour me ressourcer au puits de mon inspiration que garde fidèlement ma muse, celle qui m’accompagne d’un simple battement d’ailes, qui fait de moi cette femme-oiseau, cette voyageuse quotidienne, qui ne dit rien et qui dit tout, qui rend solitaire et qui accompagne, qui récite inlassablement la litanie de son âme. Les jours se suivent inexorablement : je vous écoute, je vous lis, je vous écris, je vous écoute, je vous lis, je vous écris… On dit que ce n’est pas l’objet de la quête qui importe mais le chemin que l’on prend…

 

mercredi, 11 juillet 2007

L'amour

 
L’amour ne se manifeste pas toujours là où je l’attends, il ne se laisse pas réquisitionner, il est libre et l’on ne peut disposer de lui. L’amour est souvent brouillé par mes propres représentations et mes projections qui se mêlent à ce que je ressens… Si j’examine en profondeur ce que je vis, l’amour se révèle à moi, il me parle, il se manifeste dans les évènements de ma vie et parfois, tel un éclair, il illumine les ténèbres.

 

Il y a toujours des moments où, malgré tous mes efforts sincères, je ne ressens pas la proximité de l’amour. De tels moments font aussi partie de mon chemin de vie et il est insensé, en ces moments-là, de me sentir coupable de ne pas sentir l’amour. Il ne me reste qu’à persévérer et attendre que l’amour daigne à nouveau se manifester, que le ciel s’ouvre et que sa lumière dissipe mes ténèbres.

 

L’amour dispense la vie, me rend libre, me redresse et guérit mes blessures, il me fait devenir vraiment moi-même.

 

dimanche, 08 juillet 2007

Le pari

« Chercher à écrire pour s’apaiser, se calmer, se purger, s’essuyer, s’expier…prendre son courage à deux mains et oser livrer une partie de soi même sur un espace ouvert, qu’importe qu’il soit qualifié de public ou privé tant que l’accès au contenu est permis…traduire sans se travestir, exprimer sans maquiller, choquer sans blesser, livrer avec certaine pudeur sans heurter…et je comprends et parfois je savoure, me délecte et jalouse aussi certains écrits pour leurs brusqueries, effronteries, espiègleries… »

Khanouff

http://khanouff.hautetfort.com (son ancien blog)

Et voici ma version :

 

Ecrire pour s’apaiser, se calmer, se purger, se purifier, se recentrer sur soi même… prendre son courage à deux mains et oser livrer une partie de son âme sur un espace ouvert, un morceau d’univers, sans savoir si celui qui lira saura comprendre, faire ce don gracieux, courageux, insensé…traduire ses émotions sans les travestir, exprimer ses passions sans les maquiller, choquer avec ses mots sans jamais blesser, se livrer ainsi avec pudeur, offrir son cœur en pâture aux voyageurs…tout risquer pour ce pari là, que parfois un lecteur, une lectrice saura me lire avec son cœur et emportera ce don précieux sans l’abîmer en disant merci avec des mots ou dans le silence.

 

samedi, 07 juillet 2007

L'amour est incompréhensible

« L’obscurité me montre que je n’ai pas encore habité certaines pièces de la maison de ma vie »

Anselm Grün

L’amour est incompréhensible, il se cache dans la contradiction

Il reste mystérieux pour me garder en mouvement

Et se manifeste à moi sous des aspects toujours nouveaux

Il ne cesse de me vivifier au plus profond de mon cœur

Lorsque je ne vois plus, lorsque tout devient obscur

En cette nuit ténébreuse de mes sens

Mon corps paralysé d’éprouver sans cesse les mêmes sentiments

Il m’enflamme du désir passionné de la lumière

Pour que je lui abandonne ma volonté

Pour que je renonce à mes projections sur le monde qui m’entoure

Pour que se dissipent toutes mes illusions

Il me fait descendre dans le royaume des ombres de mon âme

Pour que je fasse une autre expérience de moi-même

Pour que de nouvelles forces vitales puissent me déployer

 

 

vendredi, 06 juillet 2007

Impatiente

« Qui manque de patience, soit dans la souffrance (d’un mal), soit dans l’attente (d’un bien) ». Littré

 

Je suis bien trop souvent impatiente à mon gré

 

Car mon cœur impétieux croit avoir autre chose à faire que d’attendre

 

Car mon cœur fougueux multiplie les passions

 

Car mon cœur aventureux explore le monde avec délectation

 

Car une force peu ordinaire et créative m’entraîne dans sa folle allure

 

Car mon ardeur enflamme mes désirs

 

Car mon enthousiasme déborde pour cette vie

 

Pourtant je sais que seul le temps peut lever le voile qui m’empêche de voir la réalité

 

Le temps qui me permet de mettre de l’ordre dans mon passé

 

Le temps qui me permet de ne plus attacher d’importance aux idées sombres que fait naître mon imaginaire

 

Le temps qui répare tant de choses, au delà de la compréhension humaine, grâce à la force de l’amour

 

Aujourd’hui,

 

Quelque chose de nouveau est en train de se mettre en place

 

Quelque chose qui mûrit à son rythme dans mon âme et dans mon cœur

 

Quelque chose qui engage toute ma personne et qui me force à me centrer sur moi-même, en silence

 

Quelque chose qui ressemble encore à un secret que je n’ose m’avouer

 

La vie m’apprend la patience et cela ne m’effraie pas

 

Moi qui ne crains pas de changer mes attitudes, moi qui ne suis pas attachée à mes habitudes

 

mercredi, 04 juillet 2007

Ma vocation

 

J’accepte ma vie telle qu’elle est pour découvrir toutes les richesses qu’elle recèle. Je dis oui à mes propres contradictions : amour et haine, discipline et révolte, réussite et échec, bonne santé et maladie… Je me découvre moi-même avec mes forces et mes faiblesses, mes hauts et mes bas, mes joies et mes souffrances, mes côtés lumineux et mes côtés sombres. J’accepte ce qui me crucifie quotidiennement comme j’accepte aussi ce qui me fait exulter. Il m’est impossible de maîtriser ma vie et je me libère de certaines représentations de ce que devrait être ma vie pour que ma vie tienne bon même si beaucoup de choses s’écroulent autour de moi et en moi. Je veux vivre de tout mon cœur, de tous mes sens, de toutes mes forces. Je sais que ma vie fleurira si je lui laisse le temps et si je suis suffisamment libre pour vivre dans l’instant.
 

samedi, 30 juin 2007

L'amour est un roc sur lequel je peux me bâtir...

La souffrance m’a fait tomber au fond de moi même afin que je découvre qui je suis en vérité. Et l’amour est venu me reprendre pour que je retrouve le chemin du bonheur. L’amour dont je parle ne se laisse enfermer dans aucune image : il est l’ami avec qui je peux nouer une relation et qui m’accompagne momentanément, il est l’hommage rendu par l’oiseau au soleil qui se lève, il est le sourire de l’enfant que j’embrasse…L’amour me libère du pouvoir des hommes, de mes dépendances, de mes captivités. L’amour me libère de mon aliénation pour que je sois capable d’aimer et de vivre avec mes semblables. Il me dit qu’il n’est pas possible d’éviter la souffrance mais il m’incite à ne pas la rechercher. L’amour me dit de renoncer à la douleur et d’accepter de la vie ce qu’elle me donne. L’amour est un roc sur lequel je peux me bâtir, il est l’onde vivante et vivifiante sur laquelle la puissance du désespoir vient se briser. L’amour est messager de paix, il règne en moi et me transforme. Il est fondement et source de tout ce qui existe. L’amour restaure ma liberté intérieure, il ressuscite mon enthousiasme, il me réjouit, il déploie ma vitalité, il relie mon rêve à ma réalité. L’amour m’initie au mystère de la vie.

 

 

 

 

 

mardi, 26 juin 2007

J'ai fait le choix de l'amour

(Après une surveillance de Brevet des Collèges relativement violente)

 

J'ai fait le choix de l'amour, ne comptez pas sur moi pour y renoncer. Ne comptez pas sur moi pour vous rendre vos injures, ne comptez pas sur moi pour vous rendre vos insultes, ne comptez pas sur moi pour vous rendre votre violence, ne comptez pas sur moi pour vous rendre votre mépris. Je laisse vos agressions me traverser, je laisse la douleur purifier vos mauvaises vibrations, je laisse l'amour reprendre sa place. J'ai fait le choix de vivre le coeur ouvert. J'ai fait le choix de l'amour, ne comptez pas sur moi pour y renoncer.

vendredi, 22 juin 2007

La rencontre

Dans la rencontre nous nous éveillons à une vie nouvelle, elle nous touche en profondeur. Une vraie rencontre est toujours créatrice, elle nous dynamise et crée en nous du nouveau. Elle est source de joie, de vie, de véracité et elle implique des paroles qui s’adressent  à ce qu’il y a de bon en l’autre pour qu’il croit lui-même au bien qui est en lui. Une rencontre réussie apaise et guérit, nous nous sentons pleins d’une joie sereine, plus forte que nos blessures, que nos peurs et que nos angoisses. La vraie rencontre nous libère de tous les rôles que nous jouons et de tous les masques que nous portons. Elle dépasse toujours deux êtres qui se rejoignent, elle élargit notre horizon et elle crée un espace où nous pouvons nous mouvoir en toute liberté. 

Il est des rencontres qui nous déstabilisent et qui nous font découvrir notre part d’ombre que nous avions refoulé jusqu’alors. Nous ne devons pas les regretter car elles nous donnent à voir les abîmes de notre âme afin de nous libérer des esprits troubles qui sont en nous. Nous sentons combien le saut dans le vide fut proche et nous devons être heureux d’y avoir mis fin.

Il est aussi des rencontres qui échouent. Une véritable rencontre est une invitation à nous remettre en question et à nous laisser transformer. Si nous ne quittons pas la vieille femme, le vieil homme en nous, nous ne pouvons rencontrer vraiment autrui ni nous laisser surprendre par l’inconnu. Une rencontre ne réussit que si nous prenons le temps d’écouter l’autre. Qu’est-ce qui l’anime ? Quel est son désir ? Alors nous sommes disponibles à l’autre et à nous-même. La rencontre échoue lorsque nous ne regardons pas l’autre. Aujourd’hui nous avons de nombreux contacts mais peu de vraies rencontres car nous sommes polarisés sur nos problèmes, nos soucis. Une vraie rencontre ne condamne pas, elle ne juge pas.

La rencontre amoureuse, si elle renonce à dominer, si elle honore et respecte, fait naître une relation dense, un amour pur qui coule au fond des âmes et qui provoque ce qu’il y a de bon en nous. Notre cœur brûle et nos yeux s’ouvrent, notre visage rayonne. Soudain tout devient clair, transparent, évident. Cette rencontre nous conduit à nous même et une nouvelle vie devient possible pour nous, une vie à deux.

 

 

 

 

vendredi, 08 juin 2007

Diptyques

2.      Eloge de la parole qui « fait silence en parlant ». 

Se taire et parler ne s’opposent pas, mais se complètent mutuellement. Mon silence me met au service de l’écoute et précède une communication authentique, une parole qui libère. L’échange me permet de clarifier mon désordre intérieur en disciplinant mes mots. Je parle de ce qui m’a blessé au plus profond de moi-même et j’exprime paisiblement mes désirs sans m’ériger en juge et sans forcer autrui à changer. Je ne me laisse ronger ni par la colère, ni par la souffrance, ni par la désillusion, je ne me laisse pas troubler par mes intérêts propres ou mes humeurs du moment.  J’assume mes faiblesses, mes fragilités dont je n’ai plus peur. Ma parole est honnête, elle encourage et réjouit celui qui de moi attend une parole. C’est par cette parole que j’habite ce monde. Ma parole est ma demeure et ma paix.

 

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